Escarpins Giambattista Valli en satin. Giambattista Valli a imaginé ces petits escarpins à talons en satinGiambattista Valli pour la collection automne hiver 2010-2011. Les escarpins à talons Giambattista Valli sont en satin, avec de mignons petits noeuds sur le devant de l’escarpin.
Prix des escarpins en satin Giambattista Valli: 702 ?.
Cauchemar non moindre, aux yeux des mollahs, que le spectacle d’une femme libre de ses mouvements, le « sodomite » – l’homosexuel – encourt en Iran le même supplice qu’une adultère sur simple dénonciation – ou supposition -, après procès expéditif. « Il n’y a pas d’homosexuels en Iran », déclarait il y a trois ans Ahmadinejad aux Nations-Unies. [...]
Le premier défi de l’école, en Afghanistan, c’est de garder ses élèves en vie. Du moins les filles, que les talibans par tous moyens s’emploient à tirer de ce lieu de perdition. Les derniers empoisonnements au gaz d’établissements de la région de Kaboul ont envoyé dimanche à l’hôpital des dizaines de petites et jeunes [...]
Posted in: Munich, Germany by Simon.
The high-rise apartment building area origins in Munichs housing shortage in the 1950s. See more shots from all around Munich on www.munichphotoblog.com/
Dites les enfants, je voudrais faire imprimer via le net des photos numériques que j’ai dans mon ordi.
Vous avez des sites à me recommander pour ça ? (‘ttention hein, faut que ça soit ultra simple à manipuler, si je mets plus de 2 secondes à comprendre comment ça marche je laisse tomber ;-)
Les enfants, j’ai des précisions sur le Plus Grand Défilé de Mode du Monde (le Guinness Book sera là pour homologuer le record), qui a lieu le 30 septembre à Paris – et Berlin (le 25 à 16h dans les 54 villes de province participant à l’opération). Pourquoi le 30 septembre ? Parce que c’est le premier jour de la Fashion Week à Paris.
C’est un peu énorme comme truc et vraiment traité comme un défilé pro, je vous résume pour Paris :
Le défilé est ouvert à toutes et tous à partir de 16 ans et se fera en 6 parties : Fashion, néo-BCBG, Rock, Glamour, Bohême Chic et Street Sport (les groupes seront faits backstage par des physionomistes).
Les participants seront convoqués entre 11h et 12h au Palais des Congrès où sera installé un gigantesque backstage - 700 personnes à préparer ! – avec maquillage par Yves Saint Laurent, coiffure par L’Oréal Professionnel, cours de marche en stilettos, podium de répétition grandeur nature, déjeuner, tout ça gratuit évidemment (des backstages identiques seront mis en place en province).
A 16h on nous emmènera (je serai là-bas pour faire des photos, voir le travail des maquilleurs, et bien sûr rencontrer celles d’entre vous qui se sont inscrites – SVP signalez-vous à moi par mail !) en bus jusqu’au boulevard Haussmann.
Un dernier coup de blush ou de peigne, et à 18h, top départ du défilé qui durera 45 minutes, sur un vrai podium de 80 cm de haut et long de 75 mètres (la moitié du quartier sera fermé à la circulation pour la journée). 5 écrans géants rediffuseront des moments du backstage puis le défilé pour que les spectateurs profitent de tout. Une musique originale est en cours de création. Il ya aura évidemment des photographes, la télé, tout le toutim.
Je vous rappelle que pour vous inscrire il faut aller sur le site des Galafs ; vous pouvez le faire jusqu’au 18 septembre dernier délai.
A partir du 9 septembre, trois jeudis de suite à 18h30 (à Paris, au restaurant du 3ème étage), auront lieu des tables rondes sur la mode, les bloggeuses et enfin les coulisses des défilés (dans cet ordre, chaque jeudi) ; je participe à la seconde, oeuf corse ;-) C’est ouvert à tout le monde, vous viendrez ?
Voilou les enfants, vous en savez un peu plus (il faut prendre sa journée pour participer au défilé, mais ceux qui viendront vous admirer peuvent venir après le boulot où les cours puisque le défilé n’est qu’à 18h), j’espère bien avoir une équipe de lectrices MBDF sur le podium !
PS : non il ne pleuvra pas. Et s’il pleut quand même, tout est prévu ;-)
PS 2 : on m’a demandé si cette opération était sponsorisée (traduction : si nous les bloggeuses, étions payées par les Galafs pour participer). Bien sûr que non, sinon je l’aurais indiqué au bas des articles comme je le fais toujours. Et franchement, une vitrine avec le nom de mon blog en gros sur le Boulevard Haussmann pendant un mois, c’est bien mieux qu’une rémunération ;-)
Dernier rebondissement en date dans l’affaire Bettencourt-Banier-Woerth-De Maistre-L’Oréal-le vase de Soisson : Eric Woerth a reconnu qu’il avait bien demandé par courrier la légion d’honneur pour Patrice de Maistre. Pour ceux qui auraient manqué quelques épisodes de la saga, leMonde y a consacré un dossier explicatif tout à fait indispensable .
En ce premier jour de classe, je souhaite évidemment une très bonne rentrée à tous les élèves, leurs parents, les enseignants et tous les ministres de l’Education nationale.
"le mariage reste une institution structurante pour l'homme et la
femme, les enfants et la société. Il n'est pas une réalité à la libre
disposition du législateur, il fait partie du droit naturel puisqu'il le
précède. Il n'est pas un contrat et il exige des conditions qui lui
sont propres à commencer la différence sexuelle. [...] Le mariage Institution est souvent défavorisé dans les sociétés occidentales au nom des droits individuels confondus avec des particularismes aléatoires et au détriment du bien commun. Bien entendu, les droits individuels ne sont pas sans intérêt quand ils ne sont pas détournés de leur finalité. [...]
Benoît XVI met en question le glissement actuel qui voudrait qu'on organise la société à partir de droits individuels sans que ceux-ci ne soient confrontés au sens du bien commun. Cette perspective de certains droits individuels revendiqués par des groupes de pression et quasiment reconnus par la Cour européenne des droits de l'homme n'annonce-t-elle pas la fin des droits de l'homme
dans leur dimension objective et universelle ? D'autant plus qu'au nom
des droits de l'homme tout et n'importe quoi est revendiqué. L'ONU, la Commission de Bruxelles et la Cour européenne des droits de l'homme
sont conditionnés par cette philosophie individualiste et subjectiviste
qui, à long terme, ne peut qu'altérer le lien social. [...]
Il ne faut pas se le cacher, nous sommes engagés dans un combat d'idées
dont les citoyens ignorent souvent l'enjeu et dans lequel tout est fait
pour marginaliser l'Église qui est dans sa mission en soulignant les
conséquences sur le devenir de l'humanité de ce type d'idéologie. La
mise en cause du mariage est un des premiers aspects d'une stratégie
idéologique qui tente de redéfinir la sexualité humaine sur une base
idéaliste et qui va à l'encontre de la réalité de l'incarnation de
l'homme dans un corps spécifique. Les tenants de la théorie du genre
soutiennent l'idée que nous sommes tous des êtres humains avant d'être
des hommes ou des femmes. Ce sophisme généreux est une illusion car
l'être humain en soi n'existe pas. Nous ne sommes pas asexués. Nous ne
rencontrons que des personnes qui sont soit un homme soit une femme.
D'ailleurs, il n'y a pas d'autres identités en dehors de celles-ci. [...]
[Les chrétiens] doivent agir pour que les différents parlements nationaux adoptent des
lois civiles qui ne soient pas en contradiction avec des principes
d'humanité. Pour les enjeux, l'idéologie du genre, produite par
les sciences humaines est un nouvel idéalisme à l'image du marxisme qui
est contraire aux intérêts humains. Or une société qui ne comprend plus
le sens de la différence sexuelle perd progressivement le sens de la
vérité des choses et favorise un sentiment profond d'insécurité. [...] La guerre des sexes a remplacé la
lutte des classes. [...] La maternité est également
considérée comme un handicap et une injustice puisque seules les femmes
portent les enfants. Il faut donc libérer les femmes de la maternité et
ce fait explique la multiplication des campagnes en faveur de la
contraception et de l'avortement."
Le père Duarte da Cunha, secrétaire général du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) a déclaré :
"La proposition de l'Église est de
réfléchir sur ce thème en partant de l'homme et d'une anthropologie
adaptée qui tienne compte de toutes les dimensions qui le constituent.
Une écologie humaine doit être à la base du dialogue avec tous ceux qui
se préoccupent de la relation avec l'environnement".
Le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest et président du CCEE a rappelé que
"la question de l'environnement doit être placée dans le cadre plus
général de la crise de la culture occidentale. Parce que derrière les
cultures se trouve une vision du monde. La communauté humaine a besoin
de se placer dans le cadre de l'univers pour trouver les règles d'un
comportement raisonnable"
"Sans une vision du monde plus ou moins
commune, pas une seule et unique vision, mais un
minimum dénominateur commun objectivement partagé par la majorité de la
société, nous ne pouvons pas même établir des règles de comportement
parce que le droit ne suffit pas. Le droit sans moralité
ne peut fonctionner, parce qu'il ne peut faire abstraction de la
nécessité d'une observance spontanée des lois.
Il existe une utopie postmoderne à prendre au sérieux,
selon laquelle la réglementation du comportement humain qui repose sur
le droit et sur la morale, peut être substituée par un autre ensemble
constitué de manipulations, à travers les médias, ou également à travers
des pratiques génétiques et des techniques électroniques sophistiquées
de contrôle du comportement humain. [...] si le subjectivisme sans
limite dominant dans une certaine culture ne nous permet pas d'avoir une
vision d'ensemble du monde dans lequel nous vivons, nous ne pourrons
sentir notre responsabilité à l'égard de l'environnement.
Nous
continuerons à nous concentrer sur le
'feeling', sur 'comment je me sens en cet instant'. Sans hier ni
lendemain, il n'existe que le moment présent dans lequel le contexte n'a
ni valeur ni sens. [...] Si nous croyons en Dieu
créateur et propriétaire de ce monde nous croyons dans
sa providence. Dieu nous aidera également à respecter sa créature".
Horreur et affliction ! Amertume et chagrin ! Calvaire et déchirement, désolation et abattement, déveine et éplorement , détresse et accablement, mouscaille et vicissitude ! Comme pour Nadine l’an dernier, j’étais chaud. J’avais trouvé l’argument, la faille, la parade, la brèche, la faiblesse. Son argumentation boiteuse et controuvée, et peut-être même trouvée par des andouilles, n’allait pas y résister. Sur cette affaire d’expulsion de Roms, je fustigerais son inconséquence et sauverais les apparences. Mon déjeuner de samedi en famille serait sauvé. Ma mère m’aimerait de nouveau, m’appellerait « mon petit chéri », mon père me serrerait encore dans ses bras noueux. Et Marie-Claude serait apaisée. Ah, putain, le bonheur retrouvé. Comme avant.
Las, j’ai failli.
C’est que non, sa réponse à la polémique sur sa demande d’expulsion de Roms ne tenait pas à la route. Comme on dit pour badiner, devant les tribunaux : elle ne résistait pas à l’examen.
L’expulsion, c’est pas elle qui l’avait demandé et puis, de toutes façons, expulser d’un terrain c’est pas expulser d’un territoire et là c’était pour être sympa avec les Roms qu’elle a demandé leur expulsion. En fait. Tu vois : des nephles.
L’expulsion, c’est pas elle qui l’avait demandé. Suivez-la bien : en fait, le circuit juridique suppose que la demande d’expulsion passe par la CUL, communauté urbaine de Lille, mais elle n’y est pour rien. Et pourtant, pourtant, la requête est bien rédigée pour « la Communauté Urbaine de Lille, EPCI, représentée par sa Présidente ». Et « sa présidente », c’est Titine. Peut-elle espérer convaincre en expliquant que le système est totalement déresponsabilisé et que des expulsions peuvent être demandées en son nom mais pas vraiment en fait, c’est pour du beurre ? Vous voyez bien que non. Si vous êtes une Présidente concernée, que le sort des Roms vous affecte, vous dîtes à vos services : « Roger, quand tu vois passer une demande d’expulsion de Roms, tu en réfères à Bibi ». N’importe quoi mais tu n’endosses pas cette demande d’expulsion – qui n’est pas la première soit dit en passant – sans réagir. D’ailleurs, au JDD, ils disent que la procédure est partie avec l’aval de la CUL. Et puisque sans ton accord, la requête ne peut pas partir, même si cela s’était fait sans ton aval, tu montes sur ton grand fauteuil de présidente et tu dis : « non, moi vivante, il faudra me passer sur le corps ». Et ça dissuade.
Expulser d’un terrain c’est pas expulser d’un territoire. Eh, oh, Titine, c’est pas à un jeune avocat que tu vas apprendre à faire la grimace. Bien sûr, cent fois, mille fois, les actes sont totalement distincts. Le premier n’appelle aucunement le second. Mais lorsque vous remettez des personnes dont la situation sur le territoire n’est pas forcément limpide entre les mains de la police, vous pouvez vous inquiéter des suites de votre décision. Surtout lorsque vous dénoncez cet Etat policier et liberticide depuis des années. Eh non, non, j’ai pas dit que c’était bien : j’ai dit que c’était le contexte, en gros. Alors, si, juridiquement tu as raison, politiquement, des nephles, ça signifie juste que tu t’en laves les mains. C’est Nimby à la Cul. Not In My Backyard, les roms c’est top, mais pas chez moi. Parce que soit on les expulse du territoire, sont on les met ailleurs : c’est le jeu du mistigri et c’est pas joli-joli.
Elle a demandé l’expulsion pour être gentille. Bon, eh. D’accord, des enfants qui traversent l’autoroute, c’est pas cool. C’est ça, aussi, avec les pauvres : ils s’installent jamais dans les beaux quartiers. Et après, ils se plaignent du cadre. Bon, mais les Roms, c’est près du périphérique, le long de la voie de chemin de fer, dans la ZAC ou dans la ZUP. Le voisinage dangereux, c’est un peu une constante. De même pour l’insalubrité : c’est moche, certes, mais que cela soit un argument pour demander une expulsion a un petit côté je me mords la queue à pas piquer des vers. D’ailleurs, Martine, votre avocat à la Cul, il n’a pas motivé sa requête par les mauvaises conditions de vie de ces misérables et la nécessité de leur assurer un cadre vie sûr et printanier. Non, il a écrit que « cette installation sauvage risque d’être à l’origine de difficultés [ô clairvoyant confrère...] et de troubles du voisinage ».
Mauvaises, mauvaises explications. Difficile de comprendre d’ailleurs pourquoi elle n’en est pas venue derechef à la suite, suite que je n’ai découverte que parce que m’on intégrité n’a d’égale que mon opiniâtreté. Martine, pourquoi ne parle-tu pas des villages d’insertion ? Rassurez-vous, c’est pas le Pérou : ils ne piquent pas les logements des étrangers bien de chez nous. Et on peut critiquer quand même, si on veut. Mais là, l’argument selon lequel l’expulsion du terrain ne vaut pas expulsion du territoire prend un peu de consistance politique, parce qu’il n’y a pas pilatisation postérieure, si vous voyez ce que je veux dire.
Voilà. De fait, il ne me reste plus grand-chose. Lui reprocher de les accueillir quand on lui reproche de les expulser ? J’ai cherché. Quand j’ai trouvé cette illustration, il y avait un lien, dans ma tête. J’ai peur que ça vous paraisse tiré par les cheveux. Mais j’avais un lien. Toujours est-il que ça n’arrange pas mes affaires pour le déj de samedi. Promis, maman, quand je trouverai vraiment un truc, je lui en mettrai plein la gueule.
PS : pas sur le coup de son mari islamiste, je crois que c’est du pipeau. Mais je ne me fais pas d’inquiétude : on trouvera.
Oui. Et sans états d’âme. Sans faillir et sans faiblir. Contre vents et marées. Car l’Eglise est une, sainte, catholique et apostolique. Alors, c’est à tout prix ou crève. Église rulez. Qui ne saute pas n’est pas catholique. C’est eux ou nous. Vous connaissez ma devise : par Saint Michel et par Saint Georges.
On croit discerner aussi, derrière ce sujet de débat, l’idée qu’il existerait des cintrés de la défense de l’Eglise, des fondus du Pape, des pavloviens de l’étendard jaune et blanc… Allons, allons, on sait bien qu’il existe tout autant des forcenés du retrait, des critiques assidus, des catholiques qui ne s’assument dans le regard des autres que lorsqu’ils ont protesté de leur distance vis-à-vis de Rome, au chaud dans leur irréductible quant-à-eux. On ne s’arrêtera donc pas sur ces manifestations, aussi excessives l’une que l’autre.
Mais qui irait soutenir l’idée qu’il faudrait défendre l’Eglise à tout prix ? Il y a un prix que l’on ne peut pas se permettre, une confusion à ne pas faire sur la nature de l’Eglise, et une attitude à ajuster.
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* *
Dans la foulée des billets que Marc a consacré à cet évènement sur son blog, et à la veille de la visite du Pape en Grande-Bretagne, il m’a proposé de rédiger un billet à quatre mains sur cette question qui fera l’un des débats des Etats Généraux du Christianisme, « Faut-il défendre l’Eglise à tout prix ?« .
Marc défend l’idée qu’il faut la laisser se dépatouiller. Je défends la position – voire les positions – d’une défense sans conscience. A moins que cela ne soit plus nuancé, ce dont vous jugerez en lisant le billet intégral chez les Sacristains.
En cette semaine de rentrée des classes, Luc Chatel était à la peine : qu'il s'agisse des professeurs-stagiaires parachutés et sans formation ou des suppression de postes d'enseignants, le ministre a tenté de répondre aux critiques. Brice Hortefeux restait tout occupé à sa surenchère démagogique contre les Roms et Roumains. Ses statistiques inédites sont mises en cause. Et il n'a pas fallu attendre longtemps après la rentrée pour que les affaires Woerth/Bettencourt retrouvent la une de l'actualité.
Hortefeux, démagogue
Mercredi 1er septembre, Brice Hortefeux en déplacement dans un commissariat à Colombes en région parisienne s'est servi d'un nouveau fait divers dramatique pour justifier l'extension des peines planchers - jusqu'à lors réservées aux récidivistes - aux auteurs de violences aggravées contre les forces de l'ordre. La veille, trois policiers étaient pris dans ce qui semble être un guet-appens, à Genevilliers (93), où leur voiture fut caillassée par une quarantaine d'assaillants. Ne demandez pas à Brice Hortefeux pourquoi il continue de réduire les effectifs policiers... il paraît que des caméras de surveillance suffisent...
