Chercher des infos; les trier; les mémoriser; en comparer les divers traitements; sélectionner pour les enrichir des données d’archives, photos et vidéos; rédiger puis éventuellement réciter à l’antenne son article sur le ton indiqué : jusqu’ici réservée au journaliste appointé, la tâche sera sous peu à la portée d’un robot, Stats Monkey, imaginé par [...]
La saisie, hier par Interpol, de cargaisons de médicaments « contenant des ingrédients illégaux tels que du tigre, de l’ours ou du rhinocéros », ne concerne pas une infime minorité de maniaques, amateurs de sorcellerie ou de messes noires, puisque sa valeur estimée serait de 10 millions d’euros. Importés d’Asie par des ports italiens, les plantes [...]
Posted in: Chicago by Cityorg Editor. Please stop posting your writings on my blog (citynoise.org). I had
assumed you would notice that I keep deleting the writings you post,
and would take a hint to stop posting them. Since you didn't seem to
notice, I am now writing you to clearly request that you stop.
No offense, but your writing is just so corny. It seethes
victimization and shows that you have a fundamental lack of
understanding about the current state of things in the real world, and
I am embarrassed to have it on my site.
I run an URBAN PHOTOBLOG, not a self-promotion free-for-all. Do not
post again, or I will take it up with your internet service provider.
Thanks for understanding.
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City Noise Editor
»Ces quatre lettres, je les ai apprises très tôt, trop tôt. Je n’avais alors que 10 ans, lorsqu’un samedi soir, ma mère sortie, je décidais alors d’appeler ma tante pour parler. Au bout d’un instant, la discussion m?échappa, je n?entendais plus ma tante, juste des larmes, un souffle. A 10 ans je ne comprenais pas [...]
Mmarie m’avait signalé des tee-shirts uuuuuuuuuuuultra fins et souples et confort chez Promod, j’ai enfin eu le temps d’aller les voir.
Verdict : ils sont absolument parfaits, géniaux pour porter sous autre chose (une robe, par exemple), exactement le genre que j’adore et que je porte tout le temps. 50% modal / 50% coton (j’ai une [...]
Luc Chatel a confirmé hier, dans un entretien au Parisien, son intention de faire appel à de jeunes retraités et à des étudiants en cours de formation pour résoudre le problème des absences d’enseignants non remplacés.
J’avais justement réalisé un strip sur le sujet pour la newsletter “La toile de l’éducation” diffusée la semaine dernière :
Le nouveau Ford Transit Connect électrique sera disponible d'ici fin 2010 aux Etats-Unis et sortira en Europe en 2011. En attendant, le constructeur américain Ford essaye de pêcher de gros clients. Il en a attiré un dans son filet dernièrement : il s'agit de la société américaine AT&T, spécialisée dans les Télécommunications, qui a commandé deux exemplaires de cette fourgonnette non polluante à l'usage. Je vous rappelle ses principales caractéristiques techniques. Il est équipé d'un moteur…
Mio, fabricant de GPS, souhaite limiter l'impact de ses activités sur l'environnement. Voici l'une des actions qu'il a lancées récemment. Il a organisé l’opération intitulée "1 GPS Moov Spirit acheté, 1 arbre planté" du 1er octobre au 31 décembre 2009. Le principe a été le suivant : dans le cadre de l'achat d’un GPS de la gamme Moov Spirit sur CDiscount durant cette période, Mio reversait 1 euro à l’association Planète Urgence pour qu'un arbre soit planté en Indonésie dans des zones frappées…
Extrait de l'entretien accordé le 4 mars dernier à L'Express par Claude Rich :
"Mon frère aîné est plus alsacien que moi. Il a cette droiture, cet attachement viscéral à la terre, le sens de la France. Moi, je dois avouer que je la connais peu l?Alsace, mais j?y suis profondément attaché. Quand je dois me présenter, spontanément je dis : je suis chrétien et alsacien. Les deux sont sur le même plan pour moi. Ce sont mes racines, cela me constitue. [?] Dans ma maison, il y a des meubles, comme cette armoire appartenant à ma grand-mère, ces tableaux, qui me rappellent l?Alsace. Je suis un Alsacien de c?ur ! "
Reprenons dans l'ordre, avec l'aide de quelques amis blogueurs.
En 2006, Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, vante les subprimes, et propose, sur le modèle américain, d'assouplir les règles prudentielles d'emprunt immobilier. Un an plus tard, la crise des subprimes aux Etats Unis précipitent des milliers de familles dans la rue, et provoque une crise financière sans précédent.
En avril 2009, Nicolas Sarkozy propose de rendre constructibles les zones inondables. Les victimes de Xynthia auront tout loisirs de méditer sur cette lumineuse proposition.
Plus le mandat présidentiel se consume, plus les mythes se dévoilent pour ce qu?ils sont : des mythes. L?efficacité sarkoyenne contre l?insécurité a vécu, tant les résultats sont mauvais. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » est un vieux souvenir. On n?en a conservé que les défiscalisations des heures supplémentaires, coûteuses pour le budget de l?Etat, inefficace pour l?emploi. L?accession à la propriété grâce à la défiscalisation des intérêts d?emprunt et la mise en ?uvre de « subprimes à la Française » n?est restée qu?un v?u pieu. La revalorisation de l?identité nationale a été minée par deux ministres extrémistes et des polémiques nauséabondes. Près de 150 semaines après son élection à l?Elysée, Nicolas Sarkozy n?agit plus que pour son compte. Il fait de la politique, mais n?agit plus en président. A Paris, ses « collaborateurs » réagissent à l?actualité comme des pompiers sous pression par des incendies de forêts à répétition.
Sarkozy n?agit plus que pour sa campagne
Nicolas Sarkozy poursuit sa tournée électorale « clandestine ». Les faits sont têtus : depuis janvier, il se rend une à deux fois par semaine en région, sans prétexte nationale. Samedi, il s?exprimera dans les colonnes du Figaro Magazine, la veille du 1er tour de scrutin. Cette fois-ci dans le Haut-Doubs, il est accompagné de sa tête de liste UMP Alain Joyandet, qui bataille pour décrocher la région Franhe-Compté. En tant que Secrétaire d?Etat à la Coopération, Alain Joyandet n?a rien à faire dans ce voyage. Son patron se déplace d?ailleurs pour parler formation professionnelle, une compétence partiellement dévolue aux ? régions. Le Monarque a expliqué à son assistance : « Vous allez avoir des choix à faire (...) Ce sont des choix importants. Vous allez devoir choisir l'équipe qui va diriger votre région ». Suprême culot, le Monarque a même osé déclarer « Mon rôle de chef de l'Etat n'est pas de rentrer dans une campagne, qui est régionale et qui aura des conséquences sur l'équipe régionale qui dirigera la région ». Inutile d?y rentrer, il y est déjà ! Maintenant, il veut minimiser l'impact du scrutin. Courageux mais pas téméraire !
« C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les échéances. A élections régionales, conséquences régionales. A élections nationales, conséquences nationales.
(?)
Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, où dès qu'il y a un petit événement on vous demande des initiatives politiques, c'est pas une initiative politique qui vous donne du travail, qui vous donnera la sécurité, qui vous donne une formation»
(...) « Moi j'ai à travailler pour cinq ans. Je dois être à votre écoute mais je ne dois pas confondre les rendez-vous»
Effectivement, le Monarque ne confond pas les rendez-vous. Il ne pense qu?au sien, en 2012. Une sévère défaite au scrutin régional l?handicapera pour la nouvelle séquence électorale qui démarrera au lendemain du 21 mars, celle vers l?Elysée en 2012.
Samedi déjà, sa visité au Salon de l'Agriculture a fait choux blanc. Il est venu trop tard (le dernier jour), trop tôt (avant l'ouverture), et quasiment caché. Cette video rappelle l'ampleur du vide, la répétition des promesses. Nicolas Sarkozy est un tel un lapin Duracell qui s'épuise.
Des ministres en réaction
Justice, éducation, identité, agriculture, les sujets ne manquent pas où l?on voit des ministres accourir pour réagir tant que faire se peut.
Nicolas Sarkozy aurait pu recevoir des représentants de la profession judiciaire, dont une vingtaine d?organisations ont appelé à la grève et manifestaient mardi à Paris. Ces dernières ont signé un appel unitaire sobrement intitulé « sauver la justice ». Le ras-le-bol est général. Les difficultés matérielles perdurent, l'indépendance de la justice est menacée. La « diarrhée législative » - une expression de Virginie Duval, de l'Union syndicale des magistrats ? engorgent tribunaux et prisons. La Garde des Sceaux a reporté l?examen de la réforme de l?instruction. Et les changements annoncés en matière de garde à vue ne règlent pas les excès constatés ces dernières années. Le personnel pénitentiaire critique le manque de moyens et le remplacement des surveillants par des caméras. La video-surveillance semble être la seule réponse (et encore !) en Sarkofrance : quand les effectifs de police et de gendarmerie baissent, le gouvernement tente de répondre par une loi truffée de dispositions « électroniques » (la fameuse LOPPSI II), avec ses caméras, ses mouchards, ses fichiers et autres extensions liberticides. « Madame Alliot Marie ne veut manifestement pas discuter du fond de la réforme qui est la suppression du juge d?instruction sans évolution du statut du parquet et on nous laisse les miettes pour la concertation. Ce qui nous intéresse c?est de parler du c?ur du projet : l?indépendance des magistrats qui vont faire l?enquête » justifiait Christophe Régnard, président de l?Union syndicale des magistrats au micro d'Europe 1 mardi 9 mars.
Le 4 mars dernier, Brice Hortefeux et Bernard Kouchner se sont résolus à signer une circulaire destinée aux préfets, aux ambassadeurs et aux consuls « visant à faciliter les démarches administratives pour obtenir un passeport ou une carte d?identité nationale. » Le gouvernement entend ainsi répondre aux critiques formulées à l?encontre des tracasseries administratives rencontrées par nombre de Français cherchant à renouveler leurs papiers d?identité. Sur son site, il reconnaît, enfin, ces situations ubuesques : « Ainsi, pour leur première demande ou pour un renouvellement de carte d?identité, les citoyens français rencontraient de nombreux obstacles, notamment, celui de prouver leur nationalité, pour peu qu'ils soient nés à l'étranger ou de parents étrangers. » Mais l?assouplissement n?est que partiel: pour obtenir une nouvelle carte d?identité, un passeport biométrique « suffit »?Ce type de passeport n?est attribué que depuis deux ans? Eric Besson, lui, se cache. On parle un peu du retour de Najlae Lhimer , cette jeune Marocaine expulsée manu militari quand elle était venue se plaindre des violences de son frère. Un autre exemple d'une politique du chiffre à bout de souffle.
Lundi, Bruno Le Maire a présenté son plan d?aide aux ostréiculteurs et aux agriculteurs frappés par la tempête Xynthia en région Poitou-Charente. Le ministre de l?agriculture a détaillé l?utilisation des 20 millions d?euros promis la semaine dernière : une première enveloppe de 5 millions d?euros est dégagée pour prendre en charge les cotisations sociales des agriculteurs concernés ou remplacer du matériel Pour le reste, il se contente de « mobiliser » le Fonds national de garantie des calamités agricoles. C?est tout ? C?est tout.
« Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l'Éducation nationale ». Il a raison, le ministre de l?Education nationale. On se demande qui gouverne depuis 2002. Luc Chatel est secoué par une cinquantaine de recours déposés par des parents d?élèves qui menacent de porter plainte contre l?Etat à cause de manque de remplacement de professeurs? Pour le gouvernement du « travailler plus », c?est un comble ! En mai 2008, Xavier Darcos expliquait déjà qu?il voulait créer une « agence nationale de remplacement des enseignants » ; une idée enterrée par Luc Chatel l?an dernier. Qu'importe ! Mardi 9 mars, le ministre a donc proposé de recourir à des jeunes retraités et des étudiants pour pallier au manque de profs. Il veut ainsi mettre en place un fichier de contractuels associés qui complèterait à celui des professeurs non titulaires. Cette douteuse proposition émane d?un ministre solidaire des réductions du nombre postes dans l?Education nationale (16 000 en 2010) au motif que ces derniers seraient trop nombreux compte tenu de l?évolution de la population scolaire. Rappelez Xavier Darcos, son prédécesseur. En 2007, il expliquait, pour justifier les suppressions de postes : « En 2008, je suis convaincu qu'il est possible d'améliorer de manière significative le système des remplacements, en particulier pour les personnels enseignants affectés sur une zone de remplacement, mais aussi de résorber rapidement les surnombres d'enseignants dans les disciplines qui n'attirent que peu d'élèves. La combinaison de ces deux mesures donnera naissance à un système plus efficient et permettra, là encore, d'économiser plus de 2 000 emplois. »
Au départ, on est jeune et insouciant. Internet n’est qu’endroit de fêtes et de rires. On passe sa vie sur les threads de 4chan, à collecter les dernières blagues, les photos qui font rire, on choque sa soeur en lui montrant des videos de diarrhées et en faisant “uhu”. On va sur chatroulette, on se gausse de l’inconnu, les filles ne nous nextent pas trop, on parle trankil, on drague. On se murge en boite, on admire sa murge en boite sur tillate, on parle de sa murge en boite sur facebook.
Puis vient un âge, il faut que vous le sachiez, où l’on se relève moins facilement des murges de la veille. On est en couple depuis longtemps avec quelqu’un, si on est zélé et hétéro, on l’épouse, et si on est très très zélé on fait des enfants. On ressent moins le besoin d’aller voir des vidéos de diarrhées, parce qu’on change des couches pleines de trucs bien plus complexes qu’une simple diarrhée environs douze fois par jour. On découvre à cette occasion la vraie définition de la couleur “mordorée”.
On a des factures à payer. On se met à faire des régimes. On a des épaules qui craquent, et des trucs bizarre qui se mettent à pousser partout. On découvre la formidable capacité de nos enfants à ne pas manger de légumes, ou de ne pas dormir les veille de rendez-vous professionnels importants.
Les filles sur chatroulette vous nextent alors même que l’image n’a pas fini de charger. Même les pervers obèses et leurs ratons laveurs haussent les sourcils en vous voyant et vous zappent.
C’est le moment précis ou vous sombrez de l’autre côté de la ligne, pour rejoindre la communauté de Doctissimo.
Avec près de 33 millions de visite mensuelles, et 7 600 000 visiteurs uniques par mois, c’est plus qu’un portail, c’est une galaxie, qui accueillera sans visa particulier les vieux vaisseaux qui viennent y achever leur épopée. C’est déjà l’automne d’une certaine vie d’internaute. On peut le rejoindre très tôt, il contient des forums ados, mais il a toujours existé des jeunes vieux, il existait bien à une époque les jeunesses giscardiennes.
Doctissimo, c’est la France, la vraie. Celle qui se lève tôt et allume et éteint son ordinateur avant et après avoir écrit un mail, celle pour qui l’ordinateur est encore un meuble utile de la maison. Doctissimo, c’est à la fois un portail d’informations complètes, plutôt orientées autour du domaine médical. C’est ensuite, et surtout, des forums par centaines, voire milliers, autour de tout ce qui fait la vie du Français moderne. De la mode à la cuisine, en passant par la sexualité, les conseils coeur, et, bien sûr, la santé de tous les jours.
Hypocondrie
Vous avez déjà visité Doctissimo plusieurs fois ? Il y a de fortes chances que cela soit à cause de votre hypercondrie. Doctissimo est le Taj Mahal de l’hypocondriaque, le vrai, qui vient visiter le site avec un martinet et une combinaison en cuir. Car les forums santé de Doctissimo, animés par des médecins, vous donnent toujours assez pour provoquer la panique, sans ne donner, jamais, la moindre réponse.
Règle n°1 : dans le doute, il vous arrivera le pire. Vous avez une boule rouge sur la langue ? Une simple recherche sur les forums santé vous fera entrevoir votre destinée : tumeur prochaine, ablation certaine, vous n’aurez plus qu’à récupérer votre langue dans un bocal et vous rendre dans le forum cuisine pour apprendre à faire la persillade qui l’accompagnera pour une salade.
Règle n°2 : les posteurs ayant exactement le même bobo que vous, paniquant avec la même intensité, posteront toujours leur dernier message la veille de se rendre chez le médecin. Ils n’auront jamais la générosité de tenir au courant toutes celles et tous ceux qui, eux, auraient bien voulu connaitre le dénouement de cet aphte bénin et plein de promesses. Cette absence sera bien sur interprétée par les coaphteux comme une mort violente et soudaine.
Si la recherche de symptômes sur Internet est souvent la porte d’entrée à Doctissimo, l’univers qu’il renferme est une explosion de saveurs autour de la vie de l’internaute, dans toute sa splendeur et son déclin. Doctissimo, c’est le parapet du balcon qui vous empêche de voir les balloches de votre voisin dépasser lorsqu’il fume à sa terrasse. Mais quelquefois, les balloches apparaissent.
Et alors que le vieux vétéran de 4chan se croyait être à l’abri, entre tisanes et lavements, le voilà arrivé à la porte d’un monde de WTF qui, à la différence du forum américain créateur et fantasmagorique, ne se base que sur le vécu, le témoignage. La somme de ces milliers de posts, provenant des quatre coins de l’hexagone, de la belgique et du maghreb, constituent le livre sacré d’une francophonie perverse et populaire à coté de laquelle “Confessions Intimes” passerait pour une oeuvre de Straub et Huillet.
Au coeur de cette tornade, le forum fétichiste, un creuset d’amours, de passions et de tolérances.
Fétichisme
En tant que fidèle lecteur de Bienbienbien, vous avez déjà fait connaissance avec la perle du forum fétichisme de Doctissimo, sobrement intitulé “Douceur Mohair” – on vous fait le pari qu’un groupe d’électro choisira ce nom. Mais il serait dommage de faire l’impasse sur d’autres endroits tout aussi passionnants du site. Un petit index des bonnes adresses.
Parlons pieds, tout d’abord. Si, lecteur ou lectrice, vous vous considériez comme fétichiste des pieds, sachez que cette appelation est bien trop vague, à la lumière des spécialisations mentionnées dans le forum “fétichisme” de Doctissimo. Vous êtes même terriblement normal.
Vous pourriez tout d’abord opter pour une spécialisation “hommes en collants”, richement illustrée, et particulièrement épanouie de l’orteil. Comme le dit un de ses représentants : “non il ne faut pas rester anonyme lol”.