Lundi, on s'est peu attardé sur cette petite phrase de Brice Hortefeux, lors de sa conférence de presse commune avec Eric Besson à propos des destructions de campements illégaux de Roms cet été : « Il ne s'agit, en aucun cas, de stigmatiser telle ou telle population - bien d'autres étrangers sont auteurs de crimes et délits.» Lundi, le ministre était prêt à toutes les outrances, y compris celle-ci, pour justifier son nouveau coup d'accélérateur démagogique. Cette déclaration n'était pas un dérapage involontaire, mais un propos réfléchi, et même repris dans le compte-rendu officiel de la réunion publié sur le site du ministère de l'intérieur.
Il avait aussi exhibé des statistiques étonnantes car inédites de la délinquance roumaine, notamment à Paris. Interrogée ensuite par le site du Nouvel Obs, la préfecture de police de la capitale était bien incapable de fournir des statistiques sur les crimes et délits par nationalité : « On n'a que des chiffres globaux, on n'a pas de découpage par nationalité, hormis les chiffres sur les infractions commises par les Roumains, ces derniers ayant été communiqués à la demande du ministère de l'Intérieur. » De son côté, l'Observatoire Nationale de la Délinquance, qui publie les statistiques officielles en la matière, ne distingue que les crimes et délits commis par des étrangers - sans distinction de nationalité - de ceux commis par des Français.
En 2009, seuls 12,5% des infractions étaient ainsi commises par des étrangers, avec des proportions très variables en fonction de la nature des infractions. En d'autres termes, Brice Hortefeux s'est commandé des statistiques sur-mesure, avec on ne sait quelle méthode, et pour un résultat pitoyable pour ses propres thèses : il a mis en valeur des pourcentages d'augmentation faramineux, alors que finalement, le nombre d'infractions à Paris ainsi attribuables à des Roumains (qui ne sont pas tous Roms et vice-versa) s'affiche à ... 5,7%.
L'OND a d'ailleurs son idée sur l'origine des chiffres : le fameux fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées), qui enregistre délinquants, victimes et suspects sur chaque affaire d'infraction: « il est effectivement possible qu?ils proviennent du STIC. (...) comme c?est le ministère qui a communiqué sur la délinquance roumaine, c?est un peu délicat comme sujet » explique l'un des chefs de département de l'Observatoire.
Mercredi, on apprenait que Brice Hortefeux songeait à briguer la mairie de Vichy en 2014.
Certains symboles ont malheureusement la vie dure.
Woerth, en vogue
Eric Woerth a été à nouveau mis en cause, à deux reprises cette semaine.
L'Express a mis la main sur une lettre signée par Eric Woerth, datée de mars 2007, dans laquelle le trésorier de l'UMP et futur ministre du budget demande au candidat Nicolas Sarkozy une légion d'honneur pour Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Pour prouver le trafic d'influence, il faudrait certes étayer le lien de cause à effet entre cette demande et d'autres services rendus par le gestionnaire à l'UMP. Et justement, des présomptions fortes existent : de Maistre ne s'est jamais caché d'être un donateur fidèle du Premier Cercle de l'UMP, Liliane Bettencourt a bénéficié d'un traitement fiscal hors normes, et l'épouse du ministre a été embauchée chez Clymène après l'attribution de ladite légion d'honneur. Eric Woerth, de son côté, a toujours nié d'éventuelles contre-parties à cette décoration. Son avocat a précisé qu'Eric Woerth reconnaît avoir appuyé cette légion d'honneur mais pas de l'avoir initiée. La précision est subtile.
Mediapart a choisi de publier quelques nouveaux extraits sonores des conversations enregistrées entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt. Certaines déclarations de Maistre sont toujours fracassantes: «Il ne faut pas que l'on se fasse prendre avant Noël» ; «On est en train de mettre le compte à Singapour»; ou encore «J'ai peur que le fisc tire un fil». Mercredi 1er septembre, la juge Isabelle Prévost-Desprez, chargée d'un supplément d'information dans le cadre de l'affaire Bettencourt, est allée perquisitionner le domicile de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine. Le même jour, le site de Paris Match révélait que la Banque de France, via l?Autorité de contrôle prudentiel, avait ouvert une enquête sur des retraits en liquide pouvant atteindre 145 000 euros avant la publication des enregistrements pirates des conversations entre Patrice de Maistre et Liliane Bettencourt. Le site ne précise pas le nom de la banque où étaient effectués ces retraits, ni la période.
Autre affaire, le Canard Enchaîné du 1er septembre révèle que la vente de l'hippodrome de Compiègne, proche de Chantilly dont Eric Woerth est le maire, avait été initialement refusée en 2003 par le ministre de l'agriculture de l'époque Hervé Gaymard à la société locataire du lieu. Dans un courrier du 13 août 2003, publié par l'hebdomadaire, Gaymard écrivait à Armand de Coulange, président à l'époque de la Société des courses de Compiègne, que « Compte tenu de la législation concernant les forêts domaniales, je vous informe qu'une cession par vente n'est pas possible. En revanche, un échange serait envisageable si la Société des courses de Compiègne offrait un terrain forestier de la même importance et d'une valeur suffisante. Or la Société des courses de Compiègne ne dispose pas actuellement d'une tel patrimoine foncier. C'est pourquoi une telle opération ne peut être réalisée, sauf bien sûr, à trouver une offre équivalente au regard de ce type de transaction. » Cinq ans plus tard, six jours avant de quitter le ministère du budget pour celui du travail, Eric Woerth approuvait la vente de l'hippodrome (et de son golf) à la même société, moyennant un prix de 2,5 millions d'euros.
Chatel, pédagogue ?
Rentrée scolaire oblige, le ministre de l'Education nationale se montre beaucoup. Mercredi matin sur France inter, Luc Chatel a livré une explication peu convaincante sur la réforme de la formation des professeurs. Quelques 8 500 professeurs fraîchement diplômés en juin dernier débutent aujourd'hui leur premier jour de classe, sans l'habituelle année de formation en IUFM qui mêlait formation et pratique (à raison de 6 heures par semaine). C'est l'un des effets d'une réforme initiée par Xavier Darcos : allongement d'un an du niveau de recrutement (à bac + 5 désormais), deux à quatre jours de formation juste avant la rentrée, tutorat par un professeur expérimenté jusqu'au vacances de la Toussaint, et stages réguliers en cours de saison. On a peine à comprendre comment ce bricolage peut remplacer l'ancien système. En fait, le gouvernement parvient ainsi à supprimer d'un coup de baguette magique 8 500 postes en envoyant ces « néotitulaires » se former sur le tas dès la sortie de l'école. Deux journées de grève sont d'ores et déjà annoncés par les syndicats pour les 6 et 7 septembre.
Autre impasse, le ministre rappelle qu'il y a plus d'enseignants pour moins d'élèves en 2010 qu'il y a 15 ans. Cette réponse aux critiques contre les 16 000 nouvelles suppressions de postes néglige un fait, l'augmentation du nombre d'élèves (plus de de 30 000 supplémentaires dans le second degré cette année). Surtout, Luc Chatel botte en touche sur la surcharge des classes : en 2007, avant ces funestes suppressions de postes, la France se situe au 5ème rang européen des classes les plus chargées dans le primaire. Entre 1999/2000 et 2008/2009, le nombre d'élèves par classe dans l'enseignement public est passé de 25,5 à 25,8 en maternelle, de 22,3 à 22,6 au niveau élémentaire, et a légèrement fléchi au second degré (de 24,2 à 24,1). Parallèlement, le nombre d'enseignantsdans le secteur public (premier et second degrés, enseignement supérieur) a suivi l'évolution inverse : 841 000 en 2000; 798 000 en 2009, soit -5%.
Comme si ces mauvaises nouvelles ne suffisaient pas, François Baroin a expliqué aux parlementaires qu'il faudrait certainement augmenter les impôts... après 2012.
On commente beaucoup les remous causés par le discours de Grenoble, les expulsions de familles Roms et les surenchères sécuritaires qui se succèdent. La réaction des ministres dits d'ouverture et/ou « figures » de la diversité a été particulièrement scrutée. En ouvrant l'université d'été de l'UMP, François Fillon a demandé à ses ténors d'éviter les « états d'âme » en public.
Au sein du gouvernement, on peut distinguer trois camps : les silencieux, les lâches et les collaborateurs.
Silencieux
On attend toujours la réaction de Rama Yade. La grande gueule du gouvernement, un peu secouée par ses bourdes en cascade lors de la Coupe du Monde de football en juillet dernier, la secrétaire d'Etat aux Sports se tait. Sa seule intervention publique depuis juillet fut un communiqué de presse pour rendre hommage à l'ancien cycliste Laurent Fignon quelques minutes après l'annonce de son décès mardi midi.
Valérie Létard, centriste raccrochée au ministère du développement durable de Jean-Louis Borloo, est aussi inexistante que d'habitude. Sans doute a-t-elle gouté les propos d'Hervé Morin, ministre de la Défense et président de son parti le Nouveau Centre, qui, dimanche, a fustigé les amalgames et le tournant sécuritaire pris par le gouvernement auquel il participe depuis juillet dernier.
Jean-Louis Borloo, autre figure soi-disant centriste du gouvernement, s'est bien gardé d'intervenir.
Lâches
Certains silencieux de l'été se sont réveillés, guettés par des journalistes en meute à l'affut des premiers commentaires. Bernard Kouchner, lors de son discours aux ambassadeurs la semaine dernière, fut le plus emblématique de ceux-là. Jeudi dernier, il s'est contenté d'une dénonciation des amalgames de toutes sortes. Lundi matin, il a franchi un pas, sémantique : « Comment faire pour y remédier ? En démissionnant, j?y ai pensé ». Et d'ajouter : « C?est important de continuer. S?en aller c?est déserter, c?est accepter. »
A l'Elysée, un conseiller anonyme a confirmé au Parisien/Aujourd'hui en France que Sarkozy et Kouchner s'étaient ensuite parlés : « Oui, il y a eu des échanges téléphoniques avec le chef de l?Etat, mais le fait que Bernard réfléchisse et choisisse de rester montre qu?il accepte la politique menée. Il n?y a pas de problèmes avec lui. On connaît son parcours, on sait qu?il est différent des autres. »
Fadela Amara a exprimé, très rapidement, son trouble en marge d'une visite de lycée la semaine dernière. Mais, dit-elle, « Quand on pense à démissionner, on démissionne. » Mardi, elle s'est permise un large entretien dans les colonnes du Monde, pour se démarquer très clairement des déclarations de ses collègues Hortefeux et Besson, ... mais pour mieux confirmer qu'elle reste au gouvernement ! « Je suis une fille d'immigrés et je ne l'oublie pas. Je n'accepte pas que, dans mon pays, on mette les gens comme moi, d'origine étrangère, dans une situation d'insécurité juridique. » a-t-ell expliqué, pour ajouter : « J'estime devoir me soumettre au principe de la solidarité gouvernementale parce que j'ai une politique à défendre pour les quartiers, parce que je suis convaincue que les banlieues constituent une partie de l'avenir de la France. » A l'instar de Jean-Marie Bockel (cf. infra), elle se réfugie derrière le soutien, qu'elle espère intact, de Nicolas Sarkozy. L'allégeance individuelle au monarque, voilà sa survie intellectuelle du moment.
Son collègue à l'emploi, Laurent Wauquiez, voulait faire valoir une voix sociale au sein de la droite. Mais sur le sujet sarkozyen du moment, pas de commentaire. Cet été, il s'est montré dans des agences de pôle emploi, car « on ne choisit pas l'emploi ou la sécurité. » Le commentaire est bien mince. Rapporteur du projet de l'UMP pour 2012, avec Nathalie Kosciusko-Morizet, il restait toujours étrangement silencieux dans les colonnes du Figaro quand on l'interroge sur cette démarche... à croire que l'urgence sécuritaire décrétée par Nicolas Sarkozy en juillet dernier n'avait pas sa place !
Collaborateurs
Plus collaborateur, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice lutte pour sa survie politique. Cet été déjà, il avait confié sa conviction d'être toujours au gouvernement après le remaniement. Il s'accroche à la micro-mission que lui a confié, cinq jours après le discours de Grenoble, son patron de président au sujet de la prévention de la délinquance des jeunes et à son entretien d'« une petite demi-heure » le 2 août avec Sarkozy lui-même (sic !). Il tient, déjà, une conférence de presse sur le sujet ce mercredi.
Eric Besson, lui, n'est plus depuis longtemps un ministre d'ouverture. Dirigeant de l'UMP, l'ancien socialiste a allègrement franchi toutes les marches du sarkozysme extrême. Un temps débordé par l'activisme de son collègue Hortefeux au début du mois d'août, il a tenté de faire entendre une musique légèrement différente, en émettant publiquement des doutes au sujet de l'extension de la déchéance de nationalité pour les cas de polygamie et d'excision. Mais lundi, il s'est largement rattrapé dans la surenchère. Il tenait une conférence de presse commune avec Brice Hortefeux, où il énonça trois propositions législatives, dont la création d'un nouveau motif d'expulsion, la mendicité aggressive. Un peu plus tard, il s'est exprimé dans le Talk Figaro/Orange.
« Il n'y a pas de Roms, il y a des Roumains et des Bulgares en situation irrégulière.» Par cette phrase, déjà prononcée l'après-midi même avec Hortefeux, Besson tente de parer aux critiques contre la stigmatisation des gens du voyage. Autre précision : « je ne voudrais pas qu'on surjoue l'opposition entre Brice Hortefeux et moi. »
En manque d'inspiration, John Woo ? Le réalisateur, qui ne cesse pourtant de tourner des films, abordant même courageusement des genres éloignés de son thriller natal (SF, historique, guerre), vient d'annoncer à Variety qu'il voulait faire les remakes du Samouraï de Jean-Pierre Melville , et de son propre film, The Killer . Le Samouraï - Trailer Difficile de s'enthousiasmer à l'idée d'une relecture wooesque du chef d'oeuvre mutique de 1967, avec vol de pigeons et... Lire la suite | commentaire
Clear Blue Tuesday, comédie musicale sur le 11 septembre , sort demain aux Etats-Unis dans une seule et unique salle de New York. La comédie musicale permet de " se libérer et de trouver le moyen de s'observer et de rire de nos tragédies ", explique la réalisatrice Elizabeth Lucas au New York Times . Pas faux. Sauf qu'au-delà du concept (possiblement intéressant), c'est la piètre qualité de la bande-annonce qui laisse sans voix. Acteurs ridicules, paroles dignes des meilleurs tubes par... Lire la suite | commentaire
Tromper son époux est une coutume occidentale très en vogue. En effet, comment oser se présenter sur la plage de Deauville au bras d'un mari chauve et bedonnant quand on peut séduire le dernier it-boy dans le lobby du Normandy ? Porteriez-vous un vieux maillot de bain râpé si vous disposiez d'un bikini en lamé argent ? C'est un fait, Mesdames, la mode est aux Amants, il en va de votre réputation. Or, le journal iranien Kayhan s'offusque de la propagation de cette tradition européenne dans son beau (...)
Certaines célébrités n'ont pas besoin d'en faire des tonnes pour charmer. C'est le cas de l'actrice et jeune maman Sandra Bullock de retour sur le front médiatique après son Oscar de Meilleure...
Un pétrolier transportant quelque neuf millions de litres de diesel s'est échoué dans la voie maritime du passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique canadien, a annoncé jeudi un porte-parole des...
- Une interview croisée de François Chérèque et Bernard Thibault. Pour les leaders de la CFDT et de la CGT, le maintien d'Eric Woerth à son poste empêche un débat de fond sur les retraites. Ils dénoncent d'une même voix le « climat de division » entretenu selon eux par l'exécutif et demandent au Medef de « condamner clairement l'antisyndicalisme actuel ». -
La compagnie cherche à réduire l'écart de productivité sur les vols court courrier avec les low cost. Elle projette de détacher des pilotes sur des bases de province, en modifiant leur contrat de travail. Elle envisagerait de créer une structure à part entière.
La plus grande obédience maçonnique de France a changé ce jeudi soir ses règles de fonctionnement afin d'autoriser les membres de ses loges à initier des femmes.
Cinq jours avant l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, Bernard Thibault et François Chérèque estiment que le maintien du ministre du Travail pose problème.
Un rassemblement de soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages depuis 250 jours en Afghanistan, s'est tenu ce jeudi à Paris. Quelques signes parvenus récemment semblent autoriser l'espoir d'une libération prochaine.
À cinq jours de l'ouverture du débat sur les retraites, la CGT et la CFDT, jusqu'ici silencieuses sur l'affaire, estiment que le maintien du ministre «est un problème». Fillon lui renouvelle pourtant son soutien.
Broche en or diamants saphirs et perles par Marchak. Le joaillier Marchak a conçu cette jolie broche qui mélange les pierres précieuses avec les perles nacrées. La broche ruban Marchak est en or gris, saphirs roses, perles et diamants. Photode la broche en or diamants saphirs et perles par Marchak.
Collection Louis Vuitton hiver 2003. Suite du défilé Louis Vuitton pour la collection Vuittonautomne hiver 200-2003 en video. Marc Jacobs présentait la collection Louis Vuitton automne hiver 2002-2003. Voir videodéfilé Vuitton hiver 2003.
Nouvelle tablette Android ViewPad 7. ViewSonic va lancer sa tabletteAndroid, la ViewPad 7. ViewSonic lance donc sa tablette Android au même moment que la tablette AndroidSamsung Galaxy Tab. La tabletteAndroidViewPad 7 sera équipée d’un écran 7 pouces 800×480 pixels, processeur ARM 600 MHz, appareil photo 3 mégapixels, et de la dernière version 2.2 d’Android. Le ViewPad 7 de ViewSonic aura également la fonction téléphone avec une connectivité 3G, Wi-Fi et Bluetooth.
Prix de la tablette Android ViewPad 7 de ViewSonic: environ 425 euros.
Chasser les Roms au plus grand mépris de la législation européenne sur le sujet (comme le dit l?article que je cite en lien, quelles instructions a-t-on donc donné aux forces de l?ordre pour reconnaître un Rom non européen d?un Rom européen : en leur cousant une étoile jaune sur la veste ?), mentir aux populations en leur [...]