Toujours dans le domaine masculin, la section “chaussettes d’hommes” joue sur le multimedia, avec notamment de nombreuses archives vidéos de pieds se déchaussant durant une dizaine de minutes. Un de ses membres y dévoile sa collection video de déchaussages, révélant des chaussettes toutes aussi chatoyantes les unes que les autres.
Les femmes ont, rassurez-vous, également la part belle. Nous vous conseillons en cette saison hivernale le thread “Pieds par temps froid”, plus populaire que le solitaire “Pieds de Carole Rousseau“, qui peine à trouver des partenaires autour de cette passion.
Crise oblige, il y a également possibilité d’assouvir sa passion pour un budget réduit à moitié, grâce au fétichisme des “Femmes unijambistes à talon haut“, réunissant beaucoup d’adeptes.
Enfin, si ces visites ont augmenté votre rythme cardiaque, n’hésitez pas à vous détendre en vous préparant une petite tisane de pieds, dont la recette vous sera fournie avec détails.
On disait des Halles qu’elles étaient le ventre de Paris, le forum fétichiste de Doctissimo est un peu le ventre de cette France coquine, le ventre d’un gigantesque cachalot dans lequel on retrouve les objets les plus variés. Du fétichiste de la combinaison de plongée à celui de la bouée médicale, en passant par celui des masques à gaz, chacun de ces anonymes transfigure, finalement, avec une incroyable force poétique, les objets de son quotidien.
La crainte est désormais renversée : au-delà de la peur sourde de devenir un vieux con en se désinteressant des sites stupides, se mue une nouvelle peur : celle de ne plus en avoir la possibilité. De ne plus pouvoir vaquer à la joie simple d’échanger une recette de crêpes sans se voir, subreptiscement, entrainé dans un thread fétichiste de l’opercule métal-plastique du nutella.
Venir se renseigner tranquillement sur cette douleur peinarde à l’oreille droite, pour se retrouver à poser en collants devant sa webcam – le dernier des dangers de l’internet moderne. Voilà ce qui motive, Madame la Ministre, notre demande officielle de bien vouloir réagir à cette dérive du contenu. Cordialement, BBB.
L.e lipdub, à bien y regarder, c’est un peu le zombie des temps modernes : Alors que la civilisation croit que c’est mort et enterré, ça ressuscite régulièrement, quand bien même personne n’a rien demandé.
Mais, outre que le concept ait été exploité jusqu’à la moëlle par des partis politiques, des entreprises en faillite et des vendeurs de lait de soja (le saviez-tu, il existe même un festival de la chose), pourrait-on enfin se dire que c’est simplement une mauvaise idée de communication et de séminaire d’entreprise ? Parce que bon, voir les membres du gouvernement se tortiller le l’arrière train pendant que des jeunes bien coiffés foutent le bordel en première classe, c’est déjà suffisamment éprouvant pour qu’on ai pas besoin, en plus, d’admirer les gentils employés sous motivés d’un Mc Do mimer les bronzés entre les friteuses et le stand de préparation des nuggets, sous l’oeil fasciné des 7 clients présents et d’un directeur épris d’humoristes morts.
Ou encore toute la dynamique équipe du conseil général de la Marne subir un rite initiatique d’un autre âge sous la baguette sévère mais juste de Richard Gotainer (oui, l’intermittent, vidéo dans le permalien).
Non, franchement, rendez un service à vos contemporains, arrêtez les LipDubs. Pitié. Faites un stage de karting, de saut à l’élastique ou de char à voile sur la plage de Quimper. En plus, ça fait vivre l’économie locale. Allez, tout le monde en maillot de bain, même Marie-Solange, de la compta. Mais posez cette caméra. Et gardez ça pour l’album photo sur la table de la cafet’. Merci.
Présenté dans une version inachevée au dernier Festival de Cannes , le nouveau film de Gaspar Noé (qui s'intitule Enter the Void et non plus Soudain le vide ) a depuis été remixé, raccourci et étalonné, en vue de sa sortie le 5 mai 2010. Montré hier à la presse française, ce trip hallucinatoire a conservé toute son originalité . Une des grandes nouveautés par rapport à Cannes est l'ajout d'un générique de début, punk et pshychédélique, qui a fait fureur au Festival de Sundance (où... Lire la suite | 3 commentaires
Aujourd'hui sort Achille et la tortue , troisième étape réflexive de Takeshi Kitano sur son oeuvre et lui-même, après Takeshis' et Glory to the Filmmaker ! . Avec par ailleurs une rétrospective à Beaubourg et une exposition à la Fondation Cartier (deux événements sur lesquels nous reviendrons rapidement), voici l'occasion de revenir sur cette figure du cinéma japonais en vidéos, en partenariat avec Vodkaster . - Voir Le cinéma de Kitano en vidéos . ... Lire la suite | commentaire
En quelques semaines, la crise grecque a contraint l?Allemagne à abandonner ses tabous les plus solidement ancrés. Ainsi, lundi, Angela Merkel s?est déclarée favorable à la création d?un « Fonds monétaire européen » (FME) sur le modèle du Fonds monétaire international (FMI), une idée avancée ce week-end par son ministre des finances, Wolfgang Schaüble qui a évoqué une prochaine proposition franco-allemande : « qu?est-ce que l?Union européenne peut faire pour s?aider elle-même ? Je pense que l?idée (d?un FME) est une bonne idée », a déclaré la chancelière allemande, car « nos instruments ne sont pas suffisants ». « Lorsqu?on a sa propre monnaie unique, il y a de bonnes raisons de vouloir prendre des précautions », a précisé hier Angela Merkel, lors d?un voyage au Luxembourg, afin de pouvoir faire face « aux situations ultimes ». Il est vrai que l?Allemagne a pris conscience que les problèmes de la Grèce risquaient de déstabiliser l?ensemble de la zone euro? Début février, à la suite d?une rencontre avec Nicolas Sarkozy, la chancelière s?était déjà ralliée à la nécessité d?instituer un « gouvernement économique » de l?Union européenne. Le FME, s?il voit le jour, sera son bras armé. « Cette proposition dénote une évolution positive des esprits allemands », se réjouit-on à l?Élysée. Décryptage.
? Pourquoi un FME ?
La crise grecque montre que la zone euro n?a strictement aucun instrument à sa disposition pour voler au secours d?un pays confronté à une crise de confiance sur les marchés. En effet, les articles 123 à 125 du traité sur le fonctionnement de l?Union européenne (TFUE) interdisent tout sauvetage d?un État membre de la zone euro par l?Union, la Banque centrale européenne (BCE) ou un État membre. Plus précisément, cette clause dite de « no bail out » interdit à qui que ce soit d?endosser les dettes d?un pays de la zone euro. L?idée est que chaque pays demeure responsable de ses finances publiques, les marchés se chargeant de sanctionner les « mauvais élèves » en demandant des taux d?intérêt plus élevés pour prêter de l?argent. L?Allemagne, qui a exigé cette clause, redoutait que ses partenaires ne contrôlent plus leurs finances publiques une fois dans l?euro s?ils avaient la certitude que l?on volerait à leur secours en cas de pépin. En outre, cela aurait posé un problème démocratique : une clause de solidarité générale reviendrait à faire peser sur les citoyens allemands ou français des dépenses engagées par un gouvernement qui n?est pas responsable politiquement devant eux.
C?est à cause de cette clause de « no bail out » que la zone euro a été contrainte de bricoler un projet d?intervention pour venir en aide à la Grèce confrontée à une crise que nul n?avait vue venir. Sous la pression de la France, les seize pays de la zone se seraient entendus pour acheter entre 20 et 25 milliards d?emprunts grecs dans le cas où Athènes n?arriverait plus à se financer sur les marchés. Cette improvisation sous la pression des marchés a fait prendre conscience à Berlin qu?il fallait que la zone euro se dote d?un instrument permanent, non seulement pour intervenir en cas de crise, mais pour les prévenir, le Pacte de stabilité ayant clairement montré ses limites : « à partir du moment où vous le respectez, chaque pays est libre de sa politique économique même s?il est évident qu?elle est déséquilibrée et qu?elle mène à la catastrophe, comme on l?a vu en Espagne et en Irlande », souligne-t-on à Paris.
Le plus étrange est que les pays de l?Union qui ne sont pas membres de la zone euro bénéficient, eux, d?un « fonds européen d?aide à la balance des paiements », créé en 2002 en application de l?article 143 du TFUE, et doté depuis mars 2009, de 50 milliards d?euros. La Lettonie, la Hongrie et la Roumanie en ont largement bénéficié depuis le début de la crise.
? Faut-il modifier les traités européens ?
Pour l?Allemagne, cela ne fait aucun doute. « Le Traité de Lisbonne n?est pas la fin de l?histoire. Nous ne sommes pas dans un système statique, je ne veux pas de cela. Je veux une Europe capable de réagir », a argumenté Angela Merkel. Jean Pisani-Ferry, fondateur du groupe de réflexion Brughel, estime aussi qu?il faut en passer par là : « on a été trop loin en interdisant toute aide à un pays. Quand le FMI prête de l?argent à un pays, il n?assume pas la responsabilité de ses dettes. Il suffirait donc de supprimer l?interdiction de faire bénéficier les pays de la zone euro du fonds d?aide à la balance des paiements ». Le problème est qu?une modification des traités prend du temps, plusieurs années au minimum, comme l?a souligné hier le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, en parlant « d?effort de longue haleine ». En clair, « ce FME ne permettra pas de venir dans l?immédiat au secours de la Grèce. Cela ne lève pas la question d?une aide à court terme », souligne-t-on à l?Élysée.
La Commission, hier, a suggéré de mettre en ?uvre le FME sans modifier les traités. Comment ? « Il suffit de conclure entre les Seize un accord intergouvernemental qui fonctionnera en dehors des traités comme on l?a déjà fait avec les accords de Schengen sur la libre circulation », explique-t-on dans l?entourage de Juncker. « On définirait entre nous le montant de la contribution de chacun, les conditions d?intervention, la conditionnalité, etc. Comme ça, on pourrait aller très vite ».
? Comment fonctionnera le FME ?
Pour l?Allemagne, il n?est pas question de prêter sans condition : l?État qui bénéficie du FME devra être contraint d?adopter une politique d?ajustement, sur le modèle de ce que fait le FMI. Il faudra donc prévoir un mécanisme de sanctions en cas de non-respect des engagements : la presse allemande a évoqué le non-versement des aides régionales ou la suspension du droit de vote au Conseil des ministres. Pour Laurence Boone, « chief economist » de Barclays Capital, il faudrait mieux ne verser l?aide que par tranche, en fonction de la mise en ?uvre des réformes, un mécanisme qui est compatible avec un simple accord intergouvernemental hors traité. Reste aussi à savoir comment sera abondé ce fonds et dans quelle proportion. Pour Laurence Boone, « sachant que le besoin de financement de la zone euro pour 2010 est de 900 milliards d?euros, il faudra au moins qu?il dispose de 5 % de cette somme pour être crédible avec possibilité d?aller au-delà ». « La création du FME permettra à la gouvernance économique de faire un grand pas », estime Pisani-Ferry : « puisqu?un pays pourra être aidé par ses partenaires, cela justifiera que l?on mette le nez dans ses affaires bien au-delà d?un simple examen de ses finances publiques ».
? ? Qui est pour, qui est contre ?
Sans surprise les faucons allemands ont immédiatement donné de la voix. Jürgen Stark, le « chief economist » de la Banque centrale européenne et l?un des pères les plus inflexibles du Pacte de stabilité, est ainsi immédiatement monté au créneau ? à titre personnel - en estimant qu?un « tel mécanisme ne serait pas compatible avec les fondements de l?Union monétaire et risquerait de saper l?acceptation de l?euro ». Axel Weber, le patron de la Bundesbank et probable successeur de Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE, a lui aussi jugé que « toute discussion sur des renflouements est complètement contre-productive, la Grèce doit se concentrer sur la mise en ?uvre des projets de réforme budgétaire ». « La clause interdisant les sauvetages est un élément essentiel du cadre de l?UE », a-t-il martelé. Il est remarquable que, pour l?instant, les autres banquiers centraux, soient restés silencieux.
Côté politique, certains de mes confrères français (Le Monde, le Figaro) ont estimé que Paris n?était guère enthousiasmé par cette idée, s?appuyant sur une déclaration de Christine Lagarde, la ministre des Finances qui a déclaré, mardi, que « cela ne me paraît pas la priorité absolue du moment dans le court terme ». De fait, on a vu plus enthousiaste. Mais, à l?Élysée, on est nettement plus positif même si Nicolas Sarkozy aurait sans doute préféré être à l?origine de cette idée? Tout à l?heure, à Berlin, François Fillon, le premier ministre, a clairement affirmé que Paris et Berlin étaient sur la même longueur d?onde : « c?est une idée qui doit être expertisée rapidement pour compléter les moyens dont la zone euro et ses membres peuvent disposer pour répondre à des tensions financières qui sont susceptibles de menacer la stabilité monétaire ». Mais, et c?est bien l?idée allemande, « cette forme de soutien n?est acceptable que si les États qui sont confrontés à des difficultés font en parallèle tous les efforts nécessaires pour résoudre leurs problèmes structurels et rétablir leurs comptes », a-t-il précisé lors d?un discours à l?université de Humboldt.
Au sein de la zone euro, le seul pays qui pourrait renâcler est actuellement sans gouvernement : il s?agit des Pays-Bas, qui ont toujours été plus durs que les Allemands les plus durs? À l?extérieur de la zone euro, la Suède a clairement estimé qu?il revenait au FMI d?aider la Grèce... Quant aux Britanniques, ils sont, jusqu?à présent, restés très discrets (on lira ici la chronique très intéressante de Charlemagne de l'Economist). On aura une première idée du rapport de force lors de l?Eurogroupe de lundi soir et du Conseil des ministres de l?Économie et des Finances de mardi.
N.B.: Il s'agit d'une version longue de mon article paru aujourd'hui dans Libération.
La France pourrait perdre son « triple A », la note maximale dont peut bénéficier un pays, ce qui lui permet d?obtenir des conditions de financement de sa dette particulièrement favorables. C?est l?agence de notation Fitch (filiale anglo-saxonne d?un groupe français) qui a brandi aujourd?hui cette menace inattendue.
Pour Fitch, « les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme et dans leurs engagements d'inflation basse et stable ». Paris n?est pas seule visée : le Royaume-Uni et l?Espagne sont, eux aussi, placés sous surveillance : « le Royaume-Uni, l'Espagne et la France en particulier (trois pays qui bénéficient chez Fitch d?un AAA assorti d?une perspective stable, NDA) doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique", a estimé Brian Coulton, l?un des responsables de l?agence.
?Cette mise en garde obéit a priori à une certaine logique, vu la dégradation rapide de la dette publique française. Cela étant, elle est quelque en contradiction avec une étude d?une autre agence de notation, Moody?s, parue il y a un an, et qui plaçait la France parmi les débiteurs les plus solides de la planète (lire mon article). Si la France perd son statut de triple A, on peut sérieusement se demander qui bénéficiera encore de cette note, mis à part le Luxembourg?
Si la menace se concrétise, cela pourrait annoncer un krach mondial sur la dette souveraine, celle-ci ayant démesurément gonflé depuis 2008 à cause de la crise financière. Les marchés risquent en effet de se détourner des emprunts d?État, ce qui serait catastrophique pour la stabilité financière des pays et donc pour la croissance.
Reste qu?on ne peut qu?être fasciné par le tranquille aplomb avec lequel Fitch tance les États, elle qui avec ses cons?urs a joué un rôle important dans le déclenchement de la crise et donc dans l?accroissement du déséquilibre des comptes publics, puisqu?elles ont été incapables d?analyser correctement les risques que représentaient les subprimes? Mais, dans ce petit monde de la finance, le ridicule n?a jamais tué personne.
Le gouvernement des États-Unis vient de mettre fin à l’interdiction d’exporter des technologies de communication à l’Iran, au Soudan et à Cuba.
?The more people have access to a range of Internet technology and services, the harder it?s going to be for the Iranian government to clamp down on their speech and free expression,? a déclaré un membre de l’administration Obama au New York Times.
La croyance dans la démocratisation par les technologies de l’information est répandue et je suis bien conscient d’y contribuer. La vision la plus carricaturale nous en est donnée par tous les articles écrits sur la “Twitter Revolution” en Iran.
Pas si simple clame Euvgeny Morozov . Dictateurs et fanatiques peuvent, eux aussi, nous innonder de tweets, se servir de Facebook et de YouTube.
Ils le font avec un art et une maîtrise croissants.
La publication, ce mois-ci, par la revue Booksmag.fr , d’un long article de Morozov sur le sujet et de la réponse de Clay Shirky, gourou de l’internet démocratisant, sont une excellente occasion pour faire le point.
Commençons par les arguments de Morozov qui est, entre autres, blogueur sur le site de Foreign Policy .
J’en retiendrai trois (mais vous invite à lire l’essai en entier sur Prospects ou dans la version papier que vient de publier Books).
>> Les concessions: En permettant à un grand nombre de gens de suivre un mouvement de protestation, le web permet aux sympathisants timides (fence sitters, ceux qui restent sur le trottoir) de rejoindre les autres quand ils sont nombreux. “technology reduces the marginal cost of protest, helping to turn ?fence-sitters? into protesters at critical moments. An apolitical Iranian student, for instance, might find that all her Facebook friends are protesting and decide to take part.”
Le mouvement peut ainsi fire boule de neige ou, comme le disent les spécialistes, des “cascades informationnelles”. Dans certains cas, cela rend également plus difficile la répression brutale: “Some governments, like Burma and North Korea, don?t care about looking brutal, but many others do.”
>> Dans de nombreux cas dont la Biélorussie, l’Iran, la Chine, l’utilisation du web par les gouvernements a dépassé l’usage des contestataires. Ils s’en sont servis pour “transmettre la peur” aussi bien que pour suivre la piste des dissidents. “getting access to an activist?s inbox puts all their interlocutors in the frame”. Ils ont de plus en plus volontiers recours à des compagnies spécialisées dans le data mining pour “identifier les fauteurs de troubles”.
>> Nous nous faisons des illusions sur les bienfaits démocratisants de l’internet. “Information cascades often fail to translate into crowds, even without state fear-mongering.”
A cela il faut ajouter que si l’internet contribue à réduire le pouvoir des régimes autoritaires, ça n’est pas nécessairement pour le transférer aux démocrates.
“Instead it often flows to groups who, if anything, are nastier than the regime.” Ils font (Morozov ne le dit pas, en tous cas dans cet article) du crowdsourcing de la répression avec des sbires particulièrement peu reconmmandables mais qui bénéficient de leur appui. Ils savent aussi que “the internet could be a new opium for the masses.”
Conclusion: “We shouldn?t kid ourselves. Nobody knows how to create sustainable digital public spheres capable of promoting democracy.”
L’internet peut aussi servir aux ennemis de la démocratie.
La répression peut fort bien s’externaliser.
Et bien sûr notre penchant à nous faire des illusions est la faute d’un autre: Clay Shirky , gourou de la capacité de “s’organiser sans organisation” notamment dans le domaine politique est, selon Morozov, “the man most responsible for the intellectual confusion over the political role of the internet.”
Heureusement, aussi bien Prospect, revue britannique qui a initié le débat que Books, qui le reprend, lui cèdent la parole.
J’y reviens demain avec quelques commentaires de mon cru.
Je suis curieux, en attendant, de savoir ce que vous pensez du pavé jeté dans la mare du consensus par Morozov.
A vous?
Je n’arrive pas à me faire au terme “dématérialisation “. Il enferme une peur qui empêche peut-être de voir la profondeur et la variété des transformations rendues possibles par les TIC. J’aimerais bien avoir votre avis, vos exemples là-dessus.
En gros le terme est utilisé pour rendre compte de ce processus qui consiste à faire disparaître livres, journaux et CD analogues, tous transformés en fichiers électroniques aveuglement traités par des ordinateurs (dont nous avons, manifestement encore peur).
Il est généralement utilisé à la place de “digitalisation” (numérisation pour les chatouilleux) des contenus et le fait qu’ils sont accessibles sur le web.
Libraires, éditeurs, patrons de journaux et vendeurs de CD ont de bonnes raisons d’être inquiets. Ça n’est pas une raison pour les aider, en utilisant ce terme, à propager leurs craintes devant la nécessité de repenser leur modèle économique.
Il y a plus grave: ils empêchent ? s’empêchent? - de voir plein de dimensions, d’actions, d’utilisations rendues possibles par la digitalisation et dont nous commençons à voir les effets.
A titre d’exemples:
Données: c’est le pari fait par Google pour nous offrir tous ses services (un peut trop sans doute, mais quand même), depuis la recherche jusqu’à la localisation en passant par les livres électroniques;
Liens: c’est la possibilité de représenter et d’activer sur le web ceux que nous avons avec famille, amis et connaissances qui fait tout l’intérêt de Facebook;
Géolocalisation: elle donnera bientôt lieu à une publicité agressive ou utile omniprésente, mais devrait aussi, grâce aux programmes de réalité augmentée, nous permettre de mieux évaluer dans l’environnement dans lequel nous nous trouvons;
Temps réel: la pression issue du succès de Twitter nous invite à tirer parti d’une information qui n’attend pas;
Web squared : le fait, pour reprendre l’expression de John Batttelle et Tim O’Reilly que “le web est le monde” puisqu’on peut y trouver, à côté des fichiers de livres ou de musique, la “trace informatique” des objets du monde réel (qui en ont tous une aujourd’hui).
On peut construire, autour de ces quelques notions (et de quelques autres que vous avez sûrement en tête et que je vous invite à partager) de nouvelles façons de vivre, de créer et de faire des affaires.
Ai-je raison de protester contre l’utilisation du terme “dématérialisation”? Quelles autres dimensions nous empêche-t-il de voir?
Je soumets à votre sagacité les quelques lignes ci-dessous, reçues aujourd'hui par mail, et envoyées - à moi donc et - à l'ensemble des collègues de mon laboratoire de recherche (le mail initial provient de la "division des affaires financières" de mon université de rattachement). On peut y lire ceci, texto :
"Bonjour, Conformément à ce qui était annoncé dans le cadre de la préparation du budget 2010 en ce qui concerne l'investissement, un nouvel appel à projets est lancé afin d'utiliser pleinement les crédits issus des retours sur amortissement permettant de financer les nouveaux investissements."
J'avoue avoir eu besoin d'un peu plus que mes capacités intellectuelles normales pour arriver à déchiffrer toute la portée de ce sybillin message. J'avoue encore, toute perplexité bue après sa énième lecture, en avoir aperçu toute la portée shadockienne. J'ai dès lors effectué ma mue pour devenir un "sherdock", c'est à dire pour demeurer un chercheur tout en pensant comme un shadock ; Et ce fut la révélation. Tel un Claudel illuminé par la foi aux vêpres de Notre-Dame(**), je pensai, je fus et je devins un chercheur-shadock ! L'immanence du message de la direction des affaires financières m'apparut alors dans toute sa splendeur.
Je fus, je devins et je suis un chercheur-shadock pompant et pompant encore sur la pompe à phynance de l'investissement, un chercheur-shadock pompant pour pomper des projets, un chercheur-shadock pompant derechef pour que son shadoratoire (= laboratoire shadock) ne se trouve par, par un brutal arrêt de pompe, privé du bénéfice des "crédits issus des retours sur amortissement", un chercheur-shadock pompant hardi, hardi, pour que lesdits crédits dudit retour sur amortissement permettent à son shadoratoire "de financer les nouveaux investissement", nouveaux investissements qui à leur tour génèreront du retour sur amortissement qui à son tour et via un nouvel appel à projet permettra de financer de nouveaux investissements qui à leur tour ... pour des siècles et des siècles. Amen.
Puis éreinté par une journée de pompage pareille à tant d'autres, je suis allé me coucher, priant le Très Saint Kafka et l'immaculée Mère Ubu que tout cela ne soit pas un rêve et que, pour la gloire de la division des affaires phynancières de mon université et la survie de mon shadoratoire, priant disais-je, pour que demain soit, en vertu de pompage, pareil à aujourd'hui.
Article "de commande", pour la revue "Documentaliste, sciences de l'information", à paraître fin Février 2010. La version ci-dessous est celle de soumission, non encore revue et corrigée pour publication définitive. La version définitive sera déposée en archives ouvertes au moment de sa parution.
Culture documentaire et folksonomies.
L?indexation à l?ère industrielle et collaborative. Des folksonomies aux hashtags, quelles cultures informationnelles ?
A L?INDEX. Il a déposé des photos de ses vacances sur FlickR ; recherché une vidéo d?un extrait de colloque sur YouTube ; partagé des signets sur Delicious ; publié un article sur son blog ; bavardé sur Twitter à propos d?un événement récent ; consulté des photos ou des profils de ses amis sur Facebook. Dans chacun de ces cas de figure et dans bien d?autres encore, l?usager a, en sus de son activité de dépôt, de recherche, de publication, de consultation ou de simple conversation, été invité à pratiquer une indexation libre. Une indexation sur ses propres traces informationnelles ou sur celles produites par d?autres. Une indexation qui traverse nos espaces numériques publics, privés et intimes, désormais réunis en une même sphère d?indexabilité. Une indexation à l?unisson de la cinétique des traces auxquelles elle s?attache : synchrone, instantanée, fragmentaire, plurielle. Enfin, une indexation parfois collaborative et le plus souvent, transparente aux autres, à tous les autres.
C?EST EN FORGEANT QU?ON DEVIENT FORGERON ET C?EST EN INDEXANT ... QU?ON FINIT SUR TWITTER.
Communauté. Wikipédia définit la « folksonomie » comme : « un processus de classification collaborative par des mots-clés librement choisis, ou le résultat de cette classification. » Les raisons permettant d?expliquer leur succès sont connues : citons pêle-mêle leur faible coût cognitif, leur aspect orienté-tâche, et le bénéfice qu?elles apportent en terme de filtrage collaboratif. Soit l?avènement de la communauté comme indexeur.
Interfaces. Les folksonomies font le choix d?un affichage de nuages de mots, plutôt que celui d?une zone de saisie laissée entièrement vierge. Le mot plutôt que l?absence du mot. Or un grand nombre de scénarios de recherche d?information se construisent sur une absence de besoin documentaire clairement circonscrit, que les folksonomies permettent donc d?amorcer, de combler ou d?orienter.
Économie. Le succès des folksonomies repose en outre sur une triple économie : économie de compétence documentaire et informatique, et économie d?échelle (chacun travaille d?abord pour soi ? ce qui évite la tentation du spam ou de l?usage détourné ? le résultat de ce travail restant toujours possiblement mais non nécessairement bénéfique à tous)
Et puis vinrent les Hashtags. Un hashtag est un mot-clé. Plus précisément, c?est une fonctionnalité d?indexation liée au service de micro-blogging Twitter. Il s?agit, au sein d?un message (un tweet), d?un mot ou d?une concaténation de mots, précédée du symbole dièse (#), et permettant de l?indexer, soit pour pouvoir suivre l?ensemble des messages ainsi balisés soit pour leur ajouter un niveau de sens différent. #exemple Tout comme les mots-clés ou « tags » des folksonomies, les hashtags participent pleinement au processus de redocumentarisation aujourd?hui à l??uvre sur le web. Eux-mêmes d?ailleurs, se prêtent à de nouvelles scénographies documentaires. Ainsi le site WhatTheHashtag permet de retrouver la signification d?un Hashtag ainsi que d?autres informations contextuelles à son sujet (contributeurs l?utilisant le plus, fréquence d?utilisation sur les sept derniers jours, mais aussi autres hashtags et sites web associés).
L?INDEXATION : DU MARQUAGE AU REBOND, DE LA RARETÉ A L?ABONDANCE. Hier, l?indexation était autant une technique documentaire qu?une trace mémorielle scriptuarisée ? et parfois sanctuarisée. Aujourd?hui, avec l?arrivée des folksonomies, de l?indexation sociale du web contributif, du temps réel, de la synergie presqu?immédiate entre les temps jadis distincts de la recherche, de l?accès et de la consultation, elle a effectuée une mue cardinale. Sans se départir de ses vertus premières, elle a désormais pour vocation principale de favoriser la recherche par sérendipité c?est à dire de faire naître ou d?amplifier la capacité de rebond inscrite à chaque carrefour de nos navigations sur le web, dans la plus petite unité d?information disponible. C?est une véritable ingénierie de la sérendipité qui se met en place. En d?autres termes, l?indexation est passée d?une économie de la rareté (rareté du sens permise notamment pas les différentes techniques de désambigüisation, le travail sur les renvois), à une économie de l?abondance où l?on ne se préoccupe guère des « risques » d?ambigüité, d?homonymie, comptant sur l?aspect massivement collaboratif et ouvert du processus pour les atténuer ou, à l?inverse, acceptant ces risques comme autant de chances nouvelles de s?orienter différemment dans de gigantesques entrepôts de ressources hétérogènes. Ce basculement est fondamental : il ne s?agit plus seulement de gérer des hiérarchies documentaires mais des hétérarchies de ressources et de parcours.
Indexer : qui, quoi, où, comment ? Dès lors, l?indexation sociale s?affranchit d?un certain nombre de savoirs et d?héritages professionnels. N?importe qui peut en effet se trouver en situation d?indexeur : simples usagers de services, producteurs ou consommateurs de contenus, novices ou experts. Ensuite, la granularité des ressources indexables s?élargit considérablement : au-delà des ressources scientifiques et des objets culturels, c?est l?ensemble des photos, vidéos, documents de travail, billets de blogs et autres « profils » sur les réseaux sociaux qui entrent dans le champ des objets indexables, et ce qu?ils « m?appartiennent » ou me soient étrangers. Enfin ce sont les finalités et la nature de la tâche d?indexation qui se diversifient : on peut indexer « à la volée » (en même temps que l?on parcourt ou découvre des ressources), pour son seul usage personnel ou à destination explicite d?une communauté d?intérêt ou de pratique, en parfaite connaissance de cause ou dans une totale ignorance du sujet ou de l?objet du processus.
L?indexation : industrielle ou sociale ? On oppose souvent l?indexation sociale, participative, contributive, à l?indexation « sérieuse » (c?est à dire normée) et à l?indexation d?abord machinique (informatique) puis aujourd?hui industrielle telle que pratiquée par les moteurs de recherche. Opposition factice à bien y regarder. Ainsi Google, qui revendique et affiche comme l?un des motto de la firme ne pratiquer « aucune intervention humaine dans nos résultats de recherche », pratique pourtant sans cesse l?indexation humaine et collaborative : chacune de nos requêtes couplée à chacun de nos clics sur tel ou tel résultat issu de cette requête équivaut littéralement à une qualification humaine du résultat de la requête, qualification qui sera ensuite intégrée dans l'ensemble des paramètres algorithmiques permettant, pour l'utilisateur identifié et/ou pour l'ensemble des requêtes semblables déposées, de faire varier l'ordonnancement des résultats. Dit autrement, le couple « requête / activation d'un lien de la page de résultat » équivaut exactement à la procédure qui, dans les folksonomies, fait correspondre un ou plusieurs mots-clés librement choisis à une page web. L'indexation à l'ère industrielle est donc nécessairement sociale.
A SUIVRE ... Cultures. La culture documentaire du web est ? notamment ? celle d?une bibliothéconomie de masse, d?un passage à l?ère industrielle des processus et des compétences liées à l?indexation, et ce dans un environnement pour lequel tout est document, tout devient une trace, un « fait » documentaire, y compris et jusqu?à nos plus infimes traces identitaires. Dans ce monde, l?horizon de l?indexation se déplace ; la question n?est plus celle de l?autorité (qui a autorité pour indexer) ni même de l?expertise (qui a compétence pour indexer), mais celle de l?usage (qui a besoin d?indexer). 3 sphères. Dès lors, trois sphères de pratiques sont amenées à cohabiter et à interagir : l?indexation professionnelle de fonds documentaires parfaitement circonscrits, l?indexation industrielle de l?ensemble des contenus du web telle qu?opérée par les moteurs de recherche, et l?indexation sociale. La tendance de fond étant celle d?une perméabilité chaque jour plus grande et plus réciproque entre chacune de ces trois sphères. 3 axes. L?interaction avec les savoirs professionnels de l?évolution des processus d?indexation peut être aujourd?hui prolongée selon trois axes. Tout d?abord, « ceci ne tuera pas cela ». Il faut laisser s?opérer toutes les substitutions nécessaires entre d?anciennes compétences et de nouvelles habiletés, pour autant que ces dernières répondent à un besoin réel que les premières ne peuvent suffire à combler. Ensuite, ne pas jeter les anciens formalismes dans l?eau du tout participatif. La compétence documentaire d?indexation sera de plus en plus déterminante, tout au moins pour une partie de la morphogénèse complexe et permanente des contenus et des interactions se donnant à lire sur la toile. Enfin, ces deux cultures documentaires ne sont pas nécessairement antagonistes. Il existe une voie médiane. Des modèles hybrides sont d?ores et déjà disponibles, capables par exemple d?ajouter de la structuration ou des notions d?héritage à l?intérieur de systèmes de folksonomies, tout en bénéficiant de l?effet d?échelle et de la simplicité d?amorçage de ces dernières ou bien des communautés qu?elles fédèrent.
En tout état de cause, ces perpétuels déplacements de compétences, ces réinventions permanentes de la chaine de traitement du document, ces nouvelles granularités documentaires préfigurent les nouvelles granularités sociales déjà observables dans les usages du web et dans la manière dont celles-ci impactent directement notre rapport au monde, et pas simplement de manière virtuelle.
Olivier Ertzscheid. Janvier 2010. Texte pour la revue Documentaliste, Sciences de l?information.
Comment entre-t-on chez un poète inconnu de soi mais si connu des autres ? On s’en remet au hasard du feuilletage. Et si l’on ignore la langue du poète, on fait confiance à son traducteur, plus encore s’il est lui-même poète. Ce que j’ai fait en suivant Michel Volkovitch, passeur et plaideur de l’oeuvre de Kiki Dimoula (née en 1931) qu’il tient pour le plus important poète grec contemporain. Une femme dont l’oeuvre (Le peu du monde suivi de Je te salue Jamais) vient de connaître le privilège d’être publiée par la collection Poésie/Gallimard. “Un sacré défi pour le traducteur, cette Dimoula ! Pas commode, mais quelle richesse!” reconnaît Volkovitch. On le croit d’autant mieux que le préfacier, Nikos Dimou, la présente comme l’auteur d’une poésie sans objet, étant entendu qu’elle écrit sur la présence du néant dans notre vie, le travail du temps, l’usure de l’humain lors de son lent passage de l’être au non-être; puis dans le sens contraire, avec le travail de la mémoire, le retour sur l’autrefois par le moyen privilégié de la photographie, véritable machine à transformer un passé gelé en “présence de l’absence”. La photographie est le fil d’Ariane de son oeuvre. On l’imagine, Kiki Dimoula, vivant entouré de tirages comme d’autres vivent parmi leurs chats. Le fait est que cette obscurité est pleine d’éclat.
On ne peut pas dire que le préfacier l’éclaircisse vraiment en la rapprochant des Metaphysical poets du XVIIème siècle anglais, à moins d’avoir leurs vers à l’esprit, ce qui n’est pas mon cas, je l’avoue à ma courte honte (mais il semble que Kiki Dimoula non plus, ce qui me console). Le rapprochement avec Emily Dickinson est plus parlant, encore que c’est toujours une faiblesse d’avoir à situer artificiellement un auteur dans une famille tant la pensée par analogie est un aveu d’impuissance. Il suffit pourtant de la lire pour l’entendre, et de l’entendre une fois pour s’arrêter l’écouter. Au détour d’une page, on peut y assister alors à ce spectacle inédit : un mot y rencontre un autre pour la première fois. Las ! Un poème pour la route, extrait de ce recueil, choisi au hasard du feuilletage, l’un de ses poèmes les moins photographiques, encore que… (on en trouvera d’autres ici) :
“Le répondeur : mime du destinataire.
Elle me calme, cette aquarelle de la voix./ Son sang-froid me dicte combien bref/ doit être ce dont j’ai besoin./ Elle me cajole, cette conformation mielleuse/ que dès son retour la voix très occupée/ rappellera vite fait ma voix fainéante.
Je laisse un bref message de mon attente/ nom adresse religion taille profession/ couleur de résistance année de sa naissance.
Tandis que j’attends, me dire que je confie/ ma description à une machine fragile/ me soulage un peu/ les appareils aussi ont leurs imprévus/ on se dit elle est malade peut-être/ d’avoir abusé du même ton d’être allée/ à l’enterrement d’une de ses vérités lointaines/ il se peut que le message se déroule à l’envers/ l’attente se lit aussi en partant de la fin/ en palindrome/ à moins que dans sa passion d’ennui la bande s’enroule/ autour du cou de ma voix.
Le plus probable est que m’a étranglée/ mon propre message”.