Tiens, je ne l?avais pas consignée sur mon livre de bord d?hier, celle-là ! Certes, il y a tous ces rats qui quittent le navire en plein naufrage dont j?ai évoqué les noms hier, mais également de vulgaires chefs de pont qui se foutent sur la gueule dans la cambuse? Mais où est donc passé le [...]
Pour plus de naturel, on peut réaliser ses soins pour la peau maison, sans conservateur, avec des produits naturels, des huiles essentielles, végétales, des plantes….
Pour plus de naturel, on peut réaliser ses soins capillaires à la maison, sans conservateur, avec des produits naturels, des huiles essentielles, végétales, des plantes….
Les initiatives récentes du procureur général près la Cour de cassation Jean-Louis Nadal ont été unanimement saluées. Saisi par un courrier de Corinne Lepage, il a demandé que lui soient transmis, pour examen, les pièces, les procès-verbaux et les rapports aussi bien de nature pénale que fiscale. Je doute que la procédure devant la cour de justice de la République passionne nos concitoyens mais la démarche de Jean-Louis Nadal est apparue comme la possibilité d'y voir clair, peut-être, enfin. Alors que ce qui domine depuis plusieurs semaines relève plus d'un désordre institutionnel et procédural, avec notamment les enquêtes paralèlles du siège et du parquet à Nanterre, que d'une justice libre et sereine, la simple intervention du procureur général a suffi, tant le sentiment d'errer sans gouvernail ni cohérence était déprimant, pour redonner un peu d'espoir.
Qu'Eric Woerth vive, pour lui-même, sa psychologie et son équilibre, le harcèlement quasi quotidien dont il est l'objet comme une "lapidation médiatique", rien de plus compréhensible. Et ce ne sont pas les ovations obligatoires des jeunes UMP qui seront susceptibles d'apaiser son stress ! Toutefois,- et, raisonnant de la sorte, je prétends ne pas porter atteinte à sa présomption d'innocence dont j'aimerais qu'elle soit aussi farouchement défendue pour tous les soupçonnés,- je voudrais attirer l'attention sur un point paradoxal qui n'est pas assez mis en lumière. Cette "lapidation médiatique" selon le ministre, en tout cas cette inlassable quête médiatique pour de moins sévères que lui, sont incontestables. Mais, à y regarder de près, elles ne sont que la conséquence sinon d'un effacement du moins d'une retenue judiciaire. Je ne peux pas soutenir que la vérité judiciaire aurait interdit le harcèlement médiatique puisque précisément la première aurait été à rechercher par le biais d'un dispositif offrant toutes garanties pour l'élucidation des faits et la définition des responsabilités. On répliquera qu'il y a des enquêtes, que la police est sur les dents, que la présidente du tribunal correctionnel de Nanterre continue de jouer son jeu mais comment se fait-il alors que pourtant on n'a pas cette certitude rassurante d'une justice qui marche et avance ? Des actes sont accomplis quotidiennement mais cependant rien ne semble bouger vraiment. L'activité existe mais le surplace domine. C'est à cause de cet immobilisme profond que le "harcèlement médiatique" semble être la seule réponse possible alors que dans une démocratie valable il serait réduit à néant par l'ouverture, depuis longtemps, d'un espace judiciaire digne de ce nom.
Le Premier ministre que j'ai beaucoup apprécié sur France Inter a tort tout de même, me semble-t-il, lorsqu'il défend la réputation d'Eric Woerth en soulignant à peu près que le droit a tranché. C'est au contraire parce qu'on ne lui a pas permis de se développer et d'être le seul maître que la polémique sur Eric Woerth, ses agissements, leur bonne foi ou leur qualification pénale ne cesse pas et, dans le débat public, dégrade l'image d'un homme qu'une instruction aurait peut-être sauvegardée. On refuse l'ouverture d'une instruction en espérant un gain politique. Mais le gain politique aurait été, à un certain moment, d'avoir la sagesse de lâcher la bride judiciaire. Le Pouvoir aurait eu tout intérêt à modifier ses habitudes. La justice peut n'être pas toujours une ennemie mais une chance. Il est sans doute trop tard.
Le procureur Courroye, dans un entretien très éclairant à Paris Match, a théorisé son comportement judiciaire. C'est la première fois qu'il ne se contente pas de déclarer qu'il s'adaptera à la réalité et aux éléments de l'enquête- ce qui est du réalisme et aurait pu laisser un peu d'optimisme aux partisans de la saisine d'un juge d'instruction puisque nous sommes encore dans un système inquisitorial- mais qu'il conceptualise son refus d'ouvrir une information. Il explique que la procédure d'instruction ne lui semble utile qu'en matière criminelle- où elle est obligatoire- et pour le placement en détention provisoire. Pour tout le reste qui est considérable - les investigations complexes et durables à diligenter sur le plan national et au-delà-, il considère donc, à bien le lire, que seule l'enquête de police, sous l'autorité du procureur, est fiable. C'est retirer à l'instruction l'essentiel de ce qui devrait au contraire la mobiliser. Pour le bonheur de tenir une procédure d'enquête sous sa main avec sa seule responsabilité pour décider de son issue, pour satisfaire un Pouvoir qui ne déteste rien tant que les possibles échappées d'un magistrat du siège effectivement indépendant, le procureur Courroye semble s'être résolu définitivement à se priver d'une avancée qui aurait comblé le judiciaire et, je le répète, aidé le politique. Cette abstention entêtée, quelle que soit sa théorisation de la part d'un grand professionnel, nourrit de plus en plus le soupçon et légitime Jean-Louis Nadal comme possible Zorro judiciaire. On veut savoir et pour savoir il faut se donner les moyens de vraiment chercher.
Cette lapidation médiatique qui accable et que déplore Eric Woerth, on aurait pu s'en dispenser et donc épargner sa victime : il aurait suffi d'emblée de centraliser ce qui est épars et de libérer, pour une efficiente recherche de la vérité sur tous les plans "sensibles", les forces judiciaires aujourd'hui encore trop peu exploitées. La justice ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.
Demain, c'est dans tous les journaux (sauf dans celui de Jean-Pierre Pernaud), demain, 16 000 étudiants en Master vont se retrouver "en responsabilité". C'est à dire avec la charge d'une classe, 18 heures par semaine. Une classe c'est - en moyenne - 30 élèves. Soit 16 000 x 30.
Demain, 480 000 élèves vont avoir, 18 heures par semaine, un professeur qui ne saura de son métier que l'enseignement disiplinaire théorique qu'il a acquis en master. Un peu comme si la connaissance des ingrédients nécessaires à la fabrication d'une baguette vous rendaient automatiquement boulanger. Un peu comme si la connaissance des éléments composant un moteur vous faisaient garagiste. Un peu comme si la compétence d'enseigner, le métier de transmettre relevait de la seule immanence.
Moi, demain, si j'étais l'un des 960 000 parents des 480 000 élèves qui vont se retrouver devant les 16 000 enseignants immanents fraîchement sortis des cerveaux jumeaux de Xavier Darcos et Luc Chatel, je serais très très très, mais alors très très très en colère. Au moins autant que sont en colère et désemparés les 16 000 immanents qui n'avaient rien demandé, si ce n'est de pouvoir bénéficier d'une formation au métier qu'ils avaient choisi.
L'héritière de l'Oréal n'apprécie pas la manière dont s'est déroulée la perquisition à son domicile, alors qu'elle avait donné son accord le matin-même.
La venue de l'ex-international était souhaitée par le nouveau sélectionneur Laurent Blanc pour passer un message fort sur l'importance du maillot national.
Un homme armé a pris en otage trois personnes au siège de la chaîne de télévision Discovery Channel, un grand bâtiment situé à Silver Spring (Maryland, est), mercredi dans la banlieue de...
Deux Israéliens ont été blessés par balles près d'une colonie juive de Cisjordanie tard mercredi soir, la seconde attaque en 24 heures dans ce territoire, alors qu'Israël et l'Autorité...
- Les livraisons de voitures neuves en France ont rétrogradé de 9,8 % le mois dernier. La baisse de 200 euros du montant de la prime à la casse n'explique pas tout : la conjoncture macroéconomique reste des plus maussades. -
Battus par la Lituanie (69-55), les Français doivent s'attendre à croiser le fer dès ce week-end avec la Russie ou, pire, leur bourreau de toujours, la Grèce, en fonction de leur résultat jeudi face aux Néo-Zélandais.
Pour Washington, le contexte régional se prête au dialogue direct qui sera amorcé jeudi entre Israéliens et Palestiniens. » Cisjordanie: deux Israéliens blessés » Vague d'arrestations en Cisjordanie après l'attaque contre des Israéliens
Sautoir Breguet en perles. Le joaillier Breguet a imaginé ce sautoir en perles orné d’une broche en forme de rose en or blanc. Ce sautoir Breguet est serti de 185 perles, orné d’un noeud pavé de 68 diamants. Photodu sautoir Breguet en perles.
Meilleures applications iPhone. Voici le classement des meilleures applications iPhone sur l?Apple store.
Fizz Weather, 2.99? : application météo très complète.
BeatMaker, 15.99? : pour faire de la musique sur soniPhone. Beatmaker est une groovebox comprend de nombreux kits breakbeats et drum n bass.
iGotchi, 1.59? : un tamagotchi pour iPhone.
Fring (Gratuit): application pour faire de la VOIP, Skype, MSN Messenger etc.
Facebook (Gratuit): application facebook très complète.
NetNewsWire (Gratuit): lecteur / agrégateur de flux RSS.
Bloomberg, 3.99? : application pour suivre l’évolution des actions, des marchés et de la monnaie.
ShopShop (Gratuit): liste de shopping.
Take Me To My Car (Gratuit): application retrouver où l’on a garé sa voiture.
Shazam (Gratuit): pour retrouver une chanson sans connaître son titre ni son auteur.
Stanza (Gratuit): lecteur d?eBook.
Funambol (Gratuit): Pour enregistrer ses contacts en ligne et faire des synchronisations.
WordPress (Gratuit): application pour blogueurs sous WordPress.
Analytics App 4.99?: application pour suivre Google Analytics.
AroundMe (Gratuit): pour localiser à peu près n?importe où l’on se trouve.
Twitterrific (Gratuit): application twitter pour uploader/twitter des photos directement depuis l?iPhone.
Ebay (Gratuit): application Ebay.
AirSharing 3,99? : application pour connecter l’ iPhone comme un lecteur (disque dur ou autre) réseau sur l’ordinateur. L’iPhone fait alors office de disque dur externe pour transférer des fichiers.
Dates des foires au vin. La Foire aux vins 2010 commencera mardi 7 septembre dans les magasins Carrefour et Géant Casino. Voici toutes les dates des foires aux vins.
Foire aux vinsMonoprix
La foire aux vins Monoprix se déroulera du 8 au 19 septembre 2010.
Foire aux vins Magasins U
La foire aux vins Magasins U se déroulera du 28 septembre au 9 octobre 2010.
Foire aux vinsAuchan
La foire aux vins Auchan se déroulera du 14 septembre au 2 octobre 2010.
Foire aux vinsCarrefour
La foire aux vins Carrefour se déroulera du 7 septembre au 18 septembre 2010.
Foire aux vinsIntermarché
La foire aux vins Intermarché se déroulera du 8 au 18 septembre 2010.
Foire aux vins E.Leclerc
La foire aux vins E.Leclerc se déroulera du du 22 septembre au 2 octobre 2010.
Foire aux vinsGéant Casino
La foire aux vins Géant Casino se déroulera du 7 au 18 septembre 2010.
Burberry fard à paupières Mono. Burberry vient de lancer sa nouvelle gamme de maquillageBurberry make-up. Le fard à paupières Mono fait partie de la nouvelle collection Burberry make-up et habille le regard avec subtilité. De nombreuses teintes disponibles pour le nouveau fard à paupières Mono de Burberry. Voir photo du fard à paupièresBurberry.
Video pub Agent Provocateur. Agent Provocateur vient de lancer sa nouvelle campagne pub pour la nouvelle collection de lingerie Agent Provocateur. La collection Agent Provocateur présente de nombreux sous-vêtements en satin et en cuir, pour une collection très érotique et sexy, élégante et naïve. Voir la videode la pub Agent Provocateur.
Tiens, je ne l?avais pas consignée sur mon livre de bord d?hier, celle-là ! Certes, il y a tous ces rats qui quittent le navire en plein naufrage dont j?ai évoqué les noms hier, mais également de vulgaires chefs de pont qui se foutent sur la gueule dans la cambuse? Mais où est donc passé le [...]
(source de l’illustration ici) Le RSA pour les jeunes de moins de 25 ans est entré en vigueur aujourd?hui. Super. Monsieur Sarkozy est un grand socialiste ! Seul problème : il faut avoir travaillé l’équivalent de deux ans au cours des trois dernières années. On se fout de la gueule de qui, là ? C?est vraiment [...]
« Aldiko Reader on Archos Tablet » par umpcportal.com, cc by-nc-nd
Revues.org inaugure son Bookserver. Vous pouvez désormais accéder à l’intégralité du contenu de notre catalogue (livres, revues, cahiers et bulletins) sur vos téléphones mobiles avec les applications Stanza pour Iphone et Aldiko pour Android.
Pour mémoire, Bookserver est la technologie permettant de diffuser des catalogues de livres sur le réseau dont nous vous avons déjà parlé à de nombreuses reprises. Son nom technique est OPDS (Open publication distribution system). Il s’agit d’un format ouvert et libre, qui permet d’échanger les informations de façon transparente, à l’heure où les géants de l’information numérique voudraient imposer leurs formats et protocoles propriétaires.
Terminez en cliquant sur le bouton [Catalogue] et [enregistrer] en haut à droite.
Le catalogue Revues.org est maintenant disponible comme source de livres :
Le catalogue de Revues.org sur Stanza
Le catalogue est divisé en plusieurs entrées dont voici les correspondances :
Open access content (latest issues), contient les publications les plus récentes en accès libre ;
Book for sale, contient les ouvrages en vente ;
All publications, liste de l’ensemble des publications de Revues.org ;
Alphabetical by title, titre de toutes les publications par ordre alphabétique ;
Authors, liste des noms d’auteurs classés par ordre alphabétique ;
Journals, liste alphabétique des revues de Revues.org ;
Reviews, liste alphabétique des cahiers de Revues.org ;
Book series, liste des collections de livres ;
Bulletins, liste des bulletins de Revues. org.
Remarques
Les applications stanza et aldiko utilisées sur l’iphone et l’android, ne sont pas totalement abouties, ce qui explique l’apparition de certains problèmes lors de l’utilisation du catalogue OPDS de Revues.org.
Repérera-t-on bientôt le musulman pratiquant à sa bedaine et à ses problèmes digestifs? Les 22 fast-food 100% halal annoncés par Quick ouvrent aujourd’hui à Strasbourg, Reims, Kingersheim, et en région parisienne. Une logique induite par un marché en progression de 15% par an, propre à balayer les éventuels états d’âme du PDG.
Jacques-Edouard Charret n’en [...]
Jadis menace exercée sur les cancres ou les orphelins à l’égal de la prison, l’internat est en passe de devenir l’outil par (l’)excellence de libération, de réussite et d’insertion. Un millier de collégiens de quartiers ou de familles peu susceptibles de favoriser leur épanouissement vont intégrer à la rentrée onze de ces établissements, insuffisants [...]
« Depuis quelques années, j’ai un mini-complexe à cause d’un début de couperose. Mes proches se moquent de moi car « ça ne se voit pas! », « Où ça? Mais arrête un peu, c’est parce que tu le dis que je le vois »…
Quoi qu’il en soit, moi, ça me complexait. Et c’est parce que j’y étais attentive que ça se voyait peu: correcteur vert, fond de teint ou crème teintée, traitement Diroséal d’Avène et passage à la poudre compact pdt la journée…
J’ai donc décidé de prendre RV chez un docteur spécialisé en médecine esthétique. J’étais déjà allée chez lui quand j’étais jeune faire retirer quelques petits fibromes bénins au laser. Il est hyper calé et réputé. J’ai donc pris R-V et hier, j’ai été faire retirer des petits vaisseaux qui avaient pétés sur les ailes du nez et sur la joue … Bon, je dois bien avouer que ça fait un mal de chien (mais ça ne dure heureusement pas longtemps) mais en 8 min, il m’a enlevé ça au laser.
« Voilà Mademoiselle… » « C’est tout?! » Ben oui, c’était déjà fini, pas la peine d’y retourner. En une seule séance, c’était fini…
Pourquoi j’ai envie de partager ça avec vous? Probablement parce que je suis en plein « bilan ». 30 ans depuis peu et envie de mettre cocher « check » sur ma liste pleine de petites choses que je « dois » faire sans les faire: des finitions dans mon appartement, des comptes en banques inutiles à clôturer, l’envie de prendre soin de moi sans le faire vraiment… des petites choses qui m’ennuient au jour le jour, pourrissent parfois mes nuits car elles m’empêchent de m’endormir. Oui, je les « liste » ce choses (et lister, non seulement ça me détourne du sommeil mais en plus, ça me fait culpabiliser)
Le sentiment de bonheur qui m’a envahi hier quand je suis sortie de chez le médecin était immense. Probablement parce qu’il n’est pas juste lié à quelques vaisseaux sanguins moins visibles mais parce qu’ils fait partie d’un processus que je suis la seule à avoir mis en marche et qui, je le sais, va me faire un bien fou… Et puis surtout, hier je me suis rendue compte que, contrairement à ce que l’on pense souvent, ces petites choses se règlent parfois hyper facilement et rapidement: 1 coup de fil, 8 minutes de laser et une super conversation sur le théâtre avec le docteur!
L’autre jour avec Charlotte(2 mais c’est provisoire) (je le mets en italiques sinon on comprend pas que c’est son pseudo – mais non c’est pas grave Charlotte, tout va bien) nous discutions des smileys dans les commentaires (c’est à dire que nous discutions, via les commentaires, des smileys. Qu’ils soient dans les commentaires ou ailleurs. Ca y est, on comprend déjà plus rien).
Elle disait qu’elle aimait pas trop les smileys, que ça faisait un peu genre » kikou lol j’ai 12 ans ». Ce à quoi je répondais que j’étais bien d’accord ;-) (et hop, un smiley).
Sauf que je sais à quel point la communication écrite sur internet est délicate, surtout avec des gens qu’on ne connaît pas en vrai ; du coup je mets des smileys dès que je veux montrer que j’ai un sourire aux lèvres (ou que j’éclate de rire) au moment où j’écris un truc.
Ca me sert à compenser l’absence de contact visuel avec l’autre, et à l’aider à connaître mon état d’esprit au moment où j’écris.
Je sais que c’est un peu cheap comme moyen d’expression (et encore, j’ai évidemment viré de mon blog les vrais smileys jaunes qui grimacent en agitant des pancartes ou des bouquets de fleurs, pour moi c’est l’abomination absolue) ; mais jusqu’ici j’ai pas trouvé mieux pour montrer que je ris ou souris, sachant que je communique énormément par écrit et que donc je peux pas y passer 8 ans à chaque fois.
Voyez le topo ? ;-) (et crac, un autre).
PS : le problème collatéral c’est que quand je fous pas de smileys, les gens croient que je fais la gueule. On s’en sort pas (et là j’ai résisté à l’envie d’en coller 12, des smileys).
Ce mercredi, les enseignants effectuent leur rentrée scolaire un jour avant leurs élèves.
Les jeunes enseignants qui viennent de réussir le concours d’entrée, à présent titulaires d’un Bac+5, commencent leur première année : plus d’IUFM, plus d’année de stages, ils seront suivis par des tuteurs qui découvrent également la nouvelle organisation et devront inventer leur formation.
En Franche-Comté, les nouveaux professeurs des écoles seront en stage dans une classe jusqu’aux vacances de la Toussaint, ils deviendront par la suite “brigades” (remplaçants pouvant être appelés sur de longues distances) souvent appelés sur des congés de maternité et remplacements longs.Je ne veux pas affirmer que cette situation est moins bonne pour les enseignants que celle que j’ai connue il y a quelques années et qui m’avait amené à découvrir une dizaine d’écoles et de classes en deux ans avant d’exercer : l’IUFM avait ses défauts et l’on apprend toujours beaucoup plus vite “sur le tas”. Elle n’est pas non plus complétement inédite puisque les enseignants appelés auparavant sur “liste complémentaire”, en renfort après la rentrée, enseignaient également sans bénéficier de la formation, qu’ils suivaient l’année suivante.
Je ne peux m’empêcher cependant de penser aux nombreuses erreurs que j’avais commises lors de mes premiers stages, à mon manque de pédagogie avec certains élèves en difficulté.
Je me souviens notamment d’un élève turbulent que je n’arrivais pas à contenir, encore moins à faire travailler. Au bout d’une semaine insupportable durant laquelle j’avais tenté d’établir une relation basée sur un excès d’autorité, l’enseignant titulaire était revenu dans sa classe et m’avait expliqué que cet élève nécessitait simplement un peu d’attention et d’une mise en confiance et se comportait tout à fait convenablement avec lui. Heureusement pour lui, pour moi, l’expérience, très formatrice, n’avait duré qu’une semaine. Elle aurait été catastrophique sur une année.
Comme Philippe Watrelot l’exprimait sur son blog mardi, j’ai peur que ce système envoie certains stagiaires dans le mur. Les enseignants ont-ils encore le droit d’apprendre et de faire des erreurs ?
Dernier jour d’août, c’est le moment de faire un petit bilan des deux mois estivaux qui s’achèvent pour ceux qui les ont passés sous les cocotiers.
En dehors de la toute récente série de planches “La machine à gagner les élections”, mes dessins préférés de cette période concernent les petits jeux de l’été que j’ai réalisé au début du mois d’août. J’ai sélectionné également l’un des nombreux dessins traitant de la coupe du monde de football.
Cet été, les notes les plus consultées concernaient le scandale Bettencourt qui a fait les gros titres de journaux même pendant la coupe du Monde et les vacances de notre président.
Les deux notes qui vous ont fait le plus réagir durant cette période est bien entendu la polémique sur les reconduites à la frontière des roms mais également le test estival “Quel Nicolas Sarkozy êtes-vous ?”
Dans le quartier St-Jean à Avignon, Nicolas Hurlin a été agressé par une bande, après avoir été insulté ;
?sale blanc, sale Français de merde."
Sa soeur et son amie sont prises à partie. Nicolas les rejoint. Les
coups pleuvent. Il est grièvement blessé à l?oeil droit. Il a le visage
en sang.
Le prévenu Omar Yachou a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et mise à l?épreuve. Le racisme anti-blanc ne semble pas avoir été pris en compte.
Poursuivant son entretien sur la théorie du genre, Mgr Tony Anatrella déclare :
"le Saint-Père rappelle que le mariage ne concerne que
l'alliance engagée seulement entre un homme et une femme et qu'il serait
déraisonnable et injuste d'en attribuer les caractéristiques à des
situations relationnelles qui sont d'une autre nature. Le Pape souligne
avec raison que «les États sont appelés à mettre en ?uvre des politiques qui promeuvent le caractère central et l'intégrité de la famille,
fondée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule première et
vitale de la société, prenant en compte ses problèmes économiques et
fiscaux, dans le respect de sa nature relationnelle» (n. 44).
Autrement dit, les États ont tort d'élargir les droits inhérents au
mariage à des situations comme le concubinage, le pacte civil et des
duos homosexuels qui ne présentent pas les mêmes propriétés et les mêmes
vertus. C'est ainsi que l'on fracture l'anthropologie au lieu d'en
avoir une vision unitive.
On commente beaucoup les remous causés par le discours de Grenoble, les expulsions de familles Roms et les surenchères sécuritaires qui se succèdent. La réaction des ministres dits d'ouverture et/ou « figures » de la diversité a été particulièrement scrutée. En ouvrant l'université d'été de l'UMP, François Fillon a demandé à ses ténors d'éviter les « états d'âme » en public.
Au sein du gouvernement, on peut distinguer trois camps : les silencieux, les lâches et les collaborateurs.
Silencieux
On attend toujours la réaction de Rama Yade. La grande gueule du gouvernement, un peu secouée par ses bourdes en cascade lors de la Coupe du Monde de football en juillet dernier, la secrétaire d'Etat aux Sports se tait. Sa seule intervention publique depuis juillet fut un communiqué de presse pour rendre hommage à l'ancien cycliste Laurent Fignon quelques minutes après l'annonce de son décès mardi midi.
Valérie Létard, centriste raccrochée au ministère du développement durable de Jean-Louis Borloo, est aussi inexistante que d'habitude. Sans doute a-t-elle gouté les propos d'Hervé Morin, ministre de la Défense et président de son parti le Nouveau Centre, qui, dimanche, a fustigé les amalgames et le tournant sécuritaire pris par le gouvernement auquel il participe depuis juillet dernier.
Jean-Louis Borloo, autre figure soi-disant centriste du gouvernement, s'est bien gardé d'intervenir.
Lâches
Certains silencieux de l'été se sont réveillés, guettés par des journalistes en meute à l'affut des premiers commentaires. Bernard Kouchner, lors de son discours aux ambassadeurs la semaine dernière, fut le plus emblématique de ceux-là. Jeudi dernier, il s'est contenté d'une dénonciation des amalgames de toutes sortes. Lundi matin, il a franchi un pas, sémantique : « Comment faire pour y remédier ? En démissionnant, j?y ai pensé ». Et d'ajouter : « C?est important de continuer. S?en aller c?est déserter, c?est accepter. »
A l'Elysée, un conseiller anonyme a confirmé au Parisien/Aujourd'hui en France que Sarkozy et Kouchner s'étaient ensuite parlés : « Oui, il y a eu des échanges téléphoniques avec le chef de l?Etat, mais le fait que Bernard réfléchisse et choisisse de rester montre qu?il accepte la politique menée. Il n?y a pas de problèmes avec lui. On connaît son parcours, on sait qu?il est différent des autres. »
Fadela Amara a exprimé, très rapidement, son trouble en marge d'une visite de lycée la semaine dernière. Mais, dit-elle, « Quand on pense à démissionner, on démissionne. » Mardi, elle s'est permise un large entretien dans les colonnes du Monde, pour se démarquer très clairement des déclarations de ses collègues Hortefeux et Besson, ... mais pour mieux confirmer qu'elle reste au gouvernement ! « Je suis une fille d'immigrés et je ne l'oublie pas. Je n'accepte pas que, dans mon pays, on mette les gens comme moi, d'origine étrangère, dans une situation d'insécurité juridique. » a-t-ell expliqué, pour ajouter : « J'estime devoir me soumettre au principe de la solidarité gouvernementale parce que j'ai une politique à défendre pour les quartiers, parce que je suis convaincue que les banlieues constituent une partie de l'avenir de la France. » A l'instar de Jean-Marie Bockel (cf. infra), elle se réfugie derrière le soutien, qu'elle espère intact, de Nicolas Sarkozy. L'allégeance individuelle au monarque, voilà sa survie intellectuelle du moment.
Son collègue à l'emploi, Laurent Wauquiez, voulait faire valoir une voix sociale au sein de la droite. Mais sur le sujet sarkozyen du moment, pas de commentaire. Cet été, il s'est montré dans des agences de pôle emploi, car « on ne choisit pas l'emploi ou la sécurité. » Le commentaire est bien mince. Rapporteur du projet de l'UMP pour 2012, avec Nathalie Kosciusko-Morizet, il restait toujours étrangement silencieux dans les colonnes du Figaro quand on l'interroge sur cette démarche... à croire que l'urgence sécuritaire décrétée par Nicolas Sarkozy en juillet dernier n'avait pas sa place !
Collaborateurs
Plus collaborateur, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice lutte pour sa survie politique. Cet été déjà, il avait confié sa conviction d'être toujours au gouvernement après le remaniement. Il s'accroche à la micro-mission que lui a confié, cinq jours après le discours de Grenoble, son patron de président au sujet de la prévention de la délinquance des jeunes et à son entretien d'« une petite demi-heure » le 2 août avec Sarkozy lui-même (sic !). Il tient, déjà, une conférence de presse sur le sujet ce mercredi.
Eric Besson, lui, n'est plus depuis longtemps un ministre d'ouverture. Dirigeant de l'UMP, l'ancien socialiste a allègrement franchi toutes les marches du sarkozysme extrême. Un temps débordé par l'activisme de son collègue Hortefeux au début du mois d'août, il a tenté de faire entendre une musique légèrement différente, en émettant publiquement des doutes au sujet de l'extension de la déchéance de nationalité pour les cas de polygamie et d'excision. Mais lundi, il s'est largement rattrapé dans la surenchère. Il tenait une conférence de presse commune avec Brice Hortefeux, où il énonça trois propositions législatives, dont la création d'un nouveau motif d'expulsion, la mendicité aggressive. Un peu plus tard, il s'est exprimé dans le Talk Figaro/Orange.
« Il n'y a pas de Roms, il y a des Roumains et des Bulgares en situation irrégulière.» Par cette phrase, déjà prononcée l'après-midi même avec Hortefeux, Besson tente de parer aux critiques contre la stigmatisation des gens du voyage. Autre précision : « je ne voudrais pas qu'on surjoue l'opposition entre Brice Hortefeux et moi. »
Les deux rivaux de la polémique sécuritaire se sont montrés debout sur la tribune du ministère de l'intérieur, lundi 30 août après midi. L'occasion d'outrances sans limite dont ils ont désormais le secret. En trois actes.
Déstabilisé par les critiques, les ministres choisissent la surenchère.
Après les Roms, les Roumains.
Hortefeux a récidivé. Mercredi dernier, il avait déclaré sur RTL: «Il n'y a pas de statistiques sur la délinquance par communauté, mais il y a des statistiques par nationalité et j'observe par exemple qu'à Paris la délinquance de nationalité roumaine avait augmenté l'année dernière de 138%». Lundi, pour la deuxième fois en quelques jours, le ministre de l'intérieur a dénoncé les crimes et délits d'une catégorie d'immigrés, les Roumains. « Aujourd'hui, à Paris, la réalité est que près d'un auteur de vol sur cinq est un Roumain. » Ou encore : « un vol commis par un mineur sur quatre l'est par un mineur roumain. » Brice Hortefeux balança toute une batterie de statistiques similaires : les actes de délinquance perpétrés par des Roumains à Paris ont augmenté de 259% en 18 mois; les actes violents commis par des mineurs roumains aurait augmenté de 64 % en un an; les vols avec violence de 117%; un acte de délinquance sur vingt serait commis par un Roumain (5,71 %). Les Roumains seraient responsables de 8,5% des actes de délinquance de proximité. Suprême détail, dans le cas d'escroqueries sur les distributeurs de billets, « il arrive que la police interpelle dans la même journée deux ou trois fois les mêmes individus ».
Et Eric Besson ajouta : « Notre droit ne connaît les étrangers qu'à raison de leur nationalité. Les Roms ne sont pas considérés en tant que tels, mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité .»
Brice Hortefeux a brisé un tabou. L'utilisation de statistiques inédites, sur une nationalité particulière - les Roumains. On attend la suite.
On ne sait pas d'où il sort ses chiffres. L'Observatoire National de la Délinquance, seule source officielle à date, n'a jamais publié de statistiques par nationalité. Y-aurait-il des statistiques cachées ? Hortefeux invente ainsi la délinquance roumaine, et ses chiffres sont étonnants. Le glissement vaut le détour : des Roms, on est passé aux Roumains. 95% des gens du voyage présents en France sont paraît-il Français, autre statistique non prouvé. Besson et Hortefeux se raccrochent à leurs branches polémistes. Jamais, depuis le début de l'été et l'assaut médiatique contre les Roms, le gouvernement n'a-t-il avancé une quelconque mesure de la délinquance spécifique des Roms ou des Roumains (comme si l'amalgame allait de soi).
Des lois d'exception pour expulser facilement
Jusqu'à maintenant, Eric Besson appliquait une feuille de route qu'il défendait comme républicaine : un immigré entré illégalement sur le territoire français devait être renvoyé dans son pays d'origine. La polémique sur les Roms a ouvert un nouveau front. Citoyens européens, et de surcroît nomades, les Roms n'entraient que difficilement dans les catégories habituelles. Il fallait donc inventer un cadre quasiment sur-mesure, quitte à plonger en peu plus. Besson et Hortefeux ont travaillé tout l'été, écouté les critiques, peaufiné leurs argumentaires. Lundi, le dossier était prêt.
1. Un projet d'amendement à la loi sur la sécurité intérieure, dite Lopssi, pour étendre les possibilités d'expulsion en cas de « menace à l'ordre public à l'occasion d'actes répétés de vols ou de mendicité agressive ». Besson fait du Hortefeux : le ministre de l'intérieur prévoit d'inventer un nouveau délit, le fameux mélange d'abus de faiblesse, de polygamie de fait et d'escroquerie, défini sur-mesure pour traiter le cas Lies Habedj.
2. La seconde proposition sera un amendement au projet de loi sur l'immigration déposé au Parlement le 27 septembre prochain : Eric Besson expliquait lundi qu'il permettra de « sanctionner ceux qui abusent du droit au court séjour (i.e. trois mois maximum) afin de contourner les règles plus strictes du long séjour. » C'est effectivement une véritable mesure anti-Roms. Le ministre entend ainsi répondre aux critiques énoncées cet été contre l'absurdité des expulsions de citoyens européens tels les Roms qui, aussitôt expulsés, peuvent revenir en France. « Les ressortissants européens ne jouissent pas d'une liberté de séjour sans limite au sein de l'Union européenne » a-t-il expliqué.
3. La troisième idée du ministre de l'immigration, un autre amendement au projet de loi, permettra « la reconduite dans leurs pays d'origine des personnes qui représentent une charge déraisonnable pour notre système d'assistance sociale. » La charge est lancée : les Roms seraient-ils donc responsables des déséquilibres de financement de notre Sécurité sociale ?
Déstabilisés par les critiques
Lundi, les deux compères et rivaux tentèrent de répondre aux critiques : contre le parti socialiste, Hortefeux dénonça l'hypocrisie de Martine Aubry, au prix d'un joli mensonge rapidement démenti par la Maire de Lille : il s'est ainsi étonné « de l'hypocrisie de certains responsables publics qui s'émeuvent au mois d'août de ce qu'ils ont eux-mêmes demandé en juillet », rappelant, photos exhibées à l'appui devant les journalistes, que la communauté urbaine de Lille avait demandé « d'évacuer un campement de Roms à Villeneuve-d'Ascq ». Deux évacuations ont effectivement eu lieu en août (les 19 et 26), mais sur la base de demandes antérieures aux polémiques de juillet sur les campements sauvages et sans demander d'expulsion du territoire.
Dans son intervention, Eric Besson compléta : « ceux qui accusent la France, sans aucun fondement, de violer ses obligations internationales et européennes, ainsi que ses règles et traditions républicaines, conduisent un combat partisan et ne font en réalité que salir l?image de notre pays. »
Sans gêne, le ministre de l'intérieur prit également soin de préciser : « Il ne s'agit en aucun cas de stigmatiser telle ou telle population, mais il ne s'agit pas non plus de fermer les yeux sur une réalité. »Toujours sans gêne, Hortefeux, qui recevra mardi le cardinal André Vingt-Trois, président de la conférence épiscopale, a cru bon de souligner que le gouvernement et l'Eglise étaient sur la même longueur d'ondes (sic !) : « Les déclarations qui ont été faites par la plupart des responsables de la hiérarchie catholique disent, à juste titre, la même chose (...). Ils parlent de notre devoir d'accueil et du respect des autres ».
Mardi matin, Brice Hortefeux pouvait avoir un motif de satisfaction : le nouveau préfet de l'Isère a annoncé l'arrestation du second braqueur « présumé » du casino d'Uriage. La mort d'un premier braqueur, en juillet dernier, avait déclenché des violences dans la banlieue de Grenoble, puis la surenchère insécuritaire de Nicolas Sarkozy lors de son fameux discours sur place le 30 juillet.
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Demain, c'est dans tous les journaux (sauf dans celui de Jean-Pierre Pernaud), demain, 16 000 étudiants en Master vont se retrouver "en responsabilité". C'est à dire avec la charge d'une classe, 18 heures par semaine. Une classe c'est - en moyenne - 30 élèves. Soit 16 000 x 30.
Demain, 480 000 élèves vont avoir, 18 heures par semaine, un professeur qui ne saura de son métier que l'enseignement disiplinaire théorique qu'il a acquis en master. Un peu comme si la connaissance des ingrédients nécessaires à la fabrication d'une baguette vous rendaient automatiquement boulanger. Un peu comme si la connaissance des éléments composant un moteur vous faisaient garagiste. Un peu comme si la compétence d'enseigner, le métier de transmettre relevait de la seule immanence.