(”Edith Piaf à l’Olympia en 1961″ photo Nicolas Tikhomiroff/Magnum)
A priori, j’avoue que j’étais contre. Car on peut parfaitement être hostile au principe d’un livre dès lors qu’il repose sur un procédé particulier de fabrication. Exactement le cas de La version Claus (De versie Claus, traduit du néerlandais par Alain van Grugten, 75 pages, 9 euros, éditions Aden) de Mark Schaevers et Hugo Claus, un petit livre découvert avant-hier à Bruxelles. Ce qui me gênait, c’était l’idée de tripoter les innombrables interviews accordées par l’écrivain ”flamingant francophile” Hugo Claus pour en faire un monologue interprété au théâtre et de réduire cet hénaurme matériau pour en faire un livre qui se donne comme un autoportrait. Ca ne me plaisait pas et comme le bonhomme s’est fait euthanasier entre temps pour cause d’Alzheimer (il craignait la déchéance davantage que la mort), on ne saura jamais ce qu’il en aurait pensé. Mais que ne ferait-on pas pour entendre à nouveau les colères de l’auteur de L’étonnement, du Chagrin des Belges et de La rumeur ? Je l’ai donc lu d’un trait et je ne l’ai pas regretté. On a rarement concentré en aussi peu de pages une si joviale radicalité, une telle volupté dans la provocation ; c’est décousu, comme toute reconstruction, mais ça secoue et ça gifle et qu’est-ce que ça nous change des discours habituels sur la littérature !
Quel Claus est-ce ? Un nostalgique pathétique du Charlie Mingus du Five Spots à New York. Une grande gueule à l’humour gentiment assassin dès lors qu’il exprime sa haine de sa bonne ville de Bruges “triomphe de tout ce qui rétrécit l’homme”. Un menteur accompli car qui ne ment pas vit comme une bête, si bien qu’à la fin on ne sait plus si Beckett a vraiment dit qu’il fallait se moquer des malheureux et si Proust avait vraiment intitulé ses livres ”Les enfants du silence”, du reste, quelle importance ! Un baroque ou présenté comme tel au risque du cliché mais qui l’accepte d’autant plus volontiers qu’il tient le dépouillé pour une maladie. Un ancien adolescent des années 40 qui reconnaît haut et fort son admiration pour la machine de guerre allemande, les tankistes comme autant de chevaliers teutoniques et le grand frisson de la Walkyrie. Et puis quoi, “leur discipline avait une forme : la discipline sans forme, c’était bon pour l’armée belge”.Pour l’arracher à la fascination pour l’impeccable ballet des SS si polis et si propres sur eux, son père, qui arpentait les lieux bombardés pour le Secours catholique, l’a emmené avec lui. A 11 ans, on ne s’en remet pas ; on comprend que la violence d’Hugo Claus, le romancier, le dramaturge, le peintre, ait pris racine dans ce terrain de paysage de ruines sous un ciel de cendres à 11 ans et des poussières.
Et vulgaire avec ça, mais certainement pas dans l’acception négative la plus courante, plutôt dans le vacarme que le rire ne manque jamais de susciter lorsqu’il a le bon mauvais goût de flirter avec le grotesque. Du genre à faire des pieds et des mains pour être assis au premier rang au théâtre dans le seul but d’observer tout à loisir la course lente des gouttes de sueur sur le front des comédiens. Pas de doute, c’est bien sa voix. Brutale, mais lyrique. Il y a de la couleur. Du Ensor. On l’entend dire :”Héros, il ne faut pas l’être soi-même, il y a du personnel pour ça”. On l’entend conchier les fâcheux rentiers des Lettres. On l’entend s’adresser de temps à temps à Dieu, mais uniquement pour l’insulter. On l’entend gueuler sur ses contemporains pour dénoncer l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes. Est-il indispensable de préciser que Camus n’était pas sa pinte de bière, trop hésitant pour lui, car qui dit juste milieu dit voie moyenne. On le prenait pour un géant des Flandres, il se découvre en hamster doré. Voilà, c’était Hugo Claus. Pour des raisons techniques, le livre, qui vient de sortir en Belgique, ne sera diffusé en France qu’en mai. Patience… Sinon, c’est là.
A peine Gérard Longuet a-t-il été blanchi par la justice dans l'affaire du financement frauduleux de l'ex-Parti Républicain (une casserole que l'intéressé traînait depuis une quinzaine d'années), que celui-ci fait désormais à nouveau irruption sur la scène médiatique.
Interrogé ce mercredi sur La Chaine Parlementaire, Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, a estimé que le socialiste Malek Boutih n'est pas le meilleur candidat pour succéder à Louis Schweitzer à la tête de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).
Le sénateur de la Meuse a déclaré :
« [La Halde], cela veut dire que c'est la France qui s'ouvre aux populations nouvelles. Schweitzer, c'est parfait, un vieux protestant, parfait. La vieille bourgeoisie protestante, parfait. Il vaut mieux que ce soit le corps français qui se sente traditionnel, qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes ».
En clair et sans décodeur : Malek Boutih est arabe avant d'être Français. Musulman avant d'être républicain. Cela le disqualifie donc pour le job et le rend suspect pour présider cette autorité administrative indépendante.
Pour Gérard Longuet, Malek Boutih ne semble donc pas faire partie du « corps français traditionnel ». Ce dernier pourrait même avoir la tentation de prendre cette responsabilité trop à coeur et, en manquant de retenue, trahir la mission que l'on pourrait éventuellement lui confier.
A relire la déclaration de Longuet, on croirait entendre Maurice Barrès au sujet du capitaine Dreyfus : « Que Dreyfus ait trahi, je le conclus de sa race. »
Malek Boutih n'est pas le « bon personnage » pour présider la Halde.
Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, Luc Chatel s'est exprimé ce matin pour répondre à l'action entamée par des parents d'élèves, visant à attaquer le ministère de l'Éducation nationale qui ne parvient pas à remplacer les profs absents.
Cette question est loin d'être nouvelle. Depuis que je suis en poste, en 2001, la situation n'a cessé de se dégrader. A mes débuts, les remplaçants existaient. Ces titulaires sur zone de remplacement (TZR) dans le secondaire étaient affectés à des groupements d'établissement et faisaient des remplacements de courte durée. Certes, ce n'était pas parfait, mais on finissait toujours par trouver quelqu'un, après quelques jours d'absence. Cependant, j'ai pu rapidement observer la dégradation. Dès 2004, on n'a plus remplacé les absences de moins de quinze jours, puis de moins de trois semaines. Aujourd'hui, on sait que, dans certaines disciplines, un prof arrêté pour maladie ne sera pas remplacé. Sur Créteil, c'est le cas pour l'anglais, les mathématiques, la physique-chimie, le français, l'espagnol, l'histoire-géographie...
Pour pallier à cela, les journalistes ont relayé l'idée de Chatel de les remplacer par des retraités et des étudiants. Ce n'est pas nouveau. Nous avons des vacataires dans le système depuis toujours, et des jeunes sans formation depuis quelques années. Quant aux retraités, Darcos leur avait déjà proposé de reprendre des services partiels.
Ce qui est particulièrement énervant, c'est que cette dégradation est uniquement, complètement, totalement due aux suppressions de postes d'enseignants depuis 2003. Évidemment, on a supprimé les remplaçants courte durée, parce que personne n'allait faire grève pour défendre des postes invisibles des autres collègues. Les titulaires ont été mis sur des postes à l'année ou ont été réaffectés à des postes fixes. Nous n'avons vu les résultats qu'après. Pour que le système tourne, il faudrait environ 9 % du nombre de personnels fixes en remplacement. Or, sur Créteil, on sera à 3 % l'an prochain. Dans les journaux, personne ne rappelle cette évidence : le ministre geint aujourd'hui sur une situation qu'il a lui-même contribué à mettre en place, avec ses cinq prédécesseurs. Il serait bon qu'on le dise et qu'on mette la majorité face à ses propres contradictions.
De même, j'ai pu lire que les chefs d'établissement faisaient remplacer les profs à l'interne. Rien n'est plus faux ! Si cela arrive rarement, la plupart des collègues refusent, malgré des heures supplémentaires très bien payées et défiscalisées, parce qu'il est bien trop difficile d'assumer les cours d'un autre enseignant en plus des siens. Le pognon ne fait pas tout.
Tians et terrines ont une étymologie commune : le tian est un mot provençal ancien, issu du grec tegamon qui signifie poêle à frire, qui désigne un plat en terre cuite ; et terrine est issu du vieux français terrin, attesté dès le XIVe siècle et[...]
Ne dites pas qu'elle a un air de gamelle ou une tête de marmite, la cocotte en fonte est unique ! Depuis son invention, elle a révolutionné la cuisine des particuliers comme celle des[...]
Alors que je cherchais ce week-end en librairie le dernier Claude Allègre (« l'imposture climatique » - dont tout le monde dit le plus grand bien... ) pour voir de mes propres yeux ses magnifiques graphiques, je me suis laissé tenter à la place par une autre nouveauté dans le paysage[...]
Les plus attentifs d'entre vous n'auront pas manqué de noter, dans l'épidémie de "Gatite" ayant récemment frappé l'IPCC (Climate-, Glacier- , Amazon- , Netherlands-, Malaria- Gates, etc... voir cet article de Realclimate pour un résumé...) l'épisode "Africa-Gate", à propos des impacts du[...]
Dans mon lycée, un directeur reste en poste exactement 3 ans. Quel est le nombre maximum de directeurs que mon lycée peut recevoir sur une période de 8 ans ?
Le parasite ( protozoaire Toxoplasma ) infecte le plus souvent des animaux à sang chaud dont l’ homme. La plupart des cas de toxoplasmose sont sans gravité pour l’homme sauf pour les humains à système immunitaire affaibli et pour les femmes enceintes. Les félidés dont notamment le chat sont les hôtes définitifs de la toxoplasmose.
Chose hallucinante, 1/3 de la population mondiale serait infectée par Toxoplasma avec peu d’infectés en Asie, en Amérique et beaucoup d’infectés en Afrique et en Europe de l?Ouest (80 % en France).
La toxoplasmose est transmise par la mère à son f?tus. La séroprévalence toxoplasmose chez la femme enceinte serait d’environ 50%. Le risque de transmission de la toxoplasmose au foetus est inférieur à 2 % au début de la grossesse et monte à 70 % en fin de grossesse.
La transmission de la toxoplasmose est très grave au début de la grossesse et provoque des lésions oculaires en fin de grossesse.
Il existe plusieurs formes cliniques de la toxoplasmose :
la toxoplasmose acquise, chez une personne ayant des défenses immunitaires normales, en général inapparente ou sans gravité
la toxoplasmose congénitale , due à l’infection du f?tus d’une femme enceinte séronégative, non protégée car n’ayant jamais été en contact avec le toxoplasme
la toxoplasmose de l?immunodéprimé, personnes atteintes du SIDA ou personnes greffées et traitées par des médicaments immunodépresseurs
Quand la toxoplasmose se déclenche pour la première fois chez l’humain, elle n’est pas apparente dans 80% des cas (pas de fièvre et uniquement des ganglions cervicaux pendant une semaine environ).
Dans 20% des cas, la toxoplasmose prend une forme subaiguë (adénopathies cervicales, fièvre prolongée, une fatigue intense). La toxoplasmose ressemble alors à une mononucléose infectieuse avec une guérison lente.
Parfois, chez les immunodéprimés et les personnes atteintes du sida, la toxoplasmose prend une forme aiguë et peut provoquer divers types de lésions oculaires, cardiaques, pulmonaires, et même des symptômes neurologiques.
Dans tous les cas, les kystes formés persistent et sont indétectables.
Chez la femme enceinte, le diagnostic repose en premier sur le sérodiagnostic pratiqué au cours du premier trimestre.
La vaccination n’existant pas, la prévention est le meilleur traitement :
ne consommer que de la viande bien cuite (cuisson à plus de 67°C au c?ur des viandes), surtout le mouton
lavage approfondi des salades et crudités, nettoyage des surfaces de travail ayant servir à préparer les légumes
éviter de manger à l’extérieur des légumes dont on ne connaît pas la préparation
porter des gants en cas de jardinage ou si vous vous occupez de la litière d’un chat et se laver les mains
ne pas s’occuper de la litière d’un chat ou la nettoyer avec de l’eau bouillante, mais bien entendu le chat peut se mettre sur vous et vous pouvez le caresser ! Le risque est quasiment nul si le chat n’a pas accès à l’extérieur et qu’il ne mange pas de viande crue
laver (et peler) les fruits et légumes avant de les consommer, avec de l’eau vinaigrée ; cuisson d’au moins une minute à 60°C pour les végétaux
La congélation, la salaison, les condiments, la fumaison, la conservation sous vide et la cuisson par micro-ondes peuvent détruire le parasite mais rien n’est sûr.
La toxoplasmose cérébrale arrive elle aux séropositifs au VIH.
Les professions en contact avec la viande crue, les félins contaminés (vétérinaires, employés d’abattoirs, agriculteurs, jardiniers, personnes de laboratoires, etc ) sont exposées à la toxoplasmose.
La terre peut être notamment une source de contamination quand elle est endroit de chats (excréments de chat ). Il faut bien se laver les mains après avoir travaillé la terre ou touché des animaux !
Il n’est pas prouvé que la toxoplasmose pouvait être transmise par l’urine ou les excréments humains contaminés mais mieux vaut porter des gants jetables pour travailler avec des personnes atteintes d’incontinence et laver soigneusement mains et ongles.
La Toxoplasmose latente pourrait altérer le comportement de la manière suivante:
La semaine dernière, Bernard-Henri Levy publiait sur le site de La Règle du Jeu un texte intitulé " De Tarantino à Scorsese : quand Hollywood flirte avec le révisionnisme ". Irrité par les séquences de Shutter Island montrant la libération du camp de concentration de Dachau, le philosophe dressait un parallèle avec l' Inglourious Basterds de Quentin Tarantino , sorti en août dernier. S'inquiétant ainsi des libertés que Tarantino prenait avec l'Histoire (Hitler ne mourant pas à B... Lire la suite | 12 commentaires
L'affiche de la semaine met à l'honneur un animal sans noblesse, souvent méprisé par le cinéma qui en a fait son bouc émissaire : la chèvre. Alors que la littérature en a fait une émouvant personnage (Blanquette dans La chèvre de Monsieur Seguin , d' Alphonse Daudet ), la BD une créature courageuse (Tintin sauvé de la mort par une chèvre dans L'Île noire ) et que même la mythologie grecque la prend très au sérieux (la chèvre Amalthée nourrit Zeus), Francis Veber lui ne trouve pas mieux à... Lire la suite | 2 commentaires
La France pourrait perdre son « triple A », la note maximale dont peut bénéficier un pays, ce qui lui permet d?obtenir des conditions de financement de sa dette particulièrement favorables. C?est l?agence de notation Fitch (filiale anglo-saxonne d?un groupe français) qui a brandi aujourd?hui cette menace inattendue.
Pour Fitch, « les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme et dans leurs engagements d'inflation basse et stable ». Paris n?est pas seule visée : le Royaume-Uni et l?Espagne sont, eux aussi, placés sous surveillance : « le Royaume-Uni, l'Espagne et la France en particulier (trois pays qui bénéficient chez Fitch d?un AAA assorti d?une perspective stable, NDA) doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique", a estimé Brian Coulton, l?un des responsables de l?agence.
?Cette mise en garde obéit a priori à une certaine logique, vu la dégradation rapide de la dette publique française. Cela étant, elle est quelque en contradiction avec une étude d?une autre agence de notation, Moody?s, parue il y a un an, et qui plaçait la France parmi les débiteurs les plus solides de la planète (lire mon article). Si la France perd son statut de triple A, on peut sérieusement se demander qui bénéficiera encore de cette note, mis à part le Luxembourg?
Si la menace se concrétise, cela pourrait annoncer un krach mondial sur la dette souveraine, celle-ci ayant démesurément gonflé depuis 2008 à cause de la crise financière. Les marchés risquent en effet de se détourner des emprunts d?État, ce qui serait catastrophique pour la stabilité financière des pays et donc pour la croissance.
Reste qu?on ne peut qu?être fasciné par le tranquille aplomb avec lequel Fitch tance les États, elle qui avec ses cons?urs a joué un rôle important dans le déclenchement de la crise et donc dans l?accroissement du déséquilibre des comptes publics, puisqu?elles ont été incapables d?analyser correctement les risques que représentaient les subprimes? Mais, dans ce petit monde de la finance, le ridicule n?a jamais tué personne.
La crise grecque va-t-elle permettre au gouvernement économique de la zone euro de voir le jour ? La chancelière allemande, qui a déjà admis la nécessité d?une telle gouvernance il y a un mois, est désormais favorable à la création d?un « Fonds monétaire européen » (FME) sur le modèle du FMI, une idée avancée ce week-end par son ministre des finances, Wolfgang Schaüble qui a évoqué une prochaine proposition franco-allemande : « la question est : qu?est-ce que l?Union européenne peut faire pour s?aider elle-même ? Je pense que l?idée (d?un FME) est une bonne idée », a déclaré aujourd?hui Angela Merkel, car « nos instruments ne sont pas suffisants ». Il faut « permettre à la zone euro de mieux réagir ». Une révolution copernicienne, l?Allemagne ayant toujours refusé tout ce que pouvait s?apparenter à une remise en cause de la souveraineté économique et budgétaire des États.
Il existe déjà un « Fonds d?aide européen à la balance des paiements » doté de 50 milliards d?euros (15 milliards avant la crise de 2008) qui a bénéficié à la Lettonie, à la Hongrie et à la Roumanie. (le texte du réglement de 2002 le créant est ici). Mais ses destinataires ne peuvent en aucun cas être des États membres de la zone euro, les traités interdisant toute aide budgétaire en son sein : l?idée qui sous-tend cet interdit est que chaque pays de la zone, même partageant la même monnaie, demeure responsable de ses finances publiques, les marchés se chargeant de sanctionner les « mauvais élèves » en demandant des taux d?intérêt plus élevés pour prêter de l?argent. L?Allemagne redoutait, en particulier, que ses partenaires ne contrôlent plus leurs finances publiques une fois dans l?euro s?ils avaient la certitude que la Banque centrale européenne (BCE) ou les membres de la zone euro voleraient à leur secours en cas de pépin. En outre, cela aurait posé un problème démocratique : une clause de solidarité reviendrait à rendre responsable les citoyens allemands ou français de dépenses engagées par un gouvernement qui n?est pas responsable politiquement devant eux.