Moi, demain, si j'étais l'un des 960 000 parents des 480 000 élèves qui vont se retrouver devant les 16 000 enseignants immanents fraîchement sortis des cerveaux jumeaux de Xavier Darcos et Luc Chatel, je serais très très très, mais alors très très très en colère. Au moins autant que sont en colère et désemparés les 16 000 immanents qui n'avaient rien demandé, si ce n'est de pouvoir bénéficier d'une formation au métier qu'ils avaient choisi.
Hervé Le Crosnier
Caen, le 1 août 2010
Texte diffusé sous licence creative commons by-nc
Les déclarations de Nicolas Sarkozy à Grenoble, renforcées par celles de Brice Hortefeux sur la gestion « sécuritaire » de la nationalité posent d'évidents problèmes de constitutionalité. Mais elles nous imposent de réflechir vite. Sur au moins deux points : d'abord reprendre le fil historique qui fait que la situation actuelle pue les années trente finissantes, juste avant l'abjection totale ; puis comprendre ce qui
rend possible cette dérive, et notamment chercher dans les pratiques des oppositions les attitudes qui laissent ouvertes les portes d'une telle situation.
La « nationalité » est un accord conventionnel. Elle n'existe pas « naturellement ». Un état colonisateur comme la France le sait bien, qui a découpé le monde par des frontières « nationales » en dehors de toute histoire commune ou de projet collectif. La France est un État lui-même construit par la mise sous tutelle des peuples de l'intérieur de ses frontières (bretons, basques, corses, occitans,...) au nom d'un projet « national » et « républicain ». Être français est une convention qui a changé dans le temps, et qui changera encore (nous nous dirons peut-être européens dans un siècle ?). Cette convention assujetit les individus à la nation dont ils sont membres. Longtemps, la conscription militaire en a été le symbole. Une fois accordée, par la naissance (droit du sol), par la filiation (droit du sang) ou par la naturalisation, les droits et les devoirs sont les mêmes pour tou(te)s.
Admettre la « double peine », d'une condamnation pénale suivie d'une déchéance de nationalité revient à dénigrer le fonctionnement global de la justice : les peines prononcées ne suffiraient-elles pas, ne seraient-elles pas « justes et équilibrées », que l'autorité administrative puisse ajouter une forme d'arbitraire ?
Mais pire encore, il y aurait donc une antériorité à la situation conventionnelle de la nationalité !Combien de temps, de génération sera-t-on considéré comme susceptible de se voir retirer la nationalité et placé en camp « de transit » ? Ceux qui n'entendent pas les horreurs des années trente ont les oreilles bien bouchées : l'expression « quart de juif » ne leur dit donc rien ?
Les effets des discours de la clique au pouvoir ne peuvent se juger dans le court terme. Quand Marine Le Pen exprime sa satisfaction et y voit confirmation de ses thèses, il faut entendre le glissement collectif qui s'opère. Les racistes du pouvoir, même après condamnation judiciaire comme pour Brice Hortefeux, préparent un avenir qui n'a rien de républicain, mais tout de l'organisation clanique du monde. Le soupçon va s'installer, et au lieu de penser la nation comme un projet collectif, on va la définir comme une zone protégée, à l'image de ces condominiums pour riches hérissés de barbelés et protégés par des gardes armés qui créent des taches de léopard sur toute la planète.
Bien évidemment, la démarche n'est pas spécifique à la France, malheureusement. De nombreux pays veulent décider arbitrairement de la nationalité. C'est « l'ivoirité » dans la Côte d'Ivoire, c'est le statut différent des juifs et des « arabes israéliens », c'est le débat sur les chicanos aux États-Unis, c'est la question lombarde en Italie,.... Le monde globalisé va remplacer les affrontements géopolitiques par des formes « internalisées » d'ethnicisation et de hiérarchisation. On aurait pu croire cette logique abandonnée depuis le Siècle des Lumières. L'exemple de l'Allemagne des années trente, pourtant un des pays les plus riches en philosophes, poètes, musiciens, penseurs,... aurait pu nous éclairer sur le danger permanent de voir revenir la barbarie.
Mais je n'arrive pas à me résoudre à voir la France « des Droits de l'Homme », celle qui fait figure à la fois de paradis (notamment grâce à sa protection sociale) et de référence dans les capacités de révolte et de refus de l'arbitraire (la prise de la Bastille), sombrer à son tour dans la folie raciste. Avec toutes les conséquences sur la fin de « l'état de droit », annonçant la montée des nouvelles guerres « asymétriques » contre les population les plus démunies. Les signes sont pourtant clairs, depuis l'adoption de l' « Etat d'urgence » en novembre 2005, les rafles des gamins de sans-papiers à la sortie des écoles, l'affaire de la « jungle » de Calais, et les rodomontades des ministres sur l'équipe de foot...
Qu'est-ce qui rend une telle abjection possible, alors que nous savons pertinemment que chaque petite phrase ne fait que préparer la suivante, dans une spirale régressive sans fin ? Voici la seconde question, plus importante encore pour l'avenir. Et surtout, voici la question qui se pose à toute personne éprise de justice, d'égalité et de fraternité.
Qu'avons-nous laissé faire ? Que laissons-nous faire encore ?
Les discours du pouvoir nous montrent nos faiblesses. En visant « Mai 68 » comme source de la délinquance, des problèmes de l'école, de la relation entre parents et enfants, en accusant les citoyens épris de liberté, de débat démocratique, de générosité, ils nous disent en creux que nous avons laissé dilapider le potentiel libertaire issu de la dernière grande révolte française. En se situant sur cette crête idéologique et culturelle, ces discours évitent de poser la question des rapports de force proprement économiques qui conduisent plus de 10% de la population au chômage, qui réduisent les prestations sociales et de santé, qui marginalisent les quartiers pauvres par manque de budget de reconstruction et d'aménagement, par manque de personnes pour assurer le « service au public »... Car notre focalisation sur les changements « moraux », sur les questions « sociétales » a permis que s'installe un modèle économique de domination qui nous conduit à la situation actuelle. Délinquance, insécurité d'une part, autoritarisme et racisme de l'autre sont les deux mamelles de la société néolibérale. L'acceptation par le PS de la globalisation néolibérale, jusqu'à voir deux de ses éminents dirigeants placés à la tête l'un du FMI et l'autre de l'OMC, les deux organismes les plus significatifs du nouvel ordre économique mondial, est certainement un virage fondamental dans cette courte trajectoire historique. Mais notre abandon de la construction d'une véritable force sociale, culturelle et politique au nom du « c'est toujours mieux que rien » est tout autant coupable.
Quand nous sommes conscients de l'évolution terrible du monde, et que nous voyons notre propre univers politique écartelé, incapable de se réunir sur les fondamentaux ; quand nous voyons les dirigeants des particules dont le seul espoir bureaucratique est de franchir la barre des 5% parader accrochés à leurs « vérités » comme des berniques sur leur rocher pour résister à la marée ; quand nous assistons à la débandade des organisation du mouvement social incapables de comprendre l'enjeu de la lutte contre le chômage, l'organisation des quartiers, la révolte des jeunes sans espoir, ; ? ne sommes nous pas nous-mêmes complices « par abstention » de la dérive en cours ?
Il n'est jamais trop tard. Mais il vaudrait mieux que nous décidions le plus tôt possible de revenir sur la scène politique, à partir des expériences des mouvements sociaux, à partir des réflexions polyphoniques des divers courants de la gauche critique et des associations sociales. Laisser encore à d'autres qui ont déjà montré l'étendue de leur incapacité à former un front suffisamment fort contre la domination autoritaire qui accompagne le néolibéralisme serait à nouveau plier devant le bulldozer raciste. La conception d'une société de loups en guerre permanente tous contre tous est le modèle majoritaire, autant des films hollywoodiens que des dirigeants de notre droite revancharde et animée par la haine. Ne la laissons pas s'installer. Reprenons la bataille culturelle et idéologique par le versant politique.
Au fond, l'avenir appartient aux tenants de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, mais il vaudrait mieux que cela ne vienne pas après une crise humaine et morale majeure. Redresser la barre se construit dès aujourd'hui. Par vous qui avez eu le courage de lire jusqu'ici. Que chacun(e) trouve son chemin, mais surtout revienne à la discussion, à l'échange, à l'investissement sur la scène publique. Trouvons de nouvelles formes d'organisation en réseau, de consensus et de coordination, mais surtout ne restons pas tétanisés par l'arrogance des gouvernants.
Moi, je serais Blondinet, je me cacherais. Surtout après un tel livre Fahrenheit 2010 (Stock, 190 pages). Je raserais les murs du groupe. La honte. Encore que les Blondinet se font une armure de leur cynisme. On a l?impression que rien ne peut les atteindre. Tout glisse en surface. Espérons tout de même, pour que la morale soit sauve, que vienne le jour où l?intérieur sera corrodé par tant de bêtise, de bassesse, d?arrogance accumulées. On l?aura compris, si Blondinet est bien l?anti-héros du récit d?Isabelle Desesquelles, il a une portée universelle. Nous avons tous connu des Blondinet pour peu que nous ayons travaillé dans une entreprise. Celle-ci est une librairie centenaire, forte d?une trentaine d?employés, une institution régionale qui ne vend que des livres, et dont les vendeurs se flattent de lire avant de conseiller. C?est bien le problème. Car la multinationale qui vient de racheter le réseau de librairies indépendantes auquel elle appartient a bien l?intention d?y mettre bon ordre. « Trop élitiste ! ». Rationalisation, standardisation, abrutisation. Qu?importe le coût humain pour les fidèles de cette religion du profit. La narratrice tient la maison depuis treize ans. Elle s?est fait un nom dans le département. On achète un livre là et pas ailleurs. Elle réussit à faire venir nombre d?auteurs face au public, à la cave puis parmi les rayonnages, et même des écrivains. Non pour se produire mais pour parler, discuter, s?expliquer.Après, que du classique. Retour de son congé maternité qui a coïncidé avec le rachat du réseau, elle n?a plus de bureau. Et bientôt plus rien. Elle tient quelques mois et puis basta. La vie est trop courte pour être petite. Après quelques séminaires stratégiques avec d?autres directeurs régionaux, elle jette l?éponge pour n?être pas complice de l?autodafé annoncé. Non qu?on brûle des livres mais des librairies, forme inédite de haine de la culture. On leur brise la nuque afin de mieux ranger le groupe sous l?emblème d?une marque unique. La marque. Tout pour la marque. La marque ne supporte pas que l?on conserve des invendus plus que quelques mois ; il faut donc les retourner au plus tôt et tant pis cela finit par rendre obsolète le rayon « classiques ». Il n?est pas nécessaire d?avoir lu livre de Ray Bradbury ni vu le film de François Truffaut pour comprendre. Il suffit d?imaginer que des points de suspension dans une réflexion sur les caissières « qui ont intérêt à s?adapter? » vous tuent une moralité.Dès le début, le ton est juste, la narratrice se prenant par le collet et s?interpellant sans ménagement tout le long. Le récit est vif, implacable. L?adversité donne du mordant à celle qui a le talent de la préserver de toute aigreur et de la moindre amertume. C?est enlevé avec drôlerie et parfois, dans les portraits, avec une cruauté bienvenue. Il va sans dire que tout ceci a le parfum du vécu. Et pour cause : l?auteur a dirigé la librairie Privat à Toulouse jusqu?à son absorption sous l?enseigne « Chapitre » par le groupe Bertelsmann. C?est son histoire à l?ère du manager roi, ce sacré Blondinet. Mais telle qu?elle la raconte, cela devient la nôtre.
(Photos du filmFahrenheit 451tiré du roman de Ray Bradbury par François Truffaut)
Peut-on encore sereinement proposer une critique littéraire qui ne soit qu’une critique de texte lorsque l’auteur est lui-même un phénomène de société ? L’opération est d’autant plus délicate s’agissant de Michel Houellebecq qu’il est ses personnages et ne s’en cache pas. Essayons tout de même avec son nouveau roman La carte et le territoire (430 pages, Flammarion) avant que ne s’abatte sur la foule des lecteurs sans défense une couverture médiatique que la rumeur, relayée par le buzz, annonce déjà comme quasi unanime dans l’admiration. Le livre ne sort que le 8 septembre et nous avons ici pour règle de ne pas présenter la recension des livres avant que les lecteurs ne puissent se les procurer. Mais plusieurs journaux ayant donné le coup d’envoi la semaine dernière déjà sans encourir les foudres de l’éditeur, nous nous croyons donc autorisés à nous autoriser.
La rentrée romanesque se faisant sous le signe de la crise sous toutes ses formes (sociale, politique, conjugale), du suicide, de la maladie, de la guerre et de la mort, le nouveau roman de Michel Houellebecq suscite un salutaire éclat de rire qui tranche avec la sinistrose ambiante. Même si nul n’est dupe de la mélancolie qui en est le terreau, l’auteur n’ayant généralement pas son pareil pour propager sa déprime auprès de ses lecteurs. Au moins a-t-il eu cette fois l’élégance de ne pas nous communiquer l’ennui qui le mine. On ne voit guère que les coincés du maxillaire et les graves de la “littérature contemporaine” pour considérer tout cela avec un sérieux pontifical. De quoi s’agit-il à première vue ? De l’histoire de Jed Martin, un jeune photographe plasticien qui ne se prend pas la tête (il y en a), de tout ce qui lui arrive après avoir exposé, sinon installé, son oeuvre réalisée à partir de cartes Michelin, puis de sa rencontre avec la belle Olga, des commandes de portraits de personnalités en plein travail qui lui rapportent gloire et argent, des rapports avec son père et maints autres aléas de l’existence, jusqu’à sa contribution à une enquête policière pour la résolution d’un fait divers criminel assez sordide. Sur l’histoire, dont on sait qu’elle n’est jamais que l’ombre du squelette d’un roman, il ne faut jamais trop en dire, non seulement pour ne pas gâcher aux autres la marche de la lecture, mais encore parce que l’intrigue n’est jamais l’essentiel. D’ailleurs, la quatrième de couverture n’en dit pas davantage, respectons-là, en notant tout de même qu’elle l’évoque comme “résolument classique et ouvertement moderne”, ce qui est au moins aussi fort que le grand écart pour un unijambiste, mais les éditeurs écrivent de ces choses.
Le fait est que le roman se lit agréablement. Il est bien composé, architecturé; on se laisse prendre, à défaut d’être saisi, d’autant que le ton est celui de l’humour et de l’autodérision; la mise en abyme y est permanente, l’autre personnage principal ne tardant pas à surgir en la personne de Michel Houellebecq soi-même, assez bartlebyen par son côté “j’aimerais mieux pas”, mais un Bartleby qui emprunterait à Job lorsqu’il gratte compulsivement son eczéma en se lamentant sur sa condition d’abandonné. Quant à sa patte, elle est identifiable à ses tics d’écriture, que ses admirateurs prennent pour le summum de la modernité : des marques de produits en veux-tu en voilà, des mots en italiques pour appuyer les effets etc. On croirait du Bret Easton Ellis traduit par Philippe Djian. Aux antipodes du style limpide, glaçant et admirable d’Extension du domaine de la lutte. Il est vrai que seize ans ont passé depuis. Désormais sa légende le précède. On en a fait le grand écrivain visionnaire. Don De Lillo l’est tout autant, si ce n’est davantage et avec d’autres moyens, et on n’en fait pas un plat alors que l’oeuvre est d’une toute autre puissance.
Alors ? Alors rien. Non qu’il ne se passe rien, mais il n’y a rien au bout. Pas d’enjeu. Du moins s’il y en avait un, il est traité avec une telle absence de tout ce qui fait une charge (violence, provocation, agressivité…) que cela tape dans le vide. On cherche en vain à retrouver l’énergie du plus aigu de nos sociologues littéraires, celui qui n’a pas son pareil pour anticiper, annoncer et refléter l’air du temps, le même qui s’imposa par sa mise à nu de la misère affective et sexuelle de l’homme occidental et sa dénonciation des religions meurtrières. Quand on prétend s’attaquer à de tels milieux et aux valeurs qu’ils charrient, à commencer par la dénaturation de l’argent, on le fait avec un tout autre mordant, et des arguments autrement plus solides, fussent-ils transcendés par une prose poétique. On guette une vraie réflexion sur le rôle et le statut de l’artiste dans la société, puisque ça tourne autour de la chose, mais rien ne vient. Par manque d’épaisseur ou excès de sagesse. Le milieu gay ? Sa peinture des pédés est si caricaturale qu’elle fera hausser les épaules. Les compagnies aériennes qualifiées d’”organisations intrinsèquement fascistes” pour leur refus d’embarquer des chiens comme des passagers ? Wouah ! La veulerie de la presse ? Bof… La critique de la grande distribution (laquelle contribuera fortement à faire de son livre un best-seller) ? Une photo de supermarché signée Andreas Gursky en dit vingt fois plus. Le débat sur l’identité nationale ? Avec une telle contribution théorique, il a encore de beaux jours devant lui. Le monde de l’art ? Il en a vu d’autres et des nettement plus corsées. D’autant que la démolition de Picasso, pour ne citer qu’elle, est du niveau ces-barbouillages-mes-enfants-en-font-autant, pour donner une idée de la beauferie à l’oeuvre dans ce qui se veut une critique acerbe de l’art contemporain; même au camping où Franck Dubosc a ses habitudes, on n’ose plus en sortir de pareilles. Sa critique de Le Corbusier laissera les architectes indifférents tant elle est superficielle, même si on ne doute pas de voir bientôt fleurir des thèses sur “Michel Houellebecq, pensée de la structure et souci de la ville”. Quant à Jeff Koons, Damien Hirst, François Pinault et consorts, ils en riront longtemps. Car, on allait l’oublier, nombre de personnages sont de vrais gens qui portent leur vrai nom. Houellebecq consacre ainsi en littérature Jean-Pierre Pernaut, Pierre Bellemare, Patrick Le Lay, Michel Drucker, Frédéric Beigbeder, Julien Lepers, Alain Gilot-Pétré, Claire Chazal qui lui en seront éternellement reconnaissants. Mais qui saura encore ce que recouvrait leur nom dans dix ans ? Car le comique de situation dans lequel les fait évoluer l’auteur n’est compréhensible que par rapport à leur personnalité et leur rôle dans la société d’aujourd’hui. En 2020, un lecteur de 20 ans se demandera comment de si médiocres ”héros” ont pu passionner les Français. Et quelle tête peut bien avoir un prêtre “qui ressemblait à François Hollande“. Ou une Marylin qui tient un peu de “Christine Angot- en plus sympathique tout de même”. Pour ne rien dire des acteurs du milieu littéraire, son éditrice Teresa Crémisi, son agent F.M. Samuelson ou les critiques Didier Jacob et Patrick Kéchichian, qui sont déjà de leur temps inconnus du public.
En attendant, on pourra bientôt s’interroger sur la réaction des lecteurs étrangers (Houellebecq est traduit dans une trentaine de langues) aux effets de burlesque franchouillard sur la personnalité de Jean-Pierre Pernaut dont il est fait grand cas. Important, l’étranger : c’est là que sont sortis les premiers articles sur ce roman, après celui du Parisien. Car, faut-il rappeler, tous les personnages cités ne fonctionnent pas, ou peu, ou mal, sans ce qui les soutient : un clin d’oeil à une réalité très contemporaine dont on ne voit pas qu’elle pourrait passer à la postérité tant elle est, comment dire sans vexer personne, anodine. Ses personnages n’ont pas d’existence romanesque autonome. Un grand roman parvient à refléter son temps tout en s’affranchissant de ce qu’il a de plus éphémère afin d’atteindre à l’universel. Lorsqu’il paraîtra en format de poche, La carte et le territoire semblera déjà daté. Démodé pour avoir été un temps à la mode. Ce qui peut arriver de pire à un livre ambitieux. Julien Gracq a expliqué un jour le phénomène à Régis Debray en ces termes :”Les vieux films classiques sont datés comme les automobiles. Les opéras ne le sont pas, protégés du réel par les conventions propres au genre. L’irréalisme du chant et des costumes leur permet de traverser les temps intacts”. D’aucuns louent déjà Houellebecq d’avoir écrit Les Choses du XXI ème siècle. Sauf que Georges Perec, lui, n’en avait ni la conscience ni la prétention lorsqu’il écrivait Les Choses. Le genre de livre qu’on n’écrit pas en regardant le journal de la mi-journée sur TF1, ou Masterchef ou dans le meilleur des cas Questions pour un champion en boucle, sans oublier bien sûr 30 millions d’amis, et autres programmes qu’on n’interrompt que pour faire ses courses au télé-achat. Autant de parfaits reflets de l’esthétique de La carte et le territoire. L’auteur a beau avoir vécu en Irlande, et désormais en Espagne, il n’en est pas moins resté dans l’âme, du fond de ses exils, un télespectateur français moyen.
On verra cette fois ce que cela donne sans soufre ni scandale. Sauf imprévu, le scénario de la rentrée littéraire pour les semaines à venir est écrit. La carte et le territoire va écraser le reste. La critique sera quasi unanime dans l’admiration. Ceux qui s’en écarteront seront sèchement rappelés à l’ordre comme vient de l’expérimenter Tahar Ben Jelloun : il s’est fait cogner parles internautes sur la Toile pour avoir osé rapporter dans sa chronique deLa Repubblica tout le déplaisir que lui avait procuré la lecture de ce livre. Elisabeth Badinter donne bien le ton de ce que sera le fond de l’air littéraire en déclarant :” Pour moi en France aujourd’hui, il n’y a que deux romanciers qui ont su renouveler le rapport hommes/femmes : Virginie Despentes et Michel Houellebecq”. C’est entre eux que cela se jouera au final. En attendant, on s’arrachera les droits du roman de Houellebecq à la foire de Francfort. Il s’en vendra 150 000 exemplaires, et bien 400 000 une fois que le Goncourt lui aura été attribué. Car on ne voit pas par quel mystère, à moins d’un faux-pas médiatique du candidat malgré son intelligence tactique et sa prudence désormais éprouvée, comment le jury ne serait pas sensible à un roman qui a tellement tout pour lui plaire. C’est même à se demander si Houellebecq ne l’a pas fait exprès.
Son roman a de la main (423 pages, parfait pour les cadeaux de fin d?année, quand tant d?autres semblent plus légers à cause de leurs 150 pages alors qu?ils ont plus de poids), et il est sympathique. Les Goncourt, qui ne détesteraient pas que leur image devînt un peu plus jeune-et-moderne, se réconcilieront à moindre frais avec leur trublion grâce à un roman qui présente l?avantage d?être moins triste que celui d?Olivier Adam et moins trash que celui de Virginie Despentes. Traînés dans la boue par la critique et boudés par le public en 1998 pour avoir préféré Confidence pour confidence de Paule Constant aux Particules élémentaires qui avait été « le » livre de la rentrée, ils en ont conservé un souvenir amer. Depuis, son auteur est devenu l’écrivain français le plus connu et l’un des plus vendus à l’étranger. Si les dix de Drouant passent à nouveau à côté, leur casier judiciaire risque de s’alourdir. Cette fois, on ne voit pas comment Houellecbecq et Goncourt pourraient s?échapper l?un à l?autre. C?est tout le mal qu?on leur souhaite.
(”Michel Houellebecq” photos D.R.; “99 Cent, 1999″, photo d’Andreas Gursky; Frédéric ‘A night in Casablanca’ Beigbeder”, photo Passou; “Georges Perec” dessin de Bearboz”; “Houellebecq parle désormais en anglais à son nouveau chien” photo Pete Souza/ White House/ NYT)
Demain, c'est dans tous les journaux (sauf dans celui de Jean-Pierre Pernaud), demain, 16 000 étudiants en Master vont se retrouver "en responsabilité". C'est à dire avec la charge d'une classe, 18 heures par semaine. Une classe c'est - en moyenne - 30 élèves. Soit 16 000 x 30.
Demain, 480 000 élèves vont avoir, 18 heures par semaine, un professeur qui ne saura de son métier que l'enseignement disiplinaire théorique qu'il a acquis en master. Un peu comme si la connaissance des ingrédients nécessaires à la fabrication d'une baguette vous rendaient automatiquement boulanger. Un peu comme si la connaissance des éléments composant un moteur vous faisaient garagiste. Un peu comme si la compétence d'enseigner, le métier de transmettre relevait de la seule immanence.
Moi, demain, si j'étais l'un des 960 000 parents des 480 000 élèves qui vont se retrouver devant les 16 000 enseignants immanents fraîchement sortis des cerveaux jumeaux de Xavier Darcos et Luc Chatel, je serais très très très, mais alors très très très en colère. Au moins autant que sont en colère et désemparés les 16 000 immanents qui n'avaient rien demandé, si ce n'est de pouvoir bénéficier d'une formation au métier qu'ils avaient choisi.
A peine la première édition de Festimaths publiée, voilà qu'il faut déjà penser à la deuxième. Aucun lien mathématique ne m'a été envoyé pour cette première mouture malgré les appels à contributions lancés sur ce blog dès le 15 juillet et le 15 août. Vacances, manque d'intérêt, timidité? C'est difficile de le savoir. Dans tous les cas si un blog de maths veut recevoir la prochaine édition, il sera le bienvenu. Ce festival n'a d'intérêt que s'il change de maison, si ce n'est pas toujours le même blogueur qui le rédige. Alors n'hésitez pas à vous faire connaître pour héberger cette manifestation. Tous les blogs de maths sont concernés et même les blogs de sciences qui publient des billets de maths sont vraiment les bienvenus. La fréquence de publication, dans le cas où je reste seul à alimenter et à rechercher les billets sera bimensuelle. Elle peut sans aucun doute devenir mensuelle s'il s'agit d'une animation collective (et souhaitée). Dans un premier temps, la date du 1er novembre sera donc retenue pour le deuxième Festimaths et publication ici ou sur un autre blog.
Signalez le billet que vous souhaitez voir apparaitre (c'est vraiment plus facile!) et faites de la publicité pour le festival sur votre blog en liant cet article.
J'ai pris beaucoup de plaisir à glaner tous ces billets montrant une grande richesse, beaucoup de qualité et un éclectisme presque sans limites. Il me parait dommage que ces productions ne soient pas assez valorisées ni encouragées en France comme je peux le voir dans d'autres pays. Le temps fera certainement son oeuvre mais un coche n'aura-t-il pas été raté? En attendant ce moment... il ne nous reste qu'à y croire et à contempler l'oeuvre collective.
Le monde en chiffres
Le pic des naissances d'habitude observé au mois de mai aurait-il disparu? Y'a-t-il un lien entre natalité et température ou bien avec les cours de la bourse? C'est ce que tente d'élucider Arthur Charpentier éponyme de son blog qu'il clône d'ailleurs régulièrement en Freakonometrics.
Le GIEC a été l'objet de nombreuses polémiques. Comment rétablir la confiance? Voilà la question à laquelle répond Hervé Le Treut pour Canal Académie.
La nouvelle est tombée en Juillet: 20 sera le nombre de Dieu pour le Rubik's Cube, c'est à dire que ce dernier peut-être résolu en 20 coups ou moins à partir de n'importe quelle position initiale.
Culture et vie mathématique
Juste avant de partir en vacances The Dude Minds nous a fait découvrir une curiosité numérique sur la somme des entiers impairs consécutifs et cette même somme décalée.
Juste avant de partir en vacances, eljjdx, inspiré la coupe du monde et Quadrature (ce n'est pas incompatible... voir pour cela Bernard Lahire dansLa Culture des individus. Dissonances culturelles et distinction de soi) présente les nombres brésiliens dans Números dou Brazil.
Gribouille.me passe en revue les logiciels permettant de faire du calcul numérique.
Sur ABC Maths on trouve une citation latine au sujet de laquelle on peut faire Cocorico...
Le blog "Les chroniques d'Hyderhâbâd, Voyage au congrès International des mathématiciens " retrace le déroulement de cette manifestation au cours de laquelle trois d'entre eux, issus de l'école mathématique française, ont été décorés des prestigieuses médailles Fields et Gauss et nous offre une parenthèse pas mathématique mais culinaire. On pourra bien sûr consulter le blog à des faims plus théoriques!
Enseignement avec ou sans TICE
100 ans ça se fête. C'est bientôt l'âge de l'Association des Professeurs de Mathématiques. Au programme un Colloque et des Journées Nationales à la Capitale, s'il vous plait. Dans 20 ans on l'appellera Jeanne...
Missmath s'interroge sur la motivation des élèves. Faire un tirage aléatoire de 2 notes parmi 10 sur une période donnée est-il plus motivant que la dilution de chacune des évaluations? Réponse sur Brouillon de poulet pour l'âne.
Après avoir répertorié pas moins de 165 000 mauvaises orthographes du mot "algorithme" dont le "i" est remplacé par un "y" puis en avoir rappelé les liens avec Al-Khawarizmi, Docteur Goulu, dansAl-Khawarizmismesfait l'inventaire de 32 algorithmes souvent cachés et très utilisés, du plus simple comme celui de la dichotomie aux plus complexes.
L'informatique utilise des très grand nombres avec des préfixes du type "Giga" "Péta"... le dernier fixé étant "Yotta" mais comment appeler le suivant ? Il y a déjà plus de 62 000 fans sur Facebook pour "Hella"...
Sur le blog Gödel lost letter et P=NP, les discussions ont été denses au sujet d'une preuve de Deolakinar concernant le problème P=NP. Celle-ci contiendrait cependant deux failles assez importantes. Affaire à suivre!
Arts et représentations
The Number Warrior réfléchit sur la notion de représentation en mathématiques, sur l'utilisation des couleurs et des signes. Passionnant. On y trouve de plus cette vidéo d'Alice au Pays des Merveilles sur I Pad.
Sports
Chez Math'O Man , la coupe du monde a été source d'inspiration et on s'interroge sur la déformation du ballon.
Culture générale
Vous n'avez eu de cesse de répéter depuis votre premier 0 en maths qu'elles ne servent à rien. La lecture de Maths à venir Express, vous permettra certainement de revenir sans trop de douleur sur cette idée fausse.
C'est un tour du monde un peu particulier que propose Sonia dans AlgoRythmes, celui des musées mathématiques. Une autre façon de voyager.
Dans Images des Maths, Aurélien Alvarez retrace la contribution de la célèbre Émilie du Châtelet dans le billet Divine Émilie.
CultureMaths a rajouté un chapitre au dossier D'Alembert: Mathématicien des lumières cintitulé la Science des écoulements. La querelle avec Borda illustre une fois de plus la souvent difficile cohabitation entre théorie et expérience.
Tout bon geek qui se respecte se doit d'avoir son horloge en binaire car le temps... c'est la base 2 tout, comme nous le fait découvir Didier Müller. Et dans l'humour la répétition ça le connait !
Le Ipad tout le monde en parle mais est-ce possible d'y faire des maths? Un début de réponse sur Maths on Ipad #1.
Vulgarisation
La vulgarisation prend encore un nouveau virage. Interstices publie un article avec une mise en scène vidéo des recherches d'Annabelle Ballesta sur les biomathématiques. Au programme: traitement du cancer et rythmes circadiens. On n'oubliera pas le dessert au passage. C'est un incontouranble à tout anniversaire qui se respecte.
Jeux
"Tu as le fils de la famille Préhistofeu ?"
Les vacances avec les petits-enfants ont été éprouvantes, car voir passer pendant plus d'un mois les cartes des familles Préhitofeu et Tousàlacuisine fut une épreuve difficile. Un remède: Mathisto qui en plus d'un jeu de 7 familles comporte de nombreuses questions et peut se transformer en véritable jeu de stratégie.
International
L'idée d'un Carnaval/Festival des Blogs de Maths n'est pas une idée personnelle. D'autres versions existent à travers du monde. Voilà les cinq que j'arrive tant bien que mal à déchiffrer et il y en a certainement d'autres.
Buscando un nombre cite un extrait d'un poème de Borgès où les maths sont présentes de façon assez surprenante. À ne pas manquer.
Sur Math Movement, on peut vérifier que la carcatéritique d'Euler fonctionne aussi... sur les gribouillages ! La suite est ici avec Yoda...
Que se passe-t-il si Porto-Rico veniat à rejoindre les Etats-Unis. Politquement et économiquement je ne sais pas mais on peut se poser la question de la nouvelle répartition des étoiles sur le drapeau américain, c'est ce qu'a fait Slate dans une applet exportable.
On fait aussi des maths sur twitter ou plutôt certains s'amusent d'une drôle de façon:
Le format OPDS (Open Publication Distribution System) est un format de syndication pour la publication électronique s?appuyant sur ATOM (RFC4287) et le protocole HTTP (RFC2616). Il permet l?agrégation, la distribution, la détection et l?acquisition de publications électroniques. OPDS utilise des standards ouverts existants ou émergeants, en mettant l?accent sur la simplicité.
Il s’agit de permettre la diffusion de catalogues de contenus (livres et publications en général), indépendamment de la plateforme de diffusion et du lecteur utilisé (sofware et hardware).
Le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) soutient cette initiative. Il considère qu’il s’agit là d’un dispositif indispensable (comme le fut en son temps le protocole OAI-PMH) permettant la mise en place d’un véritable écosystème ouvert et vivant du livre électronique. L’enjeu le plus important, aujourd’hui, est de permettre l’épanouissement d’un grand nombre d’entrepôts de livres électroniques et d’un grand nombre de libraires électroniques, permettant d’éviter le syndrôme du goulet d’étrangelement évoqué dans Gutenberg, ce criminel et dans Et si Itunes avalait tous vos livres ? L’enjeu est économique. Il est culturel. Il est politique. C’est un enjeu de société qui ne doit pas être réduit à une question technologique. Bien au contraire, il s’agit d’un choix de société. Le format OPDS est soutenu notamment par OLPC, un ordinateur pour les pays émergeants. OLPC signifie « One laptop per child » et a pour ambition de fournir un ordinateur par enfant dans les classes en Afrique, Inde, Amérique du Sud… (En savoir plus)
Francis Chateauraynaud (GSPR ? EHESS) Josquin Debaz (Chercheur au GSPR)
Résumé de l’intervention
A partir de travaux développés depuis le milieu des années 1990 à la croisée de la sociologie et de l?informatique, cette séance du séminaire a examiné des méthodes et des procédures utilisées pour l?analyse de dossiers complexes saisis comme autant de grands corpus évolutifs, formés de textes numérisés.
La première partie de la séance est revenue sur la genèse des outils placés au c?ur de la suite logicielle Prospéro-Marlowe-Tirésias tout en les situant dans le champ des outils d?analyse informatisée pour les SHS.
La deuxième partie fut consacrée à une démonstration réalisée sur plusieurs corpus de façon à expliciter un certain nombre de concepts et de protocoles.
Bien que fortement orientés vers les objets de la sociologie des controverses et des conflits, ces outils peuvent trouver des applications sur des corpus très différents, et à ce titre devraient intéresser la plupart des disciplines des sciences sociales.
Enfin, la troisième partie a pris la forme d?un travail d?enquête collaborative sur un dossier choisi par les participants. Les discussions qui ont surgi ont permis d?examiner collectivement les conditions dans lesquelles ce type d?approche peut s?insérer dans le mouvement plus général des digital humanities et entrer en interaction avec de multiples formes d?archivages et de traitements numériques.
La socio-informatique des controverses a depuis l?automne 2009 son carnet de recherche sur hypotheses.org. On y trouvera des billets méthodologiques destinés à accompagner des recherches collectives et à alimenter les discussions, ainsi que de multiples sources et références relatives aux logiciels utilisés et à leurs grandes applications.
Jadis menace exercée sur les cancres ou les orphelins à l’égal de la prison, l’internat est en passe de devenir l’outil par (l’)excellence de libération, de réussite et d’insertion. Un millier de collégiens de quartiers ou de familles peu susceptibles de favoriser leur épanouissement vont intégrer à la rentrée onze de ces établissements, insuffisants [...]
Les premiers conteneurs transformés en chambres d’étudiant sont apparus au Havre. Devraient suivre, pour pallier la pénurie en ce domaine, des péniches, des « ponts habités »… mais peu de chose en dur, alors qu’une enquête de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes)* révèle aujourd’hui les « pratiques déloyales » des [...]
Posted in: Monroeville, USA by Franny Wentzel. Had to replace my 3 yr old digicam after it died - my Apple Quicktakes still work after 15. Along the way I found this old Kodak Instamatic out in the wild...
More interesting was a bundle of old photographs and other papers belonging to Miss Alba Nidia Ortiz of 700 Westchester Ave in the Bronx ...