Mais la crise grecque a remis ce dogme en cause lorsqu?il est apparu que la défaillance d?un pays pouvait être précipitée par les marchés et mettre en péril l?existence de l?euro. Or, aucun instrument n?a été prévu dans un tel cas. D?où la préparation, dans la panique, d?un plan d?aide destiné à acheter entre 20 et 25 milliards de dettes Grecque au cas où les marchés feraient défaut ou exigeraient des taux d?intérêt trop élevés. La leçon a porté : il n?est plus question de se faire prendre par surprise. Désormais, un changement des règles des traités n?était plus tabou, comme l?a reconnu Merkel : les traités actuels ne sont « pas la fin de l?histoire. Nous ne sommes pas dans un système statique, je ne veux pas de cela. Je veux une Europe capable de réagir ». Pour une fois, la Commission européenne a immédiatement réagi en faisant savoir, tout à l?heure, qu?elle « était prête à proposer un tel instrument européen » d?ici au mois de juin.
Le problème est que la création d?un FME devra sans doute passer par une modification des traités, comme l?a souligné la chancelière, ce qui risque d?être compliqué. Car les oppositions restent fortes. C?est le cas en Allemagne, mais aussi à la BCE : son « économiste en chef », l?Allemand Jürgen Stark, est ainsi immédiatement monté au créneau en estimant qu?un « tel mécanisme ne serait pas compatible avec les fondements de l?Union monétaire et risquerait de saper l?acceptation de l?euro ». Mais, en même temps, Jean-Claude Trichet, son président, a fermement écarté, jeudi, une intervention du FMI au sein de la zone euro?
L?idée d?une « agence européenne de la dette » chargée d?émettre la dette des États membres de la zone euro, déjà défendue par l?Italie et le Luxembourg, semble aussi de mieux en mieux acceptée : le premier ministre belge, Yves Leterme, vient ainsi de s?y rallier. Il s?agirait de rendre la zone euro moins dépendante des sautes d?humeur des marchés en offrant un marché de la dette comparable à celui des États-Unis.
Dans un autre ordre d?idée, la crise grecque a fait prendre conscience aux Européens à quel point ils étaient dépendants des grandes agences anglo-saxonnes qui notent leur dette souveraine (même si Fitch est la filiale d?un groupe?français). On évoque de plus à plus, à Bruxelles et dans certaines capitales, la création d?une agence européenne de notation indépendante qui serait placée sous la responsabilité de la BCE. Interrogé sur ce point jeudi dernier, Jean-Claude Trichet, le président de l?Institut d?émission, n?a pas démenti : « je n?ai aucun commentaire à faire à ce stade », a-t-il dégagé en touche.
A priori, j’avoue que j’étais contre. Car on peut parfaitement être hostile au principe d’un livre dès lors qu’il repose sur un procédé particulier de fabrication. Exactement le cas de La version Claus (De versie Claus, traduit du néerlandais par Alain van Grugten, 75 pages, 9 euros, éditions Aden) de Mark Schaevers et Hugo Claus, un petit livre découvert avant-hier à Bruxelles. Ce qui me gênait, c’était l’idée de tripoter les innombrables interviews accordées par l’écrivain ”flamingant francophile” Hugo Claus pour en faire un monologue interprété au théâtre et de réduire cet hénaurme matériau pour en faire un livre qui se donne comme un autoportrait. Ca ne me plaisait pas et comme le bonhomme s’est fait euthanasier entre temps pour cause d’Alzheimer (il craignait la déchéance davantage que la mort), on ne saura jamais ce qu’il en aurait pensé. Mais que ne ferait-on pas pour entendre à nouveau les colères de l’auteur de L’étonnement, du Chagrin des Belges et de La rumeur ? Je l’ai donc lu d’un trait et je ne l’ai pas regretté. On a rarement concentré en aussi peu de pages une si joviale radicalité, une telle volupté dans la provocation ; c’est décousu, comme toute reconstruction, mais ça secoue et ça gifle et qu’est-ce que ça nous change des discours habituels sur la littérature !
Quel Claus est-ce ? Un nostalgique pathétique du Charlie Mingus du Five Spots à New York. Une grande gueule à l’humour gentiment assassin dès lors qu’il exprime sa haine de sa bonne ville de Bruges “triomphe de tout ce qui rétrécit l’homme”. Un menteur accompli car qui ne ment pas vit comme une bête, si bien qu’à la fin on ne sait plus si Beckett a vraiment dit qu’il fallait se moquer des malheureux et si Proust avait vraiment intitulé ses livres ”Les enfants du silence”, du reste, quelle importance ! Un baroque ou présenté comme tel au risque du cliché mais qui l’accepte d’autant plus volontiers qu’il tient le dépouillé pour une maladie. Un ancien adolescent des années 40 qui reconnaît haut et fort son admiration pour la machine de guerre allemande, les tankistes comme autant de chevaliers teutoniques et le grand frisson de la Walkyrie. Et puis quoi, “leur discipline avait une forme : la discipline sans forme, c’était bon pour l’armée belge”.Pour l’arracher à la fascination pour l’impeccable ballet des SS si polis et si propres sur eux, son père, qui arpentait les lieux bombardés pour le Secours catholique, l’a emmené avec lui. A 11 ans, on ne s’en remet pas ; on comprend que la violence d’Hugo Claus, le romancier, le dramaturge, le peintre, ait pris racine dans ce terrain de paysage de ruines sous un ciel de cendres à 11 ans et des poussières.
Et vulgaire avec ça, mais certainement pas dans l’acception négative la plus courante, plutôt dans le vacarme que le rire ne manque jamais de susciter lorsqu’il a le bon mauvais goût de flirter avec le grotesque. Du genre à faire des pieds et des mains pour être assis au premier rang au théâtre dans le seul but d’observer tout à loisir la course lente des gouttes de sueur sur le front des comédiens. Pas de doute, c’est bien sa voix. Brutale, mais lyrique. Il y a de la couleur. Du Ensor. On l’entend dire :”Héros, il ne faut pas l’être soi-même, il y a du personnel pour ça”. On l’entend conchier les fâcheux rentiers des Lettres. On l’entend s’adresser de temps à temps à Dieu, mais uniquement pour l’insulter. On l’entend gueuler sur ses contemporains pour dénoncer l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes. Est-il indispensable de préciser que Camus n’était pas sa pinte de bière, trop hésitant pour lui, car qui dit juste milieu dit voie moyenne. On le prenait pour un géant des Flandres, il se découvre en hamster doré. Voilà, c’était Hugo Claus. Pour des raisons techniques, le livre, qui vient de sortir en Belgique, ne sera diffusé en France qu’en mai. Patience… Sinon, c’est là.
Les historiens sont souvent dérangés pour un oui ou pour un non puisque la mémoire est devenue un enjeu confondu avec l’Histoire. Mais Robert Paxton n’aurait probablement jamais imaginé être sollicité ès-qualités pour régler un différend urbain. Professeur à Columbia University et pionnier de la nouvelle recherche sur l’Occupation depuis la publication de La France de Vichy en 1973, il vient d’être consulté pour donner son avis sur l’avenir de la “Petain Avenue” à Milltown, New Jersey. Cette artère est ainsi baptisée depuis 1920. Mais depuis quelques temps, ça ne passe plus. Depuis que des habitants des environs, qui savent où se trouvent la France et connaissent un peu son histoire, se sont enquis en passant par là de ce que cela n’honorait pas seulement le héros de la première guerre mondiale mais également l’antihéros de la seconde.
Petite leçon d’histoire à la clé, l’affaire a pris des proportions à coup de lettres, pétitions et groupes sur Facebook(”Change Pétain Street !”). Ce qui n’est pas du goût des habitants de l’avenue, soutenus par leur conseil municipal, pour qui Pétain fait d’abord partie de leur propre histoire car certains d’entre eux y sont nés. Naître à Pétain… Le professeur Paxton a donc rappelé que, selon lui, Pétain n’avait pas été “un instigateur mais un complice du crime“, qu’il était préférable de ne pas le cacher et qu’il ne soutiendrait donc pas “Change Pétain Street !”.
L’affaire, qui a tout de même fait la une du New York Times ce matin (l’édition en ligne, il est vrai, où tout change très vite) aura au moins permis d’apprendre qu’il existe une douzaine de rues ou avenues Pétain aux Etats-Unis. Et qu’une plaque portant le nom de Pierre Laval, datant certes de son passage en qualité de président du Conseil en 1931 (année où Time magazine en fit l’”Homme de l’année”), figure dans le fameux Canyon des héros dans le bas de Manhattan…
Il y a aussi les arabes mais, eux au moins, sont mieux organisés que les noirs?
En France, il n'y a pas de doute. Attaquer un noir, l'insulter, le traîner dans la boue, ne soulève pas de désapprobation. Au contraire même, on vous félicite, pour dire que, vous êtes le chantre de la vérité. Rien que ça.
C'est ainsi que le journaliste Éric Zemmour s'est illustré chez Ardisson dernièrement, voir vidéo, ICI, en indiquant que les arabes et les noirs sont les plus grands délinquants de France, ce qui amène la police à les contrôler plus que les autres. Or, ça n'est pas vrai. mais, le but n'est pas de le faire taire ou de le condamner. Il faut que les autres puissent aussi s'exprimer sans qu'on ne leur lance des cris d'orfraie.
La France n'est pas un cas isolé. Il y a aussi la Suisse, où un journaliste ivoiro-suisse, Innocent Naki, essaye de dénoncer les brimades policières faites en direction des noirs.
De toutes les nations, les plus misérables, les plus méprisés et les plus exploités sont les noirs.
Mon ennemi préféré de la blogosphère vient de publier un billet sur l’évolution de l’abstention au cours des 30 dernières années… Intéressant et instructif, force m’est de le reconnaître, malgré toute l’antipathie assumée que j’éprouve pour l’auteur.
En effet, ce phénomène n’a jamais été pris suffisamment au sérieux par aucun des partis politiques, [...]
Communiqué commun des syndicats et organisations professionnelles, 3 mars 2010
Profondément inquiets des évolutions récentes de la Justice et des perspectives de réformes, syndicats et associations de tous les professionnels de la Justice ont décidé de s?unir pour défendre une justice de qualité, égale pour tous, indépendante et dotée des moyens nécessaires à son action :
Dans les [...]
Ce week end, j'ai battu un record je pense... J'ai eu la bonne idée (enfin JE, mon cher et tendre plutôt) de rentrer de Marseille lundi, direction Pau. Quel est le problème? Lundi, dans le Sud, la météo c'était...mmm.....chaotique? Oui c'est le mot!
La neige a recouverte les autoroutes du Sud Est pendant la nuit de dimanche à lundi, et à continuer à tomber toute la journée.
Résultat, le Sud Est lundi, c'était la Sibérie. Une vraie catastrophe autoroutière! Impossible d'avancer à plus de 40km pendant des heures, des voitures en travers partout, nos essuis-glace qui gelaient litéralement, des chasses-neige (ou chasse-la-neige comme disait l'autre) débordaient...bref du bonheur.
Mon record?? Marseille -> Pau en 11h (6h max en temps normal). Dont 4h pour faire Béziers-Carcassonne qui est à 75km environ....
Bon je ne suis pas du genre à me plaindre mais après une semaine de boulot à Paris avec un aller retour en avion avec la bronchite, j'ai attrapé la gastro ce week end (ami glamour bonsoir) où on est quand même partis à Marseille, assister à un match de l'OM (oui, faut pas chercher...) avec un vent à vous glacer les orteils....Et un retour un heures doublées... Quoi vous pensez qu'il faut j'écrive pour viedemerde.com ? ;)
Les mauvais souvenirs (et les bons hein! c'était quand même chouette Marseille!) sont derrière moi et après ce périple en voiture, je suis restée travailler au chaud chez moi aujourd'hui et j'ai eu le temps de réaliser quelques muffins remonte-moral d'enfer!
Cela faisait longtemps que j'attendais de mettre des Daims dans des muffins. Le côté craquant caramel/chocolat avec le moelleux d'un muffin...ça devrait le faire non? Ben oui ça le fait!
J'ai modifié un peu la recette classique de muffin que j'utilise (celle de Pascale) et j'ai ajouté des morceaux de pommes pour le côté "humide" du muffin. Il n'y a rien de plus facile que les muffins alors plus d'excuses hein!
Un régal. D'ailleurs, je repars sous mon plaid attaquer un muffin...;) OoooOohhh mais j'ai aussi mes supers chocolats Peter Rabbit reçu aujourd'hui par une petite grenouille d'Outre Manche (merci encore!!!)...Aaaaahhhh Home Sweet Home....
Ingrédients (pour 6 gros muffins):
-150g de farine
-50g de sucre blanc
-1/2 sachet de levure
-1 oeuf
-10cl de crème liquide entière
-30g de beurre fondu refroidi
-1 pomme (ariane pour moi)
-une dizaine de daims
Préparation :
Préchauffer le four th6 (180°C).
Mélanger les ingrédients "secs" : la farine, le sucre, la levure.
Mélanger les ingrédients "humides" : fouetter l'oeuf, la crème et le beurre.
Concasser les daims en petits morceaux. Peler et couper la pomme en petits morceaux. Mettre les morceaux de Daim et de pomme dans les ingrédients secs.
Incorporer les ingrédients humides aux ingrédients secs. Mélanger doucement à l'aide d'une spatule. NE PAS INSISTER! Il faut seulement incorporer la farine, il doit encore y avoir des grumeaux.
Déposer dans des caissettes à muffins et faire cuire pendant 20-25min jusqu'à ce les muffins soient bien dorés.
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Quelques preuves de mon périple sur l'autoroute du Grand Nord Sud Est
Dimanche 7 mars, c'est le 2nd Cupcake's day, organisé à l'initiative de Dorian. N'oubliez pas de poster votre recette sur votre blog ou à lui envoyer!
J'avais des idées pour des cupcakes au caramel, bananes et mascarpone, que je devais tester aujourd'hui. Le problème est que j'ai passé la nuit...humm disons à ne pas digérer ce que j'avais mangé...(attention moment glamour!). Du coup, impossible de cuisiner quoique soit, j'ai tourné à la compote et à la soupe.
Pour me rattraper, je vous donne quand même une mini-sélection de mes cupcakes préférés, dont vous pouvez trouver la recette sur le blog.
Promis, je me soigne ce week end (même si je suis encore en vadrouille...mmm!) et je reviens avec des recettes pas recyclées..(bah oui, j'ai bien conscience que ça craint un peu quand même...).
Dans mon lycée, un directeur reste en poste exactement 3 ans. Quel est le nombre maximum de directeurs que mon lycée peut recevoir sur une période de 8 ans ?
Cette journée se tient sous la direction scientifique de Bernadette Dufrene (Université Paris Ouest), Madjid Ihadjadene, (Université Paris-8) et Denis Bruckmann (BnF) et se déroulera le 18 mars 2010 à la Bibliothèque Nationale de France.
Le Cléo sera présent à cet événement. Marin Dacos, Directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte interviendra auprès de Geneviève Vidal et Estelle Rojas (Université Paris-13), Sophie Pene (ENSCI) et Anne Marie Rouge (Bibliothèque municipale de Lyon) sur le thème :
« Amateurs » versus professionnels ou experts : quelles nouvelles autorités sur le savoir ?
Alors que la théorie de « la sagesse des foules » formulée par Surowiecki gagne du terrain puisque certaines institutions développent de nouveaux liens avec leurs publics (notamment les folsksonomies, le social tagging, ?), alors que se développent partout l?autoédition, le « journalisme amateur », peut-on souscrire à l?idée que les autorités traditionnelles du savoir sont en concurrence avec les « amateurs » ?
L’École régionale des beaux-arts de Valence organise le jeudi 10 mars 2010, deux tables rondes sur la contribution du design graphique aux pratiques et apprentissages des savoirs dans la culture numérique.
À cette occasion, Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) participera à la rencontre autour du thème : « Production et diffusion des savoirs en ligne. »
« En entrant dans l?ère de l?informatique en réseau, le livre semble appelé à devenir de plus en plus réinscriptible. Il n?est plus seulement séquentiel, il est aussi réticulaire. Il se pare de multiples couches, un ensemble d?informations ajoutées par des dizaines de métiers différents, qui participent à une vaste entreprise d?enrichissement documentaire, et par des auteurs secondaires qui, par leurs inscriptions, contribuent, à toutes les étapes, à enrichir la grille de lecture du texte. Ce livre inscriptible, c?est le Read/Write Book. »
Pratiques de lectures dans la culture numérique : contribution du design
Deux questions, deux tables rondes, une journée
Les technologies numériques sont des technologies d?écriture. En tant que telles elles constituent, comme l?invention de l?écriture elle-même il y a 5000 ans, une extension sans précédent de notre cerveau et, ainsi, de nos possibilités cognitives.
Grâce à elles, jamais les hommes n?ont possédé autant de possibilités d?étendre les savoirs et leurs capacités d?agir ; jamais nous n?avons disposé d?autant de moyens pour satisfaire notre volonté de connaître et de comprendre. Lire la suite…
L’ apport énergétique de la pomme provient non pas de graisses mais de fructose et de glucides assimilables lentement dans l’organisme.
la pomme peut contribuer à fournir de l’énergie pendant une activité physique, à réhydrater l’organisme et à faciliter la récupération ainsi que l’élimination des toxines.
La pomme apporte de la vitamine C, des vitamines B (qui participent au bon fonctionnement des cellules et favorisent l’utilisation des glucides), de la vitamine E et de la provitamine A (antioxydante), du potassium, du phosphore, du calcium et du magnésium.
La composition de 100 g de pomme est en moyenne: 12,6% de glucides, 0,3% de protides, 84,3% d’eau, 2,5% de fibres, 0,3% de lipides.
L’apport calorique de la pomme est de 54 kcal pour 100 g de pomme.
La saisie, hier par Interpol, de cargaisons de médicaments « contenant des ingrédients illégaux tels que du tigre, de l’ours ou du rhinocéros », ne concerne pas une infime minorité de maniaques, amateurs de sorcellerie ou de messes noires, puisque sa valeur estimée serait de 10 millions d’euros. Importés d’Asie par des ports italiens, les plantes [...]
Le palmarès de la Halde, qui tombe à 3 jours de l’état des lieux annuel des droits des femmes, est révélateur d’une stagnation, voire d’une régression de ces derniers en matière d’emploi. 60% des plaintes enregistrées en cinq ans émanent en effet de postulantes ou employées dont le seul tort est d’être enceintes.
« Absences de [...]
Posted in: Toronto, ON by Michelle. Little covered path between Jane subway and Bloor West Village.
Further north, just off of Jane - new garden plots being added by the City of Toronto at Jane and Woolner allotment garden. Get in touch with Parks & Rec if you're interested. There are a bunch of dedicated gardeners here. The more the merrier!
urban gardening
Mmarie m’avait signalé des tee-shirts uuuuuuuuuuuultra fins et souples et confort chez Promod, j’ai enfin eu le temps d’aller les voir.
Verdict : ils sont absolument parfaits, géniaux pour porter sous autre chose (une robe, par exemple), exactement le genre que j’adore et que je porte tout le temps. 50% modal / 50% coton (j’ai une [...]
CLIQUEZ SUR LE TITRE POUR ACCEDER AUX COMMENTAIRES.Elixir Regard Eclat Sérum Défatigant Qiriness : j'adore l'idée d'avoir un sérum rien que pour les yeux
Hydra Eye Zone crème lissante contour des yeux Rexaline : Je l'ai racheté, pour moi il n'y a pas de meilleur signe que j'aime un produit ;-)
Advanced Night Repair Estée Lauder : je veux savoir si ce truc marche sur moi !
Crème super revitaliseur absolu Bio Performance Shiseido : mmmmmmmmmmm !!
J’ai une pensée pour toutes celles qui vont supporter de nouveau les bonnes vieilles blagues de beauf traditionnelles pour cette journée qui, rappelons-le, n’est pas la “journée de la femme” comme on le résume un peu partout mais “la journée internationale des droits des femmes” ce qui est quand même sensiblement différent.
À cette occasion, je vous ai concocté de magnifiques points “blagues de beauf” à imprimer, découper et distribuer autour de vous à chaque mauvaise plaisanterie. Celle (ou celui) qui parvient à en distribuer le plus aura gagné toute mon estime.
L'info a été officialisée au Salon de Genève : le constructeur automobile chinoisBYD a déclaré se préparer à lancer en 2011 deux véhicules électriques sur le marché européen. Le premier, appelé e6, sera 100% électrique ; cette berline familiale de 5,55 mètres de long pèsera 2,29 tonnes, batteries obligent, et offrira une autonomie de 330 kilomètres. Une technologie « révolutionnaire » selon le constructeur : « Grâce à l'utilisation de la batterie Fe, le modèle e6 atteint un cycle de chargement …
Souvenez-vous : le 29 décembre 2009, le Conseil constitutionnel a censuré la taxe carbone sur les rejets de CO2 en France (considérée comme injuste). Du coup, elle n'est pas entrée en vigueur au 1er janvier 2010. Le président Nicolas Sarkozy, vexé par cette décision, a alors dit qu'il arriverait à la faire passer plus tard cette année... Le gouvernement français n'a pas dit son dernier mot : il s'exprime de nouveau à ce sujet en ce moment. Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a même…
A Vaulx Jazz 2010
Le Festival qui ouvre la saison revient. Un bon moment inéluctable pour Lyon et sa région. L'annonce intrinsèque de quelques bons concerts pour conjurer les giboulés piégeux de la fin de l'hiver lyonnais.
L'équipe du festival de jazz hébergé par le centre Charlie Chaplin propose cette année encore quelques magnifiques dates. La programmation des concerts proposés par à Vaulx Jazz est disponible intégralement.
Concert à ne pas manquer
Pour notre part nous ne pouvions passer sous silence une soirée énorme. Omara Portuondo, la diva de Cuba sera précédée sur scène par l'Argentin Daniel Melingo et son tango abrasif de dur à la peau tendre. Ces 2 concerts le même soir, c'est presque un peu dommage.
Une paire d'artistes que l'on a suivi ici. Omara Portuondo nous a régalé en 2008 avec Gracias. Quant à Melingo, il n'en finit plus de faire chavirer les coeurs, les notres en premier ; on peut l'avouer sans honte.
Filastine en 2009
L'année dernière Filastine a sorti un album, Dirty Bomb. Un album dense. On l'a croisé à Lyon cet été ; il nous a fait signe à l'occasion du soundswarm de Copenhague, sommet de l'échec de la capacité à prendre une décision pour le bien de tous.
Bref je m'éloigne de Filastine. Ce dernier après s'être fait volé son laptop au Danemark est de retour avec Extra Dirty Bomb, EP de remix et un mix. Un vrai dj set de Filastine qui nous avait plutôt habitué à livrer des lives. C'est donc une chouette nouvelle qu'un vrai DJ set de cet orfèvre.
Pour ne rien vos cacher je partage 100% l'avis de Rupture : this is my fav Filastine mix to date. Régalez-vous.
Extra Dirty Bomb, l'EP de remix propose quelques relectures fameuses, signées de quelques gars sérieux pour ceux que je connais. Vous trouverez par ex. Cardopusher, Jahcoozi ou Maga Bo.
En 2009, Filastine est aussi passé par le café de la Danse à Paris. En bonus Fitnah morceau qui continue à m'habiter, en live. Big up Paname Dutty Artz soldiers.
Lu sur Padreblog à propos de la revalorisation de l'IVG :
"Madame Bachelot, Ministre de la Santé, vient de révéler la mesure ?phare? qu?elle souhaitait prendre à l?occasion de la Journée de la Femme. J?étais plein d?espoirs, en espérant une mesure pouraider les femmes seules qui élèvent des enfants, dont le boulot ne suffit plus à assurer le minimum, et qui sont durement touchées par la crise... une mesure pour protéger plus efficacement les femmes battues ou violentées... une mesure pour encourager celles qui font le choix parfois héroïques de garder leur enfant, alors qu?elle sont enceintes dans des situations difficiles... une mesure pour reconnaître le travail réel des mères au foyer, leur assurer un salaire, qui permettrait à chaque femme de pouvoir réellement choisir de travailler ou de rester auprès de ses enfants. Eh bien rien de tout ça...
Madame BACHELOT a annoncé... l?augmentation du salaire des médecins avorteurs ! Vous avez bien lu. Aujourd?hui, journée de la femme, madame Bachelot a souhaité que les IVG soit mieux rémunérées... c?est à vomir.
Vous comprenez, de moins en moins de médecins souhaitent faire des avortements. Effectivement, ils ont souvent voulu être médecins pour sauver des vies, et non pour en prendre. C?est guère enthousiasmant de faire un tel boulot. On ne doit pas bien dormir tous les jours. On finit quand même par se dire qu?on a du sang sur les mains, et la détresse de toutes ces femmes qu?on a pas réellement aidées. Et puis, les cliniques étaient déficitaires sur ce coup là : ça rapportait pas assez, alors on ferme....
Alors les ?pro-IVG? hurlaient : ça devient difficile d?avorter en France ! ( 250.000 par an, quand même... mais ça ne semble pas leur suffire ).
MadameBACHELOT a trouvé un moyen efficace : on va mieux payer ces médecins. Non plus 300 euros mais 450 euros ?le forfait IVG?
Je suis écoeuré. La seule chose qu?on parvient à inventer, pour la journée de la femme, c?est de mieux payer ceux qui vont les plonger dans l?horreur, au lieu de les en dissuader.
450 euros...30 deniers... le prix du sang. le prix d?une vie.
Honneur à ceux qui ne se feront pas achetés ainsi.
Bienheureux ceux qui aideront ces femmes en détresse, parfois au prix de leur carrière.
Le porte-parole du ministère des affaires étrangères françaises, Bernard Valero, s'est exprimé à propos de l'affiche du FN suite à la protestation "officielle" du gouvernement algérien en déclarant :
"Les autorités algériennes ont fait part hier de leurs protestations légitimes quant à l'usage extrêmement choquant qui est fait du drapeau algérien"
Au contraire, le FN considère que "Paris se couche devant Alger". Il est vrai que le communiqué de Bruno Gollnisch, Vice-Président exécutif du FN en charge des affaires internationales, est plus courageux :
"L?intervention du gouvernement algérien dans la campagne politique française, sommant le gouvernement français d?interdire l?affiche du Front National de la jeunesse est proprement stupéfiante.
Ce n?est tout de même pas, on l?espère, le slogan « Non à l?Islamisme » qui choque ce gouvernement : quand les islamistes avaient gagné le 1er tour des premières élections libres du pays fin 1991, il les avait carrément mis en prison, et annulé le deuxième tour, sans parler de la guerre civile sanglante qui s?en suivit !
S?indigne-t-il de l?utilisation d?éléments de son drapeau frappant une carte de France ? Mais c?est le tee-shirt fièrement arboré par de jeunes originaires de ce pays dans les rues de Marseille ! Que dirait-il si en Algérie, on arborait un vêtement aux frontières de l?Algérie frappées du drapeau français ? Le gouvernement algérien était plus discret lorsque une foule de ses amis a décroché le drapeau français du fronton de la mairie de Toulouse pour le brûler et y substituer le sien.
La vérité, c?est qu?un nombre croissant de Français en ont assez que certains de leurs hôtes, étrangers ou Français de papier, prétendent vivre selon leur loi, puis les imposer au voisinage, comme c?est le cas dans des endroits qui vont aujourd?hui du fast-food à la piscine, en passant par les hôpitaux, et bien d?autres encore.
Dans le domaine international comme dans d?autres, la réciprocité est la condition de relations harmonieuses. L?Algérie est indépendante de la France. Elle doit admettre que la France entend rester indépendante de l?Algérie. C?est bien le moins."
OGM, salon de l?agriculture et maintenant nucléaire, sur trois sujets récents, les prises de positions de Nicolas Sarkozy ont de quoi choquer et décevoir la mouvance écologiste. A quelques jours des élections régionales, le pari est dangereux.
Sarko, faux écolo
Quand la Commission européenne décida voici 8 jours d?approuver l?autorisation de distribution par l'Agence Européenne de Sécurité des Aliments d?une pomme de terre génétiquement modifiée par le laboratoire BASF, la France est restée étonnamment silencieuse. Alors que l?Autriche et l?Italie annonçaient immédiatement qu?elles interdiraient cette commercialisation sur leur territoire, les autorités françaises se réfugièrent derrière l?avis attendu du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), un collège d'experts créé en 2008. . Les arguments, justifiés ou pas, contre cet OGM sont pourtant nombreux : l?opinion française est défavorable aux OGM ; les analyses fournies sur cet OGM n?ont pas été réalisées de façon indépendante ; des croisements de pommes de terre sans manipulation génétique procurent déjà à ce légume de belles protections. De son côté, BASF se montre prudent, après un lobbying efficace auprès des autorités européennes: « Quatre pays ont indiqué être intéressés par cette pomme de terre génétiquement modifiée destinée à la production d?amidon pour l?industrie. Il s?agit de la Suède, de l?Allemagne, de la République Tchèque et des Pays-Bas. Ce projet ne concerne donc pas la France » a expliqué son responsable environnement dans les colonnes d'un site favorable aux semenciers, animé par Gil Rivière-Wekstein. Ce dernier s'est fait connaître en dénonçant les attaques contre les OGM.
Samedi matin, Nicolas Sarkozy s?est enfin rendu au Salon de l?Agriculture, quelques heures avant sa fermeture. Lors de sa table ronde, dans une cabine marron à l?écart du public et avec certains représentants de la filière, le Monarque eu cette phrase malheureuse à propos des contraintes environnementales imposées à l'agriculture française : «Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire». Il a ainsi défendu que les normes environnementales ne soient pas plus dures contre l'agriculture française qu'ailleurs en Europe. Le minimum européen, pas plus ! «Le maître mot, c'est le pragmatisme». Sarkozy plante-t-il le Grenelle de l'Environnement, s'est demandé le quotidien Libération. Son ministre du développement durable est venu à la rescousse de son patron, dimanche sur RTL: «Il ne nous a jamais lâchés sur aucun sujet. C'est même toujours lui qui nous a poussés à aller plus loin» a expliqué Jean-Loui Borloo. Mais du côté des associations qui ont participé au Grenelle, la petite phrase du Monarque ne passe pas. Le Docteur Folamour
Lundi 8 mars, le président français a prononcé un vibrant plaidoyer pour le développement du nucléaire civil. Il ouvra à Paris une conférence internationale sur l'accès au nucléaire civil organisée par la France.
Depuis son élection en mai 2007, Nicolas Sarkozy a usé et abusé de diplomatie atomique. A chacune de ses visites à l?étranger, il a tenté de promouvoir la filière nucléaire française, et sans se soucier de la stabilité politique des pays concernés, et encore moins de leur régime démocratique : la Libye, l'Algérie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Arabie Saoudite, Abou Dhabi, l'Egypte, et même l'Iran ont droit au nucléaire civil, surtout s'il est français.
Or le nucléaire est une énergie qui pose de nombreuses questions. On ne se remet pas d?un accident de centrale. On ne sait pas recycler les déchets. On contrôle mal les adaptations militaires de la technologie civile. Et on oublie souvent que l?énergie nucléaire ne provient pas d?un miracle. Il lui faut de l?uranium, un minerai précieux qu?il faut dénicher, extraire et contrôler dans des pays en voie de développement.
Pourquoi Nicolas Sarkozy insiste-t-il autant ? Primo, la France a des atouts en la matière. Ses entreprises (AREVA, EDF) sont très bien placées. La seule AREVA représente 75 000 collaborateurs et 15 milliards d?euros de chiffre d?affaires. Le président, comme tous les présidents français, aime défendre les champions nationaux. Ensuite, le Monarque croit avoir trouver une issue idéologique à un modèle intenable : l?épuisement des ressources naturelles, et les enjeux de pollution qui l?accompagnent, ont décrédibilisé au moins partiellement la perspective d?une croissance économique sans limite. Depuis un an, Sarkozy tente d?être offensif contre le spectre de la décroissance. Il avait confié à Chantal Jouanno, son ancienne conseillère à l?écologie devenue secrétaire d?Etat en juin dernier, le soin de poser les bases de ce que devrait être l?écologie et le développement durable version UMP. Lundi à Paris, il a rappelé sa (déjà) vieille thèse : « Les idéologies de la décroissance sont des idéologies égoïstes qui veulent maintenir les pauvres dans la pauvreté ». dans ce combat, il croit que la promotion du nucléaire lui permet d?éviter toute remise en cause du modèle économique sous-jacent, tout en répondant à la question de l?épuisement des énergies fossiles : « L'énergie nucléaire, couplée aux énergies renouvelables, est seule à même de préserver le climat et doit être développée hors du club de pays riches qu'est l'Organisation de coopération et de développement économiques ».
Le voici donc qui demande à la communauté internationale de se mobiliser pour la propagation du nucléaire dans le monde : « La situation actuelle revient, en fait, à condamner les pays à une énergie plus chère et plus polluante». a-t-il dit. « Exigeons que la Banque mondiale, que la BERD, que les banques de développement s'engagent résolument dans le financement d'une énergie nucléaire civile propre. » Au prix d?une immense confusion affirmée avec leculot monstre dont il a le secret, il n?hésite pas à assimiler le nucléaire aux énergies renouvelables. Aurait-il trouvé une solution au recyclage des déchets ?
Au passage, le Monarque a voulu donner un coup de pouce à la filière française, plantée en janvier dernier par les Emirats Arabes Unis qui lui préférèrent un consortium coréen pour la construction de ses futures centrales: « aujourd'hui, le marché ne classe que selon le critère du prix ». A relire l?histoire de cette échec français, Abou Dhabi a pourtant considéré que la sécurité était équivalente entre les deux projets français et coréen. L?EPR, le fleuron national que la France tente de vendre à l?étranger, pâtit surtout de son prix prohibitif, assorti de ses retards de fabrication dans ses deux seules implantations (3 milliards d?euros de surcoût en Finlande). Sans parler de la critique récente des autorités de régulation française, britannique et finlandaise sur ses normes de sécurité.
Communiquer sur le monde de l'entrepreneuriat n'est pas chose facile et pourtant, depuis hier, une vidéo réalise un véritable carton outre-manche. La société GrassHopper.com a utilisé la musique comme vecteur de communication en parodiant l'une des chansons phares de ces derniers mois : "Empire State Of Mind" de Jay-Z(feat. Alicia Keys). Grasshopper est en réalité une solution dédiée aux entrepreneurs, elle rend ainsi hommages aux "new dorks" (les pauves mecs) et aux geeks. Ce sont nous eux qui sont les plus tendances et qui dirigent ce monde! Une bonne campagne sans trop de moyen
Now Im in the blogosphere, Now I'm in the twitterverse
Fans get so immersed, But I'm a nerd forever
I'm the new Zuckerberg, And since my website
I been cookin dough like a chef servin killa-bytes
Used to be the basement, Back at my mom's place
Buildin web traffic so that we could sell an ad space
Make way for the, One man businesses
Bail outs finished with, White collar criminals
New sega genesis, Entrepreneur time
Makin big plans, To dominate the online
Yeah, I'm on YouTube, this is one man
Sharin' google revenue, With songs on my webcam
Science is the new art, Databases day to day
Geeks spreadin' sheet smarts, Hustle, make the data pay
I could be in Valleywag plus Geekologie
Tell from my avatar, That I'm most definitely
The New Dork,
Social networks - what dreams are made of, There's nothing you can't do
Now you're the New Dork
This V.C. money is brand new, The geek is now damn cool
Let's hear it for new dorks, new dorks, new dorks
Catch me up in Techcrunch, Right on the homepage
Hell, I'm on Gizmodo, In a photo bout a phone craze
And Im up in Mashable, weekend trip to New York
Bar pitty, 1oak, parties full of New Dorks
Now I'm pitchin business plans, From the backs of napkans
Micro-lend to Africans, Monetize Kazakastan
Catch me up on linked-in, Dog, C.E.O.
You can see where I be, With the I.P.O.
Now I'm up in skinny jeans, Now a hipster's lurkin'
Used to be a reject, But now I'm steady jerkin'
Now my glasses mainstream, Now the girlies eyein me
Popular kids copy me, The new swag is irony
Comin' from the small time, Girls couldn't find me
Now I scale models, Like I climb on top of Heidi
Start big trends, with tweets that I pass on
You should follow me, cuz I'm friends with Ashton
CHORUS
La scène se déroule dans le métro new-yorkais et plus précisément dans la station de Time Square. Un groupe lance un classique des beatles, le fameux "Hey Jude" et le succès est au rendez-vous.
L.e lipdub, à bien y regarder, c’est un peu le zombie des temps modernes : Alors que la civilisation croit que c’est mort et enterré, ça ressuscite régulièrement, quand bien même personne n’a rien demandé.
Mais, outre que le concept ait été exploité jusqu’à la moëlle par des partis politiques, des entreprises en faillite et des vendeurs de lait de soja (le saviez-tu, il existe même un festival de la chose), pourrait-on enfin se dire que c’est simplement une mauvaise idée de communication et de séminaire d’entreprise ? Parce que bon, voir les membres du gouvernement se tortiller le l’arrière train pendant que des jeunes bien coiffés foutent le bordel en première classe, c’est déjà suffisamment éprouvant pour qu’on ai pas besoin, en plus, d’admirer les gentils employés sous motivés d’un Mc Do mimer les bronzés entre les friteuses et le stand de préparation des nuggets, sous l’oeil fasciné des 7 clients présents et d’un directeur épris d’humoristes morts.
Ou encore toute la dynamique équipe du conseil général de la Marne subir un rite initiatique d’un autre âge sous la baguette sévère mais juste de Richard Gotainer (oui, l’intermittent, vidéo dans le permalien).
Non, franchement, rendez un service à vos contemporains, arrêtez les LipDubs. Pitié. Faites un stage de karting, de saut à l’élastique ou de char à voile sur la plage de Quimper. En plus, ça fait vivre l’économie locale. Allez, tout le monde en maillot de bain, même Marie-Solange, de la compta. Mais posez cette caméra. Et gardez ça pour l’album photo sur la table de la cafet’. Merci.
Pour ceux qui viendraient de se réveiller d’une trop longue période d’hibernation, les Oscars, c’était hier soir avec le lot habituel de “fantaaaaaastic“, “maaaarvelous“, robes douteuses et comiques approximativement sur le retour (mais au moins, ils ont évité ça)
Bref, comme le veut la tradition, c’est l’occasion pour les gars de College Humor de ressortir une petite salve des “Honest Movie Titles“, ou comment rendre des affiches aussi limpides qu’un dialogue de Walker Texas Ranger à coup de Photoshop.
La suite est sur College Humor, avec les 10 films retenus pour l’Oscar suprême.
On le sait, l'innovation n'est pas toujours technologique. Voici une innovation d'usage, dans le métro/RER parisien. Auparavant, les tubes d'acier pour se tenir étaient de simples barres verticales. Maitenant ils sont divisés en trois (on voit nettement la soudure), permettant, avec[...]
L’École régionale des beaux-arts de Valence organise le jeudi 10 mars 2010, deux tables rondes sur la contribution du design graphique aux pratiques et apprentissages des savoirs dans la culture numérique.
À cette occasion, Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) participera à la rencontre autour du thème : « Production et diffusion des savoirs en ligne. »
« En entrant dans l?ère de l?informatique en réseau, le livre semble appelé à devenir de plus en plus réinscriptible. Il n?est plus seulement séquentiel, il est aussi réticulaire. Il se pare de multiples couches, un ensemble d?informations ajoutées par des dizaines de métiers différents, qui participent à une vaste entreprise d?enrichissement documentaire, et par des auteurs secondaires qui, par leurs inscriptions, contribuent, à toutes les étapes, à enrichir la grille de lecture du texte. Ce livre inscriptible, c?est le Read/Write Book. »
Pratiques de lectures dans la culture numérique : contribution du design
Deux questions, deux tables rondes, une journée
Les technologies numériques sont des technologies d?écriture. En tant que telles elles constituent, comme l?invention de l?écriture elle-même il y a 5000 ans, une extension sans précédent de notre cerveau et, ainsi, de nos possibilités cognitives.
Grâce à elles, jamais les hommes n?ont possédé autant de possibilités d?étendre les savoirs et leurs capacités d?agir ; jamais nous n?avons disposé d?autant de moyens pour satisfaire notre volonté de connaître et de comprendre. Lire la suite…
« Le Printemps des Sciences Humaines et Sociales » organisé par la Maison des Sciences Humaines et Sociales (MESHS) à Lille aura pour thème cette année les « SHS 2.0 : objets et pratiques numériques ».
Dans le cadre de cette manifestation, Marin Dacos, directeur du Cléo interviendra aux côtés de Renaud Limelette, chef de projet du portail Fontes Historiae Iuris, Cynthia Pedroja, Chargée des ressources documentaires numériques à la MESHS et Stéphane Pouyllau, Responsable du pôle Digital Humanities au TGE Adonis et du Centre national pour la numérisation de sources visuelles (CN2SV) dans un séminaire consacré aux Digital Humanities. La séance sera introduite et menée par Gabriel Galvez-Béhar, Maître de conférences en histoire à l?Université Lille 3 (laboratoire IRHiS), responsable scientifique à la MESHS.
L?intensification des usages des technologies de l?information et de la communication bouleversent les sciences humaines et sociales. Si ces pratiques constituent un terrain d?enquête et d?analyse, elles rencontrent également celles des chercheurs en SHS. Avec le développement du micro-ordinateur et avec l?essor d?Internet, de nouvelles possibilités techniques sont mises au service de la recherche et redéfinissent en même temps les manières de faire, voire transforment les communautés savantes elles-mêmes.
Ce constat est au c?ur des Digital Studies qui se développent outre-Atlantique depuis plus d?une dizaine d?années et dont le but est d?intégrer les nouvelles technologies aux pratiques de recherche et d?enseignement en SHS. Les humanités numériques jouent désormais un rôle fondamental dans la constitution et la conservation des données ; elles transforment le rapport aux sources, dont la démultiplication nécessite de nouveaux modes de critiques. L?usage des nouvelles technologies intervient également dans la production des connaissances, qu?il s?agisse d?analyse textuelle, de système d?information géographique ou de simulation statistique. Enfin, les humanités numériques jouent aussi un rôle important dans la diffusion des savoirs. L?émergence de l?édition électronique transforme l?économie de l?argumentation mais aussi les modes de validation des connaissances. Lire la suite…
Ce séminaire est ouvert au public et a lieu le lundi 22 mars 2010 de 15h à 18h/ MESHS – Espace Baïetto / 2 rue des canonniers – Lille
Présentation du « printemps des Sciences Humaines et Sociale »
L’importance croissante des données numériques et de leur échange (qu’il s’agisse d’images, de textes, de vidéo, de musique ou de quelque autre « data ») a donné à l’ordinateur individuel, ou au serveur de données, une place prépondérante dans l’économie de la recherche, tout comme dans notre rapport individuel à l’information et au savoir. Sans micro-ordinateur, point de salut. Après avoir bénéficié de l’aide à l’écriture par le biais du traitement de texte, le chercheur dispose aujourd’hui d’un outil de traitement du savoir. Cet outil ordonne, classe, échange, propose, parfois impose des formats. Le numérique est un fait, il remodèle le paysage du savoir, de son apprentissage et des méthodes qui y donnent accès.
Devant notre écran, nous croyons disposer d’un assistant ; d’aucuns pensent que nous avons trouvé un maître (un maître autoritaire) car son action est parfaitement diffuse et continue, parfois tellement omniprésente qu’elle en devient presque invisible et finalement naturelle. Pour avoir sur lui un semblant de maîtrise, il a fallu apprendre des gestes (utiliser des menus, enregistrer, se connecter, envoyer un courriel, ouvrir et redimensionner une image) comme on a appris jadis à lire, compter ou écrire. La pratique de l’outil, si alerte soit-elle, ne nous renseigne cependant pas sur sa nature technologique ou son mode de fonctionnement. Nous utilisons une technique, peut-être même un savoir, si l’on considère que l’informatique est fille des mathématiques, sans toutefois le connaître (à moins d’être informaticien) pour faire progresser ou soutenir le nôtre. Que devons-nous donc penser de cette nouvelle interdépendance des savoirs ?
La Maison européenne des sciences de l’homme et de la société (MESHS), en consacrant son deuxième Printemps des SHS au thème du numérique, s’est proposé de mener une réflexion sur ce qui apparaît à certains comme une révolution. Dans quelle mesure l’informatique (l’ordinateur, pour ne citer que cette machine numérique) intervient-elle dans les processus de recherche ? Jusqu’où les objets d’étude eux-mêmes s’en trouvent-ils modifiés, voire redéfinis ? Dans quelle mesure aussi, et pas seulement au sein des seuls champs disciplinaires des sciences de l’homme et de la société, le numérique réorganise-t-il certains aspects de nos pratiques sociales et culturelles ? (…)
En réunissant des chercheurs d’horizons divers, le Printemps des SHS 2010 entend nourrir une réflexion interdisciplinaire qui rompe avec des questionnements souvent sectoriels sur des pratiques et des objets pourtant omniprésents. Lire la suite…
Le Printemps des SHS 2010 se déroulera en quatre semaines, introduisant quatre volets différents :
L’informatique : un nouveau langage pour un nouveau savoir ?
La norme, le droit et la régulation
Le document et l’immatériel
Accès, interactivité et réseaux sociaux
Les manifestations sont ouvertes à tous. L’entrée y est libre, dans la limite des places disponibles. Une inscription est recommandée.
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Advanced Night Repair Estée Lauder : je veux savoir si ce truc marche sur moi !
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J’ai une pensée pour toutes celles qui vont supporter de nouveau les bonnes vieilles blagues de beauf traditionnelles pour cette journée qui, rappelons-le, n’est pas la “journée de la femme” comme on le résume un peu partout mais “la journée internationale des droits des femmes” ce qui est quand même sensiblement différent.
À cette occasion, je vous ai concocté de magnifiques points “blagues de beauf” à imprimer, découper et distribuer autour de vous à chaque mauvaise plaisanterie. Celle (ou celui) qui parvient à en distribuer le plus aura gagné toute mon estime.
En ce samedi encore hivernal, j’ai une pensée émue pour Nicolas Sarkozy, qui n’a pas la même réputation “gastronomique” que Jacques Chirac et qui s’est sacrifié très tôt ce matin à l’indispensable visite du salon de l’agriculture et à ses nombreuses dégustations.
25% de moins d'ici 2025, 50% d'ici 2050 : les objectifs de réductions d'émissions de CO2 de la British Airways sont ambitieux, et il fallait pour y parvenir mettre au point un plan d'action non moins audacieux. La compagnie ainsi récemment annoncé avoir conclu un partenariat avec Solena, une entreprise spécialisée dans la biomasse et les énergies renouvelables. Les deux entreprises prévoient de construire une usine spécialisée dans la production de biokérosène élaboré à partir de déchets…
J'ai pu voir le Concept électrique BMW ActiveE pendant les journées presse du Salon de Genève 2010. A l'occasion de cet événement auto suisse, le directeur des ventes et du marketing du Groupe BMW Ian Robertson a dit au journal auto américain "Automotive News" qu'environ 700 exemplaires de la BMW ActiveE seront proposés à la location l'année prochaine dans le cadre de tests en conditions réelles (les clients seront triés sur le volet). Près de 200 BMW ActiveE devraient débarquer aux Etats-Unis, …
Christian Vannesteest intervenu le 24 février dernier devant la Commission des Lois de l?Assemblée nationale qui examinait la proposition de loi socialiste visant à accorder le droit de vote et d?éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l?Union Européenne résidant en France. Extraits :
" Cette proposition de loi est une trahison de l?esprit de 1789. Si la Constitution de 1793 a pu aller dans le même sens, c?est parce que 1793 correspond au dérapage de notre Révolution et à la transformation de la démocratie libérale en un régime totalitaire : la Terreur.
Vous avez évoqué la démocratie et la République comme si ces deux notions appelaient naturellement le vote des étrangers. C?est tout le contraire ! La République, c?est la cité, c?est-à-dire l?ensemble des citoyens, par opposition à ceux qui ne le sont pas. Ces citoyens sont définis par le fait qu?ils visent un bien commun, qui n?est pas un bien universel, mais le bien de la République. Quant à la démocratie, elle renvoie au peuple, au demos, qui n?est pas l?humanité !
Ce n?est pas par hasard que la Déclaration de 1789 distingue l?homme et le citoyen (...) Sans même vous en apercevoir, vous êtes en train de dresser un obstacle à l?intégration des étrangers, en leur promettant qu?ils auront les droits des autres résidents sans avoir besoin de vouloir devenir français. La distinction entre l?homme et le citoyen est un appel à devenir citoyen, donc à s?intégrer (...)
Enfin, justifier le vote des étrangers par le fait qu?ils participent à la vie économique, c?est revenir à l?idée du suffrage censitaire. Pour ma part, je préfère défendre une conception digne de la démocratie : est citoyen celui qui en a les droits parce qu?il le veut et qu?il le mérite."
Extrait du communiqué du PCD de Christine Boutin :
"Sabine Faivre, Secrétaire Nationale vie, famille, santé dénonce l'incohérence de cette mesure. En effet, ce n'est pas en revalorisant le forfait IVG que l'on luttera contre le nombre élevé d'avortements dans notre pays. Cette mesure risque donc de contribuer à favoriser la pratique de l'avortement et non à la prévenir.
Le Parti Chrétien-Démocrate, par la voix de son Secrétariat National, réaffirme que l'avortement reste un drame et un échec pour la société toute entière (...) Des chercheurs, médecins et psychiatres, ont déjà commencé à publier des résultats édifiants, particulièrement sur le syndrome post-traumatique lié à l'IMG. Les conséquences de cette pratique doivent faire l'objet d'une évaluation par les politiques publiques. Le PCD demande que des crédits soient alloués à ce type de recherche, afin de développer les meilleurs outils d'accompagnement pour les femmes confrontées à l'avortement, pour lesquelles aucune prise en charge spécifique n'est aujourd'hui proposée."
Quelle tristesse, n'est-ce pas, de voir l'intelligence présumée d'un homme se noyer dans l'amertume et se perdre dans la plus simpliste, quoique véhémente critique... Mais loué sois-Tu en revanche Seigneur pour Leclerc et Trouiller !
Le premier cite un Ratzinger taquin qui, pour qualifier les écrits de Küng, trouva ce mot : "des courbettes !". Courbettes à qui ? Mais à l'opinion ! Mais aux medias ! Les interventions d'Hans Küng répondent à une figure médiatique si classique qu'elle en est tuante : l'insider, l'initié, le traître, peut-être. En politique, vous avez eu un temps Besson, aujourd'hui dévalorisé. Mais vous avez encore Villepin. Pour l'Eglise, les specimens sont identifiés de longue date et font d'ailleurs une belle carrière : c'est Christian Terras et Hans Küng. L'un et l'autre continuant à se dire catholiques malgré des désaccords majeurs et des comportements peu empreints de la fraternité qu'on attend, ils font le miel des journaux télévisés et de la presse.
Hans Küng s'offre ainsi une belle séquence médiatique, avec ce pontificat de Benoît XVI. L'Express, Le Monde (par trois fois - je ne reviendrai pas sur son article d'octobre dernier, ni sur son précédent), La Vie : les kungeries se vendent bien. Le Cardinal Sodano regrettait déjà l'an dernier une "critique amère" quand au contraire,"une critique fraternelle est toujours possible dans l'Eglise, depuis l'époque de saint Pierre et de saint Paul". Et l'on connaît d'ailleurs de grands saints qui avaient surtout fraternellement admonesté l'Eglise. Mais lorsque la critique se fait systématique, fielleuse, pernicieuse et même, nous le verrons, malhonnête, comment l'homme peut-il prétendre incarner une vérité de l'Eglise que trahiraient successivement tous les papes ?
Dans La Vie, qui lui offrait une tribune regrettable il y a moins d'un mois, tout y passait. L'énumération est d'ailleurs telle qu'elle en devient cocasse. Évidemment, il ne faut pas canoniser Pie XII. Mais, encore, Jean-Paul II - qu'il n'appelle que Wojtyla - ne serait pas un saint (il ne l'est d'ailleurs pas encore, mon hansichou). Benoît XVI ? C'est simple, "en Allemagne, on est désormais gêné qu'il soit allemand" et, "comme pape, il a raté tous les tournants". On appréciera l'humilité de Küng qui, lui, les aurait discernés. Il faut dire que Benoît l'aurait "déçu". Quelle blague, quand il est si évident qu'il veut sa peau. C'est excessif ? Alors que nombreux sont ceux, et pas parmi les plus indulgents, à reconnaître l'intransigeance notable de Benoît XVI à l'égard des scandales de pédophilie, Hans Küng se démène comme un vilain diable pour le mouiller. La vengeance est un plat qui se mange froid - c'est à Josef Ratzinger qu'il devrait son interdiction d'enseigner, en 1979 - mais l'esprit de vengeance, là encore, ne le qualifie guère en catholicisme.
Et le voilà qui profite de la sortie du deuxième tome de son autobiographie (on n'est jamais si bien servi que par soi-même, en toute humilité) pour marteler cette idée que Benoît XVI serait spécialement impliqué dans le scandale des prêtres pédophiles. Bien évidemment, L'Express ne pouvait que tendre une oreille complaisante et frétillante à "cette grande figure du catholicisme"1. Il faut croire qu'une fois ne suffisait pas. Dans Le Monde, ces derniers jours, au terme d'un article un brin simpliste et confus, il récidivait :
"Jusqu'à présent, presque aucun évêque n'a reconnu sa complicité2. Pourtant, chacun pourrait arguer qu'il n'a fait que suivre les consignes de Rome. Au Vatican, sur la base du secret le plus absolu, la discrète Congrégation pour la doctrine de la foi a pris en charge tous les cas graves de déviances sexuelles commis par des membres du clergé qui ont, du coup, abouti sur le bureau de son préfet, le cardinal Ratzinger, entre 1981 et 2005. Le 18 mai 2001 encore, ce dernier adressait aux évêques du monde entier une lettre solennelle sur les pénibles manquements ("Epistula de delictis gravioribus"). Les cas d'abus sexuels y étaient placés sous "secret pontifical" ("Secretum pontificium") et classés comme offense relevant d'une punition ecclésiastique."
C'est là qu'intervient Natalia pour débusquer la malhonnêteté qui préside aux propos de Küng. Car le procédé est aisé : voyez comme déjà, d'ordinaire, dans tous domaines, on se reporte peu aux textes évoqués, même lorsqu'ils sont en français. Mais usez de votre autorité et renvoyez à un texte en latin, et vous pourrez sereinement lui faire dire ce qu'il ne dit pas.
Natalia souligne déjà l'incongruité de cette traduction : ainsi "de delictis gravioribus" se traduirait par "pénibles manquements" ? On peut être un calot en latin, et deviner malgré tout que "delictis" a un air de famille avec le bien connu "délit", et que "gravioribus" renvoie à "gravior" (grave) suivi du suffixe "ibus" (vachement). En l'espèce, il apparaît qu'il n'existe pas, en droit canon, de fautes plus graves.