Her ID card - I've blotted out her Telephone and Social Security numbers
High School General Organisation card #47
Typwritten religeous ID in a disintegrated casing
"I am a Catholic. In case of accident call a priest."
Pay stubs from B Altman & Co - that $37.26 takehome would be worth $188.96 today
A thank you note addressed to her
"We thank you for your cooperation and service of alumna luncheon"
The photographs - taken at some sort of camp in the early 1970s - everyone here would be in their late 40s or early 50s now
and a bit of found whimsy to close this post
L’autre jour avec Charlotte(2 mais c’est provisoire) (je le mets en italiques sinon on comprend pas que c’est son pseudo – mais non c’est pas grave Charlotte, tout va bien) nous discutions des smileys dans les commentaires (c’est à dire que nous discutions, via les commentaires, des smileys. Qu’ils soient dans les commentaires ou ailleurs. Ca y est, on comprend déjà plus rien).
Elle disait qu’elle aimait pas trop les smileys, que ça faisait un peu genre » kikou lol j’ai 12 ans ». Ce à quoi je répondais que j’étais bien d’accord ;-) (et hop, un smiley).
Sauf que je sais à quel point la communication écrite sur internet est délicate, surtout avec des gens qu’on ne connaît pas en vrai ; du coup je mets des smileys dès que je veux montrer que j’ai un sourire aux lèvres (ou que j’éclate de rire) au moment où j’écris un truc.
Ca me sert à compenser l’absence de contact visuel avec l’autre, et à l’aider à connaître mon état d’esprit au moment où j’écris.
Je sais que c’est un peu cheap comme moyen d’expression (et encore, j’ai évidemment viré de mon blog les vrais smileys jaunes qui grimacent en agitant des pancartes ou des bouquets de fleurs, pour moi c’est l’abomination absolue) ; mais jusqu’ici j’ai pas trouvé mieux pour montrer que je ris ou souris, sachant que je communique énormément par écrit et que donc je peux pas y passer 8 ans à chaque fois.
Voyez le topo ? ;-) (et crac, un autre).
PS : le problème collatéral c’est que quand je fous pas de smileys, les gens croient que je fais la gueule. On s’en sort pas (et là j’ai résisté à l’envie d’en coller 12, des smileys).
L’autre jour j’avais envie de me gommer la figure * ; ça faisait genre trois mois que je pouvais pas à cause de cette fucking dermite (pas question de prendre des risques sur une peau dans un état pareil, même pas avec un gommage sans grains). Normalement j’en fais à peu près toutes les semaines ou tous les 15 jours, ça commençait à me manquer.
Ma peau allant nettement mieux (grâce aux quelques jours passés à barboter dans la flotte à Avène et aux bons conseils reçus là-bas - et appliqués A LA LETTRE depuis – pour une fois que je fais ce qu’on me dit – faut dire que là j’étais motivée, vu comme j’étais défigurée), je me suis dit que je pouvais tenter le coup.
Comme j’avais pas sous la main de gommage spécial peau sensible, j’ai mélangé genre une noisette (OK, une grosse noisette) de mon gommage Clinique à mon nettoyant Avène, et j’ai frotté – trèèèèèès doucement – mon visage avec ça.
Résultat : zéro irritation et peau toute douce. The foot, en quelque sorte.
* écoutez, y’en a qui ont envie d’adopter des chiens envahissants ou de passer du temps avec Sarah – private jokes twitteresques, pardon – chacune ses lubies.
Dernier jour d’août, c’est le moment de faire un petit bilan des deux mois estivaux qui s’achèvent pour ceux qui les ont passés sous les cocotiers.
En dehors de la toute récente série de planches “La machine à gagner les élections”, mes dessins préférés de cette période concernent les petits jeux de l’été que j’ai réalisé au début du mois d’août. J’ai sélectionné également l’un des nombreux dessins traitant de la coupe du monde de football.
Cet été, les notes les plus consultées concernaient le scandale Bettencourt qui a fait les gros titres de journaux même pendant la coupe du Monde et les vacances de notre président.
Les deux notes qui vous ont fait le plus réagir durant cette période est bien entendu la polémique sur les reconduites à la frontière des roms mais également le test estival “Quel Nicolas Sarkozy êtes-vous ?”
Il y a quelques jours, le constructeur américain General Motors a indiqué que sa Chevrolet Volt électrique à autonomie prolongée débarquerait pour la première fois en Chine fin août 2010 pour aller à la rencontre du grand public.
Mgr Tony Anatrella poursuit sa dénonciation du gender :
"Il faut bien considérer que les Organisations internationales, l'Onu, la Commission européenne et le Parlement de Strasbourg
imposent cette nouvelle idéologie dans l'ignorance des citoyens. [...] Les
médias français ont ainsi valorisé, de façon démagogique et sans aucun
esprit critique, la création d'une Chaire sur le genre à Sciences
Po. à Paris au printemps 2010 alors que cette idéologie innerve
l'enseignement et les représentations sociales depuis des années. Comme
d'habitude l'idéologie à la mode d'une époque ne supporte pas la
critique comme dans les années 1950-1960, il était de bon ton, dans les
milieux dits intellectuels, de ne pas critiquer le marxisme, mais au
contraire de l'honorer dans toutes les disciplines. La plupart des
enseignements universitaires en étaient imprégnés. L'idéologie du genre passe maintenant à travers des lois qui ont pour objectif de créer la réalité sociale. C'est le cheval de Troie et
il est trop tard lorsqu'on le découvre. [...]
Les démocraties, pour autant qu'elles
soient encore dans cette logique alors que nous sommes à l'ère des
lobbies et des dossiers bouclés idéologiquement d'avance, dans de
nombreuses instances internationales et européennes, créent souvent des
lois (technocratiques) au nom de simples aménagements techniques, comme
le ministre de la Justice l'avait dit en France lors du vote du Pacs
(1999), alors qu'elles engagent davantage une conception de la vie et
modifient le sens des réalités. C'est bien le sens de l'institution du
mariage qui en pâti. Le marxisme voulait inventer un homme nouveau, le nazisme un homme pur et la théorie du genre un homme délié de la différence sexuelle : l'homme et la femme sont interchangeables au nom de la fausse valeur de la parité, et les orientations sexuelles pourraient être à l'origine du couple et de la famille. Comment ne pas voir que le nihilisme et le révisionnisme des réalités majeures sont toujours à l'?uvre ?"
L'Université de Maryland a conduit une étude sur les relations entre les Etats-Unis et les pays arabes (pdf 95 pages).
Le résultat d'un sondage (page 58 -cf image ci-contre) publié début août auprès de 3976 personnes dans 6 pays arabes
(Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Maroc, Liban) est sans équivoque. A la question de savoir lequel des 7 pays suivants (France, Chine, Allemagne, Etats-Unis, Russie, Pakistan et Grande-Bretagne) ils choisiraient comme pays d'émigration, la majorité des sondés répondent... la France ! Un résultat 2010 (51%) en hausse par rapport à 2009 (36%) et 2008 (39%).
Plus loin (page 66), les mêmes déclarent admirer davantage Erdogan, Chavez et Ahmadinajad que Sarkozy ou Chirac.
Il y pense forcément. Depuis ce funeste mois de juin où les scandales et révélations se succédèrent comme des bourgeons printaniers, Nicolas Sarkozy a tout tenté, tout essayé. Il est certes parvenu à un accord avec Chirac. Mais en cette rentrée de septembre, le gros dossier, l'épine majeure reste Eric Woerth, ancien trésorier, toujours fidèle mais certainement affaibli. Plus grave, son équipe est désormais scrutée avec une attention inhabituelle. Seul François Fillon est apparu calme et serein, pour sa première interview de rentrée, lundi matin sur France Inter.
Fillon, presque neutre.
Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon s'est énervé pour rien lundi matin, après l'intervention de Fillon sur France inter. Il a dressé un parallèle entre le premier ministre et Marine Le Pen à cause de deux phrases prononcées par Fillon sur les ondes de la station publique. Pourtant, ce dernier est apparu bien calme, mesuré, presque distant, après l'été « gesticulatoire » et agité que Sarkozy et ses proches nous ont livré depuis juillet.
Le premier ministre voulait visiblement paraître calme et confiant, alors que ses ministres, a contrario, s'affolent. Eric Woerth dénonçait la « lapidation médiatique » dont il ferait l'objet; Bernard Kouchner confiait sur RTL qu'il a pensé à démissionner cet été ; Brice Hortefeux et Eric Besson ont lancé une nouvelle charge contre les Roms et leur « mendicité aggressive »; et Hervé Morin, ministre de la Défense, a livré la plus forte critique du moment émanant d'un membre du gouvernement contre le virage sécuritaire pris depuis le discours de Grenoble. Fillon s'est clairement démarqué de cette agitation, y compris et surtout de celle de Nicolas Sarkozy, en évitant les formules choc, et en prenant le soin de répondre longuement, .... quitte à abuser de langue de bois.
Sur la baisse des moyens dédiés à la police et à la gendarmerie, Fillon a récusé la critique, sans fournir de chiffres alternatifs à ceux qui lui étaient opposés. Il s'est abrité derrière la réorganisation des forces de l'ordre. A-t-il été choqué par le discours de Grenoble ? Il botte en touche : « chacun a sa sensibilité » mais, « ces décisions, je les mets en oeuvre sans aucun état d'âme. » Ou encore : « Nous n'accusons pas la gauche d'être responsable de l'insécurité ». Estrosi s'est fait taclé au passage. « Je n'ai pas approuvé cette déclaration » a-t-il déclaré à propos de la proposition estivale de son ministre de l'industrie Estrosi de sanctionner les maires défaillant en matière de sécurité.
La réforme des retraites française serait l'une des plus « raisonnables » des pays européens. Fillon faisait allusion au projet espagnol qui prévoit un recul à 67 ans de l'âge de départ à la retraite. Il oublie qu'en France, la durée de cotisation sera l'une des plus longues d'Europe (42 ans à terme).
Sur l'affaire Woerth, le supplice « continue », et Fillon le « regrette », convaincu que le dossier à charge contre Woerth est vide. Et s'il faut passer par une saisine de la Cour de Justice de la République, comme l'a demandé ce weekend Corine Lepage, Fillon reste serein : « J'aurai préféré que cette procédure n'ait pas lieu. Eric Woerth est innocent. »
A propos de l'arrangement intervenu entre Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë, Fillon reconnaît, à demi-mot, que c'est un aveu de culpabilité.
Répondant à certaines inquiétudes, Fillon a aussi expliqué que le crédit impôt recherche ni la défiscalisation partielle de l'ISF en faveur des PME ne seraient pas affecté par la chasse aux niches fiscales. Quand au recul récent de Sarkozy à propos de l'APL, Fillon s'en excuse presque : sa proposition de suppression du cumul des aides au logement étudiant avec la demi-part supplémentaire par enfant étudiant était trop rude pour les foyers modestes.
Neutraliser Woerth ? Dans les colonnes du Parisien, Eric Woerth se voulait plus combattif. Il est en « forme olympique », malgré une « lapidation médiatique » dont il ferait l'objet. Le ministre a le sens des comparaisons. Dégagé de la trésorerie de l'UMP, qui lui a trouvé un successeur « à l'unanimité » ce lundi, Eric Woerth lutte surtout pour sa survie gouvernementale.
Econduit de la réunion du Brégançon, le 20 août dernier, Eric Woerth a eu droit à une petite séance de rattrapage personnalisée, et imprévue à l'agenda officiel du président français, jeudi 26 août, à l'abri des caméras, dans le bureau de Nicolas Sarkozy. Le communiqué de presse qui s'en suivit fut laconique, Sarkozy se contentant de rappeler qu'il demandait à son ministre du travail de tenir « compte de la situation de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus dure que les autres. » Ce weekend, le JDD révélait que le procureur général de la République envisageait de saisir la Cour de Justice de la République à propos des infractions présumées de prise illégale d'intérêt et de favoritisme du ministre du Travail. La nouvelle fait tâche, même si cette Cour, composée de parlementaires, est habituellement très clémente avec les siens comme on a pu le voir dans le jugement récent de Charles Pasqua. Corine Lepage, députée européenne ex-Modem, serait à l'origine de ce coup judiciaire : « J'estime, au regard de la Constitution, que le procureur Nadal a le droit d'actionner la Cour de justice. Je lui ai demandé de le faire, quitte d'ailleurs à ce qu'à l'arrivée, elle lave M. Woerth de tout soupçon. » Elle ne visait que deux infractions en particulier, alors que l'affaire Woerth est carrément protéiforme: « son intervention éventuelle en matière fiscale pour un contribuable employeur de son épouse et aussi la vente des terrains de l'Oise. »
Le procureur général se serait fait remettre le rapport du directeur de l'Inspection Général des Finances publié le 11 juillet dernier. Ce rapport est entaché de soupçon : son auteur a travaillé seul avec trois « juniors » du service de l'IGF, et avait été nommé directement par Eric Woerth quand ce dernier était ministre du budget.
Les tourments d'Eric Woerth ne s'arrêtent pas là : des anciens délégués du personnel de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont mis la main sur un rapport du ministère du travail sur le traitement d'une affaire similaire, le licenciement des délégués du personnel de la société Tyco Electronics, demandé par les dirigeants de l'entreprise. Une situation quasi-identique, notent les délégués, à celle de leur usine. Sauf que ... dans ce cas précis, le ministère du travail a suivi les recommandations de l'inspection du travail qui s'opposait à ce licenciement. « L'avis de l'inspection du travail est donc ici écouté. l'inspecteur avait mis en avant les mêmes raison économiques « non justifiée ». Le même schéma que pour Molex ! À la différence près que nous avons eu la malchance d'avoir ce Monsieur De Serigny qui a joué contre nous », souligne Denis Parise, l'un des ex-délégués, faisant référence au conseiller bénévole d'Eric Woerth qui travaillait également pour le compte de la société Athéma qui conseillait la direction de Molex.
Neutraliser Bettencourt
L'hebdomadaire Marianne, dans son édition du 28 août dernier, publie d'étonnantes révélations sur les déclarations fiscales d'André et Liliane Bettencourt. Les chiffres donnent le tournis. Le journal révèle notamment la sous-évaluation manifeste de nombre de biens immobiliers du couple Bettencourt : une villa de 25 pièces et 3,9 hectares de terrain dans les Côtes d'Armor pour 827 500 euros ; une autre à Majorque, en Espagne, 7 pièces et 275 mètres carrès, pour 255 000 euros; une maison à Saint-Maurice-d'Etelan (Seine-Maritime) de 221 mètres carrès et 7 hectares pour 250 000 euros; une autre, au même endroit, avec 590 mètres carrés et 3,3 hectares pour 240 000 euros.
Autre révélation, Liliane Bettencourt s'est faite rembourser 32,6 millions d'euros (et non 30 millions) au titre du bouclier fiscal début 2007 sur ses revenus 2006 déclarés à 77,7 millions d'euros. Or la milliardaire reçoit plus de 200 millions d'euros annuels de dividendes de l'Oréal chaque année. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les services du fisc n'ont pas réalisé de contrôle fiscal depuis 15 ans. Comment expliquer une telle clémence ?
Neutraliser Chirac
On en sait un peu plus sur l'accord tripartite conclu entre Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et Bertrand Delanoë sur l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Le président français s'est attaché les faveurs de son prédécesseur, histoire de neutraliser quelques dommages collatéraux. Il faut dire que Chirac a de quoi de balancer sur les coulisses de son ancien fidèle de Neuilly-sur-Seine. De l'affaire Clearstream au Karachigate, on devine que les dossiers sont fournis.
Dans son édition du 28 août, le Journal du Dimanche détaille les modalités de calcul des 2,2 millions d'euros que l'UMP et Jacques Chirac se sont donc engagés à verser à la municipalité parisienne en échange du retrait de sa plainte: les 21 emplois fictifs finalement retenus dans le procès qui doit débuter à la fin de cette année ou au début 2011, on relève quelques cas qui n'ont aucun rapport avec le RPR : trois collaborateurs de Jean de Gaulle (le petit-fils du général), des collaborateurs de l?ancien parti de droite, le CNI, des membres de « la cellule corrézienne » de Chirac, Marie-Thérèse Poujade, l?épouse du maire de Dijon, et François Debré, fils de Michel. Au final, Chirac doit payer 550 000 euros, et l'UMp le solde de 1,65 millions.
A Paris, certains élus de la majorité enragent. A l'UMP, on s'agace. Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a déclaré dimanche qu'aucune tractation n'était intervenue entre l'UMP et Bertrand Delanoë, pour avouer ensuite, que l'UMP accepterait la transaction.
Faute de mieux, il fait de la sémantique.
Neutraliser les conflits d'intérêts ?
Le mensuel économique Capital, peu suspect d'antisarkozysme primaire, détaillait le mois dernier les fonctions, salaires et carrières de quelques ministres et secrétaires d'Etat du gouvernement Sarkoy/Fillon. Certains cas sont connus, comme celui de Christine Ockrent. Professionnelle indiscutable, l'ancienne journaliste et compagne de Bernard Kouchner a rejoint, en tant que directrice générale, le pôle « Audiovisuel Extérieur de la France » (France 24, RFI et TV5Monde), chapeauté par ... Bernard Kouchner. Jusqu'en juillet dernier, Kouchner avait confié à son secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet, cette supervision. Mais ce dernier a depuis quitté le gouvernement, sans être remplacé. D'autres le sont moins. On s'attardera à peine sur Brice Hortefeux, qui pourfendait récemment « la gauche milliardaire », est marié à Valérie Hortefeux. Cette dernière est gestionnaire de fortune (et non pas chargée de communication comme nous l'indiquions par erreur) au sein de Natixis.
Le cas de Jérôme Pécresse, mari de Valérie Pécresse, attire également assez peu l'attention. Il est directeur général adjoint d'Imérys, une société qui compte un conseiller d'Eric Woerth, Eric de Sérigny, à son conseil d'administration.
Jean-Pierre Philippe, le mari de la secrétaire d'Etat à l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, est plus intéressant. Ayant quitté EADS en juin 2007 - pour des raisons sans rapport avec la nomination de son épouse au gouvernement - il a créé successivement trois sociétés de conseil. La première fait du conseil en gestion. Baptisée Sagitta01, elle a été créée 1er juillet 2007, et a enregistré 300 000 euros de chiffre d'affaires dès sa première année, 435 000 euros de chiffre d'affaires l'année suivante; Deux ans plus tard, Philippe créé une seconde société de conseil en gestion, En Way le 13 mai 2009. Entre-temps, il a aussi créé Seven Ways le 9 septembre 2008, pour « l'organisation d?évènements politiques ». On ne sait pas quelles manifestations politiques sa société a organisé. Pour ses 4 premiers mois, elle a affiché 60 000 euros de chiffre d'affaires, puis 265 000 euros en 2009. Elle a été dissoute le 17 août 2010. Pourquoi donc ?