Mais elle est allée plus loin, la coquine, et elle nous livre en exclusivité mondiale sur le web la traduction de ladite lettre solennelle en français. Il en ressort que, loin de prôner un étouffement des affaires, la Congrégation pour la doctrine de la foi a pris en charge personnellement ces cas, traduisant ainsi l'importance qu'elle leur portait, qu'elle n'a d'ailleurs pas fait preuve de complaisance à leur égard, que le secret invoqué n'est que le pendant devant les tribunaux ecclésiastiques du "secret de l'instruction" et qu'il n'interdit en rien la saisine des tribunaux pénaux.
Enfin, il est prévu un report spécial de la prescription jusqu'à la majorité, en cas d'abus sur un mineur : en règle générale, pourtant, pour étouffer des affaires, on est plutôt porté à abréger les délais de prescription.
Ce bon Hans ne recule donc devant rien pour discréditer l'Eglise, impliquer à toutes forces Benoît XVI et Rome en général, alors que d'autres ont relevé comme Benoît XVI avait déjà montré sa détermination contre la pédophilie avant même d'être élu pape3.
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Ce passage n'est qu'un acte de plus dans un article ambigu, par lequel Hans Küng affirme son goût prononcé pour le sens du vent, et du courant, en avançant : "pour lutter contre la pédophilie, abolissons le célibat des prêtres". Ah, on reste sur le cul : Dieu, quelle impertinence (à l'égard du monde) ! Quelle originalité dans le propos ! Il nous fallait bien un Hans Küng pour oser une explication aussi inconoclaste ! Au répertoire des küngeries, elle occupera une belle place.
Il est pourtant vraiment regrettable d'aborder cette question effectivement pénible et douloureuse - et dans la gestion de laquelle l'Eglise a, effectivement, lourdement fauté - par une telle platitude, énoncée de surcroît de façon bien obscure. Car Hans Küng affirme dans le même temps qu'il sait que la pédophilie frappe également dans les milieux exempts de célibat et qu'il faudrait l'abolir, parce qu'elle serait la racine de tous les maux.
Nous sommes d'accord sur le premier point et, comme je l'ai souvent dit, à eux l'honneur : on abolira le célibat des prêtres le jour où le célibat des professeurs aura été aboli ! Parce qu'une simple recherche internet souligne que les occurrences médiatiques de cas de pédophilies par des enseignants sont au moins comparables aux cas impliquant des prêtres. Tenez, le célèbre Vico (pas la purée, le pédophile), était enseignant.
Tant qu'on y sera, on abolira l'obligation du célibat des hommes mariés. Puisque l'abolition du célibat est une telle solution, et dans la mesure où 80% des actes pédophiles sont commis dans le cercle familial, il y a nécessairement quelque chose à faire de ce côté-là.
Mais Hans Küng me laisse perplexe4 car son article part sur des prémisses dont la logique m'échappe. Je vous le fais en quatre temps.
le célibat est à la source : il faut l'abolir.
certes, la corrélation entre pédophilie et célibat n'existe pas.
mais comment expliquer que le problème soit "si massif" dans l'Église ?
il faut abolir le célibat : il est à la source.
Vous l'aurez compris : Küng énonce manifestement un présupposé personnel, voire un dada - il faut abolir le célibat - en se saisissant de la pédophilie, avant de constater que la solution n'en est pas une et de s'en retourner vers la solution qui a le mérite de conforter son présupposé. A croire que l'essentiel serait d'abolir le célibat des prêtres plutôt que de lutter contre la pédophilie.
Reprenons sa question : "Mais pourquoi le phénomène est-il à ce point massif justement dans les Eglises catholiques dirigées par des hommes non mariés ?".
On peut déjà douter de cette affirmation péremptoire. Bien sûr, il ne nous a pas échappé que de nombreux cas se sont présentés. Mais, faute de statistiques fiables, cette spécificité de l'Église catholique reste à démontrer5. Surtout, lorsque Küng s'interroge sur les explications à donner au nombre de cas de pédophilie dans l'Église, on aimerait qu'il fasse un petit effort d'imagination (osons le dire : de réflexion). Au lieu de cela, Küng souligne la difficulté puis s'empresse de faire demi-tour devant l'obstacle, et de revenir à la seule solution qui lui convienne.
Nous poursuivrons, pour notre part. Une première possibilité : si la corrélation entre pédophilie et célibat n'est pas établie, faudrait-il imaginer qu'il y ait, dans la doctrine catholique, un enseignement à ce point pervers qu'il entraîne irrésistiblement certains à faire des trucs aux petits garçons6 ? Ne m'en veuillez pas de ne pas développer : rendez-vous au bistrot, pour ceux que ça motive.
Une autre explication tiendrait dans la nature institutionnelle de l'Église, comme le souligne d'ailleurs Gérard Leclerc. Bien sûr, cela embarrasserait moins l'Église et, pour Hans, c'est fâcheux, mais cela pourrait englober aussi les cas dans l'Éducation Nationale.
On pourrait alors suggérer de dynamiter l'institution. Certains le feront. Mais là encore, je serai taquin : on la dynamitera le jour où l'on aura considéré que la seule solution à la pédophilie dans l'Education Nationale serait de dynamiter l'administration - si ce n'est l'Etat. D'ici là, on se permettra de penser que l'Eglise doit surtout s'organiser pour faire face aux travers de toute institution, dont elle n'a pas su se préserver alors même que l'on attend légitimement davantage d'elle que de l'Education Nationale.
Bien sûr, cette conclusion est moins révolutionnaire. Elle refuse de mettre à profit la souffrance des victimes pour faire avancer son agenda personnel. Elle se défie des courbettes aux medias et des diagnostics expéditifs de l'opinion publique. Elle a le défaut, pour Küng, de correspondre aux efforts que déploie Benoît XVI. Mais si par miracle, elle était juste, on aurait tort de s'en priver.
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Notes
j'ignorais. Mais on ne peut pas tout savoir
Hans Küng semble oublier les démissions fracassantes en Irlande
voir à cet égard, pour un début, les deux références mentionnées plus haut
si je puis dire
ce qui ne signifie évidemment pas que les cas existants, même s'ils ne sont pas spécifiques à l'Église, ne soient pas tristes, douloureux et scandaleux
Si vous en êtes d'accord, vous serez les arbitres. J'ai un léger différend familial avec mon père qui, s'il n'en est pas moins mon père pour autant, a parfois tort. En l'occurrence, il s'évertue à trouver intéressants les plats propos de Claude Allègre. Je crains pour ma part d'y avoir déclaré une allergie.
Bien sûr, cela m'emmerde un peu. Parce que ça me classe notamment avec les écolos et avec un paquet de gens qui croient tenir là, et ailleurs, leur brevet de rectitude morale. Ca me met du côté du Monde, ou de Libération. Contre Valeurs Actuelles. Ca, c'est un peu la honte. Fort heureusement, il reste Marianne, qui me permet de me réconcilier avec l'idée que Allègre, c'est bien de la fumisterie, du poujadisme climatique. Et de me sermonner, vertement : être minoritaire n'est pas nécessairement le gage que l'on a raison. La majorité a parfois raison. Notamment quand j'en fais partie.
Et sur le réchauffement climatique, il faut dire qu'Allègre me brise les noix.
Remarquez, je n'y connais rien en réchauffement climatique. Comme Allègre, apparemment. Comme l'ensemble des personnes avec lesquelles je m'en entretiens soit dit en passant. Comme mon père. Oui, même mon père. Qui n'en est pas moins mon père, notez bien. C'est que, j'ai beau retourner le truc dans tous les sens1, j'ai la grosse impression que tout ceci est affaire de présupposés. Comme tout, me direz-vous. Mais plus que tout, vous répondrai-je. Fermez la parenthèse merde à la fin.
Bon, prenez les libéraux. Ok, Allègre a rejoint Sarkozy. Et l'on se souvient de sa sortie du QG de Sarko, à la dérobée. De son ample et chaloupée démarche, empruntant au Mammouth sa grâce printanière. Mais tout de même, voir Valeurs Actuelles chérir ainsi un ancien ministre de Lionel Jospin, ça vous laisse comme deux ronds de flan. Y'a anguille. Moi, qui ne suis que moi - certes, mais c'est déjà ça2 - je ne peux pas m'empêcher que si les libéraux chérissent Allègre, c'est moins par souci de vérité scientifique, que par allergie à la règlementation. Or voilà, si on laisse l'homme entièrement libre de déterminer son comportement, et si l'origine humaine du réchauffement climatique est avérée, il est probable qu'un jour il jure, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendra plus. Alors de fait, on l'encadre un peu.
Vous me direz : de l'autre côté, c'est le goût de l'Etat, c'est le collectivisme, c'est l'intervention dans ma vie et celle du voisin. Ce serait un méfiance à l'égard de l'Homme. Sans aller, jusque-là, possible, ouais, qu'il y ait une méfiance vis-à-vis de la société de consommation. Un certain goût pour la sobriété.
Alors voilà, sur le climat, malheureusement, on part tous de quelques présupposés. Et, sauf surprise, l'immense majorité d'entre nous est incapable d'appuyer son avis sur une connaissance personnelle. Cela dit, tout de même...
Tout de même, il y a des petites choses, des indices, des éléments infimes mais qui suscitent ma méfiance. Il y a ce ton, cette mise en avant personnelle, mise en scène, auto-représentation en chevalier blanc pourfendant la pensée forcément unique, mise en scène qui dérive lorsque, comme le souligne Jade Lindgaard3, l'homme ne craint pas d'entamer son propos : "nous, les résistants". Et de faire un parallèle avec la résistance au nazisme ou au pouvoir soviétique. Faut-il aimer le burlesque ou n'avoir pas le sens du ridicule pour en arriver là !
Il y a dans tout ce scénario la marque habituelle du complotiste, fier de se draper dans le costume du martyre. Et "l'imposture climatique" de faire écho à "l'effroyable imposture". De renvoyer à ces diatribes contre ceux qui vous cachent tout, ne vous disent rien mais qui, c'est certain, s'organisent dans l'ombre.
Ridicule encore lorsque Dominique de Montvalon lui adresse ces questions empressées :
«Pourquoi? Parce que vous êtes foncièrement rebelle?», «Vous, ils n?ont pas réussi à vous ?normaliser?!», «Vous êtes devenu un véritable ?expert? en climat, ne vous en déplaise!», «Vous êtes décidément l?apôtre de la complexité»?
Faut-il que l'esprit fin soit embrumé pour ne pas discerner là la complaisance et la flagornerie de son intervieweur.
Ridicule encore lorsque celui qui veut incarner la rigueur scientifique définit le GIEC, sa cible directe, l'instrument du grand complot, comme le "Groupement international pour l'étude du climat", alors qu'il s'agit du "Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat" (cf Le Monde). Moins amusante, et révélatrice d'un esprit plus petit qu'il ne voudrait le faire croire, cette pique inutile, déplacée, incongrue et puérile, lorsqu'il évoque
l'"incapacité (congénitale ?) des climatologues à maîtriser certaines méthodes statistiques"
On reprochait à l'article du Monde, le cent-fautes de Claude Allègre, de faire son marché dans les erreurs qui parsèmeraient le livre de Claude Allègre. Mais n'est-ce pas précisément ainsi que procède Claude Allègre avec les travaux de la communauté scientifique ? Pour celui qui veut se parer des vertus scientifiques, n'est-il pas gênant par exemple de présenter comme le résultat d'un vote de "spécialistes américains du climat" celui de présentateurs météos des chaînes de télévision américaines ?
On s'amusera encore de l'aversion proclamée pour le principe de précaution de celui qui déclame définitivement : "un pays qui n'assume pas l'idée du risque n'avance plus. Le risque, c'est la vie", mais qui, lorsqu'il fut décisionnaire et non pas simple commentateur4, provoqua l'évacuation de 76.000 personnes autour de la Soufrière, contre l'avis d'Haroun Tazieff, qui soutenait que l'éruption serait sans danger... ce qui se confirma.
Mais il y a plus substantiel. On pourrait s'étonner que "l'apôtre de la complexité" emploie force comparaisons vulgarisatrices pour faire triompher son point de vue. Comme si finalement, il ne fallait qu'un peu de bon sens dans tout ça. D'ailleurs, il le soutient. Tant qu'à faire. C'est Jean-Louis Fellous (ancien responsable des programmes d'observation de la Terre du CNES et ancien directeur des recherches océaniques de l'Ifremer) qui lui répond :
"Imposture que d'affirmer qu'on peut prévoir, qu'on sait prévoir le climat qu'il fera dans un siècle. (?) On sait, au contraire, que la météo est imprévisible à plus de quatre jours, et parfois moins." Elève Allègre, vous êtes recalé ! Vous confondez (mais vous le faites exprès, je n'en doute pas) la prévision météorologique et la projection climatique. Un médecin serait imprudent de prévoir votre disparition à court terme. Mais il lui est facile d'affirmer que dans un siècle vous ne serez plus des nôtres (moi non plus, d'ailleurs). De même, la prévision déterministe du temps météorologique trouve ses limites dans une fourchette de 4 à 15 jours, selon la latitude. Mais on peut prédire la prochaine glaciation, rythmée par les oscillations de l'orbite terrestre sous l'influence des autres astres du système solaire. (...).
Autres erreurs relevées, lorsque Claude Allègre affirme que les climatologues attribueraient à un critère unique le réchauffement climatique, ou que le changement climatique serait le seul problème auquel l'humanité ait à faire face5.
D'ailleurs, on ne sait plus bien si c'est l'origine humaine ou carrément le réchauffement climatique que conteste Allègre, puisqu'il soutient que "l'on ne sait dans quel sens, finalement [le changement climatique] aura lieu". Mais comme le lui rappelle entre autres Jean-Louis Fellous,
"N'en déplaise à Claude Allègre, il n'y a pas de satellite climato-sceptique"
C'est que contrairement à ce que soutient Claude Allègre, il semblerait bien que le changement climatique soit mesuré, observé et quantifié. Et modélisé, en prenant compte, comme le souligne realclimate parmi d'autres points de divergences, d'éléments dont Claude Allègre affirme pourtant qu'ils seraient négligés :
"Mais il y a mieux : « Comme on ne sait pas bien comment se forment les nuages, on les néglige ! Comme on maîtrise mal le rôle des aérosols et des poussières, on les néglige ! » (p.104) C?est complètement faux. Nuages, aérosols et poussières (comme variations de l?irradiance solaire et éruptions volcaniques) sont tous pris en compte par les modèles actuels. Les modèles qui négligent l?influence de l?augmentation du CO2 n?arrivent pas à reproduire le réchauffement des derniers trente ans, et c?est précisément pour cette raison que le CO2 a été confirmé comme le responsable principal du réchauffement global."
Vous me le direz, pourtant je le sais : je n'ai guère de points d'appui évidents pour justifier ma position - même mon radiateur est un mauvais indicateur - mais au pif, là, je le sens pas. A cause d'une foultitude de trucs qui coincent. A cause d'un boniment qui m'en rappellent bien d'autres, de ces bonimenteurs simplificateurs qui profitent de la complexité du sujet d'étude6 pour fourguer des idées simplistes et fausses. Et mon pif, d'après ma mère, est fiable. Pour sentir les gens, voyez. Alors, d'accord, c'est ma mère. Mais de la même manière qu'une idée n'est pas forcément fausse parce qu'elle est partagée par la majorité, ma mère a parfois raison en ce qui concerne mes grandes qualités. Et pour ce qui est de l'allègre imposteur, j'emprunterai sa conclusion à Jade Lingaard
"Si Claude Allègre a raison, rien de tout cela n?est très grave. Et la postérité lui reconnaîtra peut-être son mérite. Mais s?il a tort ? Il nous fait perdre un temps précieux. En retardant la mise en place de mesures qui permettraient dès aujourd?hui de réduire les gaz à effet de serre, il prend la responsabilité de mettre des vies humaines en péril."
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Notes
je parle du réchauffement climatique, donc, et plus de mon père
pour les incultes, ça commence comme ça : "et moi, moi qui ne suis que moi / entre mendiant et roi / quand je rentre chez moi / je deviens comédien, mes espoirs, mes chagrins / je les laisse en chemin"
attention, vous aboutissez sur le site de la section du Parti Socialiste de l'Île de Ré
oui, oui, comme d'autres
en oubliant l'eau, donc, puisque Claude Allègre aime à se faire passer pour l'un des rares lucides à en percevoir l'enjeu. Et pourtant
comme, tiens, Etienne Chouard et la Constitution européenne
Xavier Bertrand sur CANAL+, Eric Besson dans les colonnes du Monde, deux ténors de l'UMP tentaient l'impossible : y croire. L'un doit assumer la déconfiture prévue de son parti, l'autre est contraint de se cacher depuis que son débat identitaire a été cloturé enterré il y a un mois.
Xavier Bertrand souffre sur CANAL+
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, était l'invité de Dimanche+ sur CANAL+ le 7 mars. Un exercice visiblement difficiel. Dimanche+ est une émission qui réussit peu à Xavier Bertrand, contraint d'avaler les couleuvres des vire-voltes de Nicolas Sarkozy et sa dégringolade dans les sondages.
Il était mal à l'aise, maladroit, et agacé.
Anne-Sophie Lapix : "Qui est le chef de la campagne UMP ? Nicolas Sarkozy ou François Fillon ?"
Xavier Bertrand, sourire coincé : "Il y a une équipe."
Anne-Sophie Lapix : "Mais qui est le chef ?"
Xavier Bertrand, franchement agacé : "Il y a une équipe."
Anne-Sophie Lapix, toujours souriante : "Mais le chef ?"
Xavier Bertrand : "Il y a une équipe. Mais pourquoi vous intéressez-vous exclusivement à cette campagne ?"
Un peu plus tard, la journaliste interroge le faux patron de l'UMP sur la fausse baisse du chômage : "le président s'est il simplement trompé ?"
Xavier Bertrand (agacé) : "on peut aussi dire autre chose ?"
Et il trouve une parade de mauvaise foi : "le parti socialiste ne nous a pas aidé, au moment du plan de relance." C'est une attaque qu'il a servie dans une interview au Parisien le même jour : "Le PS a été incapable de proposer des solutions à la sortie de crise au niveau national, et pas davantage au niveau régional. Je demande donc aux Français de voter contre le Parti socialiste."
Samedi prochain, à quelques heures du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy livrera une grande interview au Figaro Magazine. La manipulation médiatique du scrutin n'a pas de limite. Le