Mercredi, Nicolas Sarkozy s'adressait aux ambassadeurs, lors de la 18ème Conférence du genre depuis 1993. Cet exercice de rentrée est toujours savoureux depuis que Nicolas Sarkozy est président. A chaque discours, le volontarisme affiché dans les mots est apparu de plus en plus éloigné de la réalité.
L'image était mal éclairée, le son caverneux, et le discours coupé en plusieurs segments par un monteur de l'Elysée, comme pour masquer combien il était fastidieux. Sarkozy lisait prudemment son texte, la tête baissée, s'essuyant le front à répétition, et se permettant rarement, presque jamais, d'élan spontané comme il aimait le faire auparavant.
Sarko radote depuis 2007...
Fin août 2007, Sarkozy sortait de son premier été de président, vacances luxueuses aux Etats-Unis invité par un copain fortuné, Ray-Ban sur le nez, Cécilia qui commence à bouder. Un journaliste suisse le compare déjà à un Sylvester Stallone lyophilisé. Après avoir fustigé son adversaire Ségolène Royal sur le sujet, Sarkozy explique enfin qu'il est inacceptable que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. Mais il vient de signer un accord nucléaire avec son nouvel ami le colonel Kadhafi. Pour sa première conférence aux ambassadeurs, il critique l'intervention américaine en Irak (après avoir dit le contraire pendant la campagne), et annonce qu'il ne bloquera pas les négociations d'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Il a un mot pour l'Afrique, un mois après un fameux discours néocolonialiste à Dakar.
Fin août 2008, quelques jours avant la disparition de la banque d'affaires Lehman Brothers, Nicolas Sarkozy n'avait rien vu, rien prévu. Pourtant, depuis des semaines, les nouvelles du front américain étaient inquiétantes. Mais Sarkozy avait la tête ailleurs : il « présidait » l'Union européenne pour 6 mois, depuis le 1er juillet précédent. Il venait d'être confronté à l'invasion de la Géorgie par la Russie. Il tentait de faire croire qu'il avait sauvé le petit Etat, pourtant provocateur. Un peu avant son discours aux ambassadeurs, la Russie annonçait qu'elle reconnaissait l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux anciennes provinces géorgiennes. Sarkozy, désavoué par son ami Medvedev, condamne, mais n'y peut pas grand chose. A l'époque déjà, il devait se rendre à l'enterrement de soldats français tués au combat en Afghanistan. 2008-2019, rien n'a changé.
Fin août 2009, la crise est là, les ambitions sont loin. Sarkozy a endossé depuis des mois un costume de régulateur, qu'il exhibe devant ses ambassadeurs. Surtout, il donne des leçons de moralité et de responsabilité tous azimuts. A ses homologues du G20, il pose déjà des ultimatums, reprenant à son compte et sans le dire, les propositions anglaises d'étalement des bonus sur trois ans. L'Iran, déjà, est sa tête de Turc. Il joue au taurillon alors qu'une Française, Clothilde Reiss, paye déjà l'affront français, coincée à Téhéran après un procès inique.
Pour cette rentrée 2010, l'exercice n'était pas aisé. Impossible de crier encore une fois à la régulation internationale. La France est à la traîne du Royaume Uni et de l'Allemagne, plus actives en matière de taxation des traders ou des banques, voire de croissance. Un otage français a été assassiné voici 5 semaines, et la polémique sur l'échec diplomatique français ne s'est pas éteinte. Lundi dernier, Al Qaida a libéré deux otages espagnols qu'elle détenait au Maghreb depuis des mois. Dans un message diffusé le même jour, l'organisation terroriste explique qu'elle a voulu, avec cette libération, donné une leçon à la France. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui remplace depuis le premier jour le ministre officiel des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, n'a pas apprécié: « Je réaffirme que jamais, nous n'avons eu la possibilité d'entrer en contact avec Al-Qaïda pour la libération de Michel Germaneau. »
Contre les « commentateurs » Face à ses ambassadeurs, Sarkozy a débuté avec la lutte contre le terrorisme: « Al Qaida et ceux qui s'en réclament ont accru leur emprise dans un arc qui va du Pakistan au Mali. » Sur l'Afghanistan, le président français savait déjà qu'il aurait à se rendre, deux jours plus tard, à l'enterrement de deux soldats français, tués en début de semaine. Il maintient la position française, avec des accents bushistes, et, surtout, ses premiers tacles contre journalistes et analyses : « la mode du moment, et dieu sait qu'il y a des modes, la mode du moment chez les commentateurs est au catastrophisme. Chaque jour on nous annonce le retour des talibans, comme si les jeux étaient faits, et comme si nous avions abandonné le peuple afghan. » Samedi, les Talibans, justement, ont attaqué deux bases américaines. Quelle est la mission française ? Défendre les Afghans contre les Talibans, former les forces de sécurité locales et apporter une aide à la population civile. Il ne fallait attendre aucun commentaire sur l'échec occidental, depuis 2002. Simplement, « le prix humain est lourd. » Mais, complète-t-il, « je demande à chacun d'entre vous d'imaginer ce qu'il en serait du prix humain si nous n'étions pas là. » Pour conclure, « la France restera donc engagée en Afghanistan avec ses alliés aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan. » Le peuple afghan ? Sarkozy faisait allusion au président Karzaï, élu après de gigantesques fraudes voici un an. Sarkozy embraye sur le nécessaire soutien du Pakistan, confronté à « des défis socio-économiques immenses » et à des inondations dramatiques. Pas un mot, cette fois, sur la timidité française dans l'aide internationale.
Schizophrène avec l'Iran
Sujet suivant, l'Iran. Sarkozy défend une position totalement schizophrène : contre l'armement nucléaire du pays, mais favorable à la prochaine mise en service d'une centrale avec l'aide des Russes. Sarkozy commence par évoquer la répression et, notamment, le cas de Sakineh: « Madame Mohammadi, la France considère qu'elle en a la responsabilité » s'exclame Sarkozy. Que veut-il dire ? Rien. C'était juste une déclaration en l'air. Sarko continue d'accuser l'Iran qui, dit-il, « continue d'alimenter la violence dans région. »
« Qu'on m'comprenne bien, la France est favorable au développement dans le strict respect des normes internationales de l'électricité nucléaire. » Il recommence. Pompier pyromane, il reste prêt, comme toujours, à équiper les dictatures du monde en technologie nucléaire pour peu qu'elles signent un papier reconnaissant la légitimité des contrôles d'une agence internationale... « L'Iran a le droit au nucléaire civil. » Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, Sarkozy se félicite ensuite de la prochaine mise en service de la centrale de Boucher, alimentée par du combustible russe. On croit rêver... ou cauchemarder... « C'est pourquoi la France salue le démarrage de la centrale de Boucher. (...) le problème n'est pas là, le problème est ailleurs. Il y aura bientôt un an au sommet de Pitsburgh, avec Barack Obama et Gordon Brown, nous avions révélé l'existence du site clandestin que l'Iran construisait pour ses activités proliférantes. » Notez l'exercice sémantique... Sarkozy se félicite des sanctions adoptées depuis, notamment par l'Union européenne. En juillet dernier, l'UE a effectivement décidé d'interdire tout nouvel investissement, assistance technique ou transferts de technologies, notamment pour le raffinage et la liquéfaction de gaz. En revanche, la centrale de Boucher, elle, ne pose aucun problème... Allez comprendre...
Mal à l'aise sur l'Europe...
Sur l'Europe, Sarkozy semblait mal à l'aise. Nous avons déjà évoqué son exercice d'équilibriste: il s'est félicité des ambitions franco-allemandes de gouvernance économique commune en Europe préconisées en juin dernier. Or, à l'époque, Sarkozy avait du en fait se ranger à la position allemande : des sanctions contre les Etats en situation budgétaire difficile, mais pas de renforcement du rôle de l'eurogroup.
Nicolas Sarkozy a terminé son intervention par un sujet qui lui tient à coeur, la future organisation, par la France, des rencontres du G20 en novembre prochain, puis du G8, en janvier 2011. Il espère à nouveau faire mousser son volontarisme en matière de régulation financière. Pourtant, la France reste étrangement à la traîne face au Royaume Uni et l'Allemagne.« Jusqu'à présent nous avons connu des G20 de temps de crise. Et au fond, c'était assez simple, on n'avait pas le choix, il fallait prendre des risques et agir. Et le G20 a accompli un travail considérable sur lequel je ne reviendrai pas. »
Effectivement, mieux vaut ne pas y revenir. A en croire Sarkozy l'an passé, le G20 devait supprimer les paradis fiscaux, coordonner les politiques de relance, et réformer la finance mondiale pour éviter les bulles et attaques spéculatives. Au final, rien de tout cela n'est arrivé, à l'exception de communiqués lénifiants. Les paradis fiscaux sont toujours là, ils ont simplement changé de nom. Chaque pays a suivi sa voie de relance. Et l'euro a failli disparaître au printemps dernier sous le coup des spéculations de traders contre les finances grecques.
G8: la parole contre les actes
Pour « son » G8, Sarkozy se voit déjà maître du monde. Il espère que la réforme du système monétaire international sera possible. « Naturellement, la France ne plaide pas pour revenir à un système de taux de change fixe », lâche-t-il en souriant. Naturellement... « Mais la France plaide pour qu'on mette en place des instruments qui évite l'excessive volatilité des monnaies » martèle-t-il les yeux rivés sur son texte. Pourquoi n'a-t-il pas commencé, à l'instar de l'Allemagne, à décourager les ventes à découvert ou à taxer ses banques pour assurer leur risque prudentiel ? Quelles sont les grandes idées du Monarque ? Il cite un exemple, organiser un « séminaire des meilleurs spécialistes mondiauxdes affaires monétaires qui pourrait peut-être se tenir en Chine »... Ah ! Cette manie des commissions .... Plus tard,
Sarkozy découvre les marchés
Sarkozy dénonce les fluctuations des cours des denrées alimentaires ou de l'énergie... « Rappelez vous les émeutes de la faim ! Je vous rappelle que c'était en 2008. Et entre 2008 et 2010, personne n'a rien fait ! » Incroyable, n'est-ce-pas ? « Qui osera dire ... qui osera dire que ce sujet est trop difficile et qu'il vaut mieux ne rien faire ? » Qui osera croire que Sarkozy pourra changer quelque chose à l'affaire ? Qui osera croire ? « J'connais... En France, j'ai parfaitement identifié ceux qui pensent qu'il vaut mieux ne rien faire. M'enfin... on va pas faire la même chose dans le monde ! » s'exclame-t-il, avec un haussement d'épaules... « La France va proposer à ses partenaires du G20 - car, quitte à assumer la présidence autant que ça serve à quelquechose - d'ouvrir ce dossier avec pragmatisme et avec ambition. »
Et paf ! Une bonne dose de langue de bois... « Il me semble que trois sujets pourraient être étudier, d'abord je veux poser la question du fonctionnement même des marchés des dérivés des matières premières... Je sais que ce sont des mots à ne pas prononcer ... Mais pourquoi devrions nous réguler les marchés des dérivés dans le seul domaine financier ? » Sans rire ni gêne, il avance, trébuchant sur ses mots, que «la France est parvenue à convaincre le monde qu'il fallait réguler les marchés dérivées dans le domaine financier. » Il conclut: « étendre la régulation aux matières premières est possibile, est souhaitable, est indispensable. » Capable de toutes les audaces verbales, Sarkozy prétend que personne ne connaît comment fonctionne ce marché, que « personne ne connaît ses intervenants », « personne ne comprend comment il fonctionne », donc, pourquoi serait-ce difficile de le réguler ? A l'entendre, on se demande si un cours accéléré d'économie de marché ne lui serait pas nécessaire avant de débuter cette présidence française...Les marchés dérivés souffrent effectivement d'opacité, notamment sur le niveau d'engagements et de spéculation, déconnecté comme ailleurs, sur les productions de l'économie réelle, mais on a peine à comprendre comment Sarkozy pourrait prétendre résoudre l'affaire.
Sarkozy souhaiterait ainsi qu'on explore plusieurs pistes, comme la transparence des marchés; les politiques de stockage; ou la création d'outils d'assurance pour se couvrir de la volatilité...
Ah, la gouvernance mondiale...
Dernier sujet, la gouvernance mondiale. Incapable de la mettre en place au niveau européen, Sarkozy n'est pas gêné pour s'afficher volontariste au niveau mondial. Le laïus qui suivit ressembla en effet étrangement à d'autres déclarations sarkozyennes... sur l'Eurogroup. Il y a deux mois, avant de se faire tacler par Angela Merkel, Sarkozy proposait que les Etats membres de la zone euro institutionnalise leurs réunions avec la création d'un secrétariat permanent et une présidence. Le voici qui propose exactement la même chose pour le G20. La Chine et les Etats-Unis apprécieront.
On ne sait pas qui ce charabia présidentiel devait impressionner. Sans doute Nicolas Sarkozy espérait-il faire croire que son volontarisme allait déplacer des montagnes dans quelques mois.
Un rapide coup d'œil à la filmo de Michael Cera et le constat est sans appel : de Juno en 2007 à Be Bad ! cette semaine, le très talentueux jeune acteur de 22 ans joue (presque) toujours le même rôle. Soit un adolescent romantique, décalé voire névrosé, mimi tout plein, fan de rock indé, gauche, souvent puceau et secrètement brillant, jamais très loin du rôle qui l'a fait connaître : George Michael Bluth dans l'excellente Arrested Development . Visiblement attaché à l'image des ... Lire la suite | 1 commentaire
Peut-on rire de tout ? Oui, surtout avec Chris Morris, un comique anglais dont les faux reportages de sa série Brass Eye , diffusés sur Channel 4 entre 1997 et 2001, ont déjà traité avec irrévérence des sujets comme la drogue , le crime ou la pédophilie. Dans une autre émission télévisée, Jam, l'ex animateur de radio appliquait son humour noir au suicide, au viol, à l'inceste et à la sodomie, sur une petite musique lounge. Dans la foulée vitriolée, pour son passage au grand écran, l'anglai... Lire la suite | commentaire
Depuis pas mal de temps nous rongions nos dents...
Nos ongles ont poussé, il est temps de les planter dans le visage de l'ennemi...
Nous avons à plusieurs reprises et dans moult textes évoqué la possibilité d'une démonstration visant à dénoncer ce culte à la con constituant le fondement de ces mythes ravageurs que sont les nationalismes, les régionalismes, les communautarismes et l'emprise des Etats ou des religions sur nos vies.
HPIM2742
NOUS APPELONS A TROUBLER PARTOUT L'ORDRE PUBLIC
Afin de ne pas tomber dans le rassembléisme revendicationniste nous hésitions quelque peu sur le choix de l'action à entreprendre . Le "pied-de-nez" et "la pratique de la dérision" nous ont semblé de prime abord comme participant du moins mauvais des choix pourvu qu'il soit accompagné d'autres initiatives individuelles ou collectives plus ou moins tapageuses hardiment relayées dans une certaine unité de temps.
Nous proposons donc un rassemblement "spontané" à l'occasion duquel nous déchirerions , déchiquetterions, rigolerions de tout ce qui nous lie à cette barbarie bureaucratique divisant pour mieux les opposer les gens et les genres entre eux.
Depuis nos précédentes interventions sur ce même thème, nous avons vu des notoriétés du spectacle avancer au micro et sous les caméra qu'elle étaient prêtes à renoncer à la "nationalité fRançaise", de Mimi Matti à Emmanuelle Béart, de Francis Cabrel à Yannick Noah....Trop marrant ça...
Nous sommes bien entendu persuadés de ce qu'aucun d'entre eux ne sera au rencard le moment venu....
Des papiers d'identité, des drapeaux, des cartes d'électeurs, les cartes syndicrades, les cartes de membres d'organisations politicardes seront détruits en public, les débris épars seraient envoyés au Sinistère de l'Intérieur dans un grand sac où pourraient y être mêlés des excréments et autres gracieusetés mérités.
SOYONS DELIBEREMENT DESHONORANTS .
Ce rassemblement devrait nous permettre de ripailler, boire, trinquer !!!
L'école reste un dossier d'actualité brûlant avec une rentrée qui sera marquée par des grèves importantes. Les retraites, les suppressions de postes, la réforme de la formation des enseignants seront au coeur des revendications. Le débat sur la façon de faire l'école, de l'évaluation à outrance à l'académisme des savoirs français passe souvent au second plan. Il est vrai que faute de s'attaquer au c?ur du fonctionnement du système éducatif, les politiques publiques françaises successives n'apportent pas une grande contribution à la lutte contre les inégalités scolaires. Quand elles ne participent pas à les accroître...
Les suppressions de postes liées au non-remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite auront par exemple pour conséquence de diminuer voire de faire disparaître les enseignants des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), d'augmenter le nombre d'élèves par classe. La nouvelle réforme des lycées qui vise à individualiser et à professionnaliser le parcours des élèves entre en vigueur. Va-t-elle dans le sens de la réduction des inégalités ?
Une réflexion sur les rythmes scolaires vecteurs d'inégalités - les écoliers français ont des journées de classe parmi les plus longues en Europe - est théoriquement en cours, avec l'installation d'une Conférence nationale sur ce thème. Mais sur quoi peut elle aboutir, alors que l'on vient de supprimer l'école primaire le samedi matin, au profit de certains parents et enseignants, et au mépris du rythme des enfants ?
Pour mieux comprendre le contexte dans lequel sont menées les réformes actuelles, l'Observatoire des inégalités vous propose une sélection de données chiffrées et d'analyses qui font le point sur les inégalités scolaires. Où en est-on et comment évoluent les inégalités sociales, les inégalités entre les filles et les garçons ? Peut-on parler de démocratisation ?
Démissionner c'est déserter a déclaré Bernard Kouchner. "Les Roms mettraient donc le pays en danger pour que (le ministre) refuse de 'déserter'?" s'interroge Mazarine Pingeot dans son blog.
En guerre contre le Quick halal, l'association "L’Ordre Républicain" va déposer une troisième plainte avec, cette fois, constitution de partie civile contre Quick pour "discrimination